Le premier site d'actualité sur le Tibet

www.tibet.fr

05/12/16 | 14 h 07 min par Rédaction France Tibet

Dolma Tso, jeune Tibétaine, libérée après trois ans de souffrances dans les geôles chinoises.

Dolma_Tso

Notre association France Tibet est heureuse d’apprendre ce 4 décembre 2016, la libération de Dolma Tso, Tibétaine emprisonnée pendant 3 ans, ce dimanche par les autorités chinoises. Elle a été reçue très chaleureusement par ses compatriotes.

15272055_10154413614064818_1832698362334547531_oDolma Tso avait été condamnée à trois ans d’emprisonnement, suivis de trois ans de privation de ses droits politiques, le 3 décembre 2013 dans la préfecture autonome tibétaine d’Aba dans la province du Sichuan (Meruma, canton de Ngaba, province d’Amdo). Elle avait été condamnée pour « homicide volontaire » pour avoir incité Kunchok Tseten à l’auto-immolation.

Kungam, frère de Dolma Tso, avait, à l’époque, déclaré aux médias que la générosité de sa soeur l’avait naturellement poussée à transporter le corps calciné de son voisin Kunchok Tseten dans son véhicule, afin de ne pas l’abandonner. Ce simple acte humanitaire a été déformé pour correspondre aux accusations politiquement motivées du gouvernement chinois.

Dolma Tso s’ en était également expliquée, en signe de protestation aux autorités chinoises, précisant qu’elle n’avait pas été impliquée dans cette auto-immolation. « Je n’ai pas tué Kunchok Tseten. Il est mort de son auto-immolation. Quand je suis venue chercher son corps, il était déjà mort. J’ai simplement levé son corps pour le mettre dans le véhicule. »

Les autorités chinoises ont pour politique de saisir immédiatement les corps des personnes qui se sont immolées par le feu et de ne pas les rendre à leur famille. Amnesty Internationale et d’autres ont lancé plusieurs campagnes pour sa libération.

Dolma Tso a été passée à tabac et torturée pendant les trois années de sa détention. En décembre 2015, les autorités de la prison pour femmes de Chengdu avaient demandé à la famille de Dolma Tso, de donner son consentement pour qu’elle subisse une opération médicale. Dolma avait dans le même temps envoyé une lettre déclarant qu’elle n’avait pas de problèmes de santé et demandait que personne ne signe de documents de consentement en son nom. Il y avait des craintes que Dolma soit soumise à des procédures médicales inutiles qui auraient pu mettre sa santé en danger. Dolma Tso n’a  eu accèsni  à sa famille, ni à un avocat, pendant toute la période de sa détention.

Nous lui souhaitons bon retour dans sa famille.

France Tibet