Le premier site d'actualité sur le Tibet

www.tibet.fr

15/11/16 | 19 h 46 min par RFT et Aurelie Fierla pour Le Figaro

AH NON !!! Surtout pas de « calissons d’Aix made in China »… Vérifions la provenance de nos spécialités et produits du terroir …surtout en cette période de Fêtes et de cadeaux !

China

 

Que seront donc les « calissons d’Aix made in China » … ? Avec quelles amandes ou poudre chimique « arôme d’ amande » ??  Il devient donc nécessaire de rester très vigilant : jouets, vêtements, chaussures, ou banal outillage du bricoleur sont souvent des contrefaçons importées dans des conditions douteuses, comme nous l’avions déjà signalé dans l’article du 4 octobre 2016, dénonçant la  subtile supercherie dépistée dans le logo qui imite quasiment à la perfection celui de la Communauté européenne …

De plus, il a été trop souvent constaté la dangerosité des produits « made in China » : imitations ou véritables produits de marques. En cause : les colorants et peintures, des produits chimiques de substitution, des éléments mal fixés comme les yeux ou les moustaches des peluches responsables d’ étouffement chez de jeunes enfants, pour les cas les plus souvent dénoncés.

 Rappelons-nous le lait en poudre, additionné de mélamine pour plus d’onctuosité,  et maintenant même du riz à base de plastique  …! Oui…oui, vous avez bien lu : une des dernières trouvailles de la chimie chinoise …Rassurez vous : il se reconnait assez facilement car dans l’eau …il flotte … ; dans le tube digestif … nul ne sait encore !

 Pour le business chinois, exporter des produits dangereux, ou tout le moins étranges, ne semble pas poser de questions majeures, mais  importer des produits de qualité « made in France « , réputés pour la qualité de nos matières premières, est hautement apprécié. 

Ainsi Zhang Liang, PDG de Synutra, avait-il salué en français la qualité des matières premières françaises : « c’est ce qui nous donne notre valeur ajoutée sur le marché chinois », lors de l’inauguration de l’usine de nouvelle génération à Carhaix, en Bretagne. Cette usine – véritable étron dans le paysage breton- est spécialisée dans la fabrication de lait en poudre, avec un objectif de  production de 100.000 tonnes de poudre de lait par an,  à destination du marché chinois.

Attendons aussi les prochaines récoltes de céréales prévues dans ces 1700 ha de terres agricoles de qualité, achetées par la Société Hongyang, « à l’insu de la Safer » – comment le croire ? –  «Le but de ce type d’entreprise est d’acquérir un maximum de terres pour les exploiter par des salariés et probablement exporter les céréales», assure Hervé Coupeau de la la FNSEA. «Ils projetteraient d’atteindre 10 000 hectares»**

Notes de la Rédaction 

 Dans Le Figaro :

Les calissons d’Aix menacés par des calissons fabriqués… en Chine

 Des Chinois ont déposé en juin dernier une marque «les calissons d’Aix», provoquant la colère des calissonniers aixois. Ces derniers, en pleine procédure d’IGP, voient en cette nouvelle marque une menace pour leurs tentatives d’exportations de leurs calissons.

Voilà une nouvelle que les fabricants de calissons d’Aix ont du mal à digérer: des Chinois ont déposé en juin dernier une marque «calissons d’Aix». Le nom n’est pas du tout du goût des producteurs de la fameuse confiserie, qui tentent actuellement de développer leur marché à l’étranger et voient dans ces faux «calissons d’Aix» une odieuse contrefaçon qui confondra à coup sûr des consommateurs non avertis. Le dépôt de la marque asiatique tombe d’autant plus mal que l’Union des Fabricants de Calissons d’Aix (UFCA) tente actuellement d’obtenir une Indication Géographique Protégée (IGP) pour protéger ses calissons.

Fraude : 110.000 articles contrefaits saisis à Marseille

Produit inscrit au patrimoine gourmand immatériel de la ville d’Aix, le calisson aixois est protégé depuis 1991 par une marque collective au nom de l’UFCA. Mais cette marque, déposée en France, ne suffit pas à le protéger: à l’instar de nombreux produits régionaux, le calisson ne bénéficie d’aucune protection sur son appellation. On peut donc trouver dans de nombreux points de vente des calissons, fabriqués à Montélimar ou ailleurs en Europe, portant le nom de «calissons d’Aix».

Un cahier des charges stricts a été déposé en 2010

Une demande de mise en place d’IPG avait déjà été déposée en 2002 auprès de l’Union Européenne, mais la procédure n’avait pas abouti: les calissonniers, qui apportent chacun leur touche personnelle à leurs calissons, n’avaient à l’époque pas souhaité qu’un mode de fabrication unique leur soit imposé et avaient posé des recours. En 2010, ils avaient finalement produit un cahier des chargesencadrant la fabrication des confiseries: taille, forme, provenance des ingrédients et quantités, processus de fabrication… absolument tout y avait été défini. Un calisson traditionnel est donc composé d’un tiers d’amandes, d’un tiers de fruits confits (avec 80% de melon au minimum) et d’un tiers de sucre, formant ainsi une pâte nappée de glace royale et disposée sur une très fine couche de pain azyme. L’utilisation de poudre d’amandes est formellement interdite et les melons doivent impérativement être cultivés en Provence.

» Le créateur de L’Occitane se convertit au calisson

Certains producteurs de calissons ont commencé à se développer à l’étranger, comme les Calissons du Roy René, dont on peut déjà acheter les produits à Montréal et qui devrait ouvrir un point de vente à Miami ce mois-ci. D’autres fabricants envisagent d’exporter leurs confiseries en Amérique du Nord, en Asie et au Moyen-Orient. L’IGP, label européen reconnu à l’étranger, permettrait de protéger le calisson en le définissant comme un produit de la région d’Aix-en-Provence uniquement, et apporterait une belle visibilité à la ville d’Aix-en-Provence et à la région PACA.

L’obtention de ce label semble nécessaire quand on sait que de nombreux produits régionaux sont régulièrement soumis à des tentatives de contrefaçons: on se rappelle notamment les vraies fausses herbes de Provence en provenance de Pologne ou les «véritables savons de Marseille» fabriqués à base de graisse animale en lieu et place d’huile d’olive.

En complément et …prémonitoire …

 LE MONDE ECONOMIE | 16.02.2015 à 07h42 • Mis à jour le 16.02.2015 à 17h16 | Par Denis Cosnard (/journaliste/deniscosnard

Bienvenue à l’invasion chinoise !

  • Par Aurelie Fierla
  • Mis à jour
  • Publié
  • A Shanghai, Manuel Valls a joué les séducteurs pour attirer les investisseurs qui s’intéressent de
    plus en plus aux perles de la vieille Europe. Mais en France, le sujet reste politiquement sensible. La
    peur du péril jaune n’est jamais loin.
    LE MONDE ECONOMIE | 16.02.2015 à 07h42 • Mis à jour le 16.02.2015 à 17h16 | Par Denis Cosnard (/journaliste/deniscosnard/)
    La date et l’heure de l’inauguration sont déjà fixées : ce sera le 9 janvier 2016 à 10 h 58. Deux ans
    jour pour jour après le premier coup de pelle, à la minute près. Ce samedi-là, Synutra, un producteur
    de lait pour bébé installé dans la province du Shandong, ouvrira officiellement sa première usine
    hors de Chine. A Carhaix, au coeur de la Bretagne. Autant dire qu’il y aura du bruit, des pétards et
    des feux d’artifice dans ce gros bourg du Finistère qui ne faisait guère parler de lui qu’en juillet, lors
    du festival des Vieilles Charrues.
    Pourquoi 10 h 58 ? « En Chine, ces chiffres sont censés porter bonheur », explique Sylvain
    Deffontaines, le directeur des ressources humaines de Synutra France. En attendant, les tours de
    séchage et les autres bâtiments sortent de terre, sous l’oeil des six responsables chinois qui dirigent
    la construction de cette usine, réplique de leur grande installation de Qingdao. M. Deffontaines, lui,
    recrute les futurs opérateurs. Au moins 200 emplois sont prévus. « Une trentaine de candidats
    viennent de partir pour une formation de 400 heures prise en charge notamment par Pôle emploi »,
    précise-t-il.
    Lire aussi Les Chinois grappillent le vignoble bordelais (/economie/article/2015/02/16/les-chinoisgrappillent-
    le-vignoble-bordelais_4577056_3234.html)
    Si les délais sont tenus, le lait des vaches bretonnes commencera à être transformé en poudre puis
    expédié de Carhaix vers la Chine dans moins d’un an. Cible privilégiée : les parents chinois
    soucieux de la qualité de ce qu’ils donnent à leur bébé, après le lait à la mélamine et autres
    scandales. Zhang Liang, le très francophile propriétaire de Synutra, a déjà promis à ses
    Lancement des travaux de construction de l’usine de fabrication de lait en poudre du groupe chinois Synutra, à Carhaix
    (Finistère), en janvier 2014. Herve RONNE/REA
    coactionnaires que cet investissement de 120 millions d’euros dégagerait des bénéfices dès 2017.
    « Ce n’est qu’un début ! »
    Pour les Chinois, l’année 2015 qui débute le 19 février est celle du mouton ou de la chèvre, signe de
    solidarité, d’harmonie et de calme. Nul doute que ce sera aussi celle d’une nouvelle percée des
    entreprises chinoises en Europe et en France. Grâce au chantier de Carhaix. Mais aussi grâce à la
    spectaculaire acquisition du Club Med par le conglomérat Fosun, conclue le 11 février, à la
    privatisation bientôt bouclée de l’aéroport de Toulouse (/economie/article/2014/12/04/aeroport-de-toulouse-blagnac-l-etatchoisit-
    le-consortium-chinois_4534764_3234.html) au profit d’un consortium chinois, et à d’autres opérations encore
    en projet. Le monde sportif bruit par exemple du possible rachat du FC Sochaux, dont Peugeot veut
    se désengager, par le fabricant de LED Ledus. Et dans la Meuse, un autre producteur de LED,
    Beijing Shenan, vient de signer un accord pour ouvrir une usine de 200 personnes près de Verdun
    d’ici à la fin 2016. Un investissement de 100 millions d’euros.
    « Ce n’est qu’un début ! », prédit Philippe Le Corre, auteur avec Alain Sepulchre de L’Offensive
    chinoise en Europe (Fayard, 200 p., 17 euros). Le mouvement, massif, ne vise pas que l’Europe.
    En 2014, quelque 272 acquisitions ou prises de participation significatives réalisées par des groupes
    chinois ont été recensées par PWC sur l’ensemble de la planète. Un record absolu, à comparer aux
    200 transactions enregistrées en 2013. En valeur, les investissements chinois directs à l’étranger
    ont grimpé de 14 %, à 103 milliards de dollars (90 milliards d’euros), selon les premières estimations
    du ministère chinois du commerce.
    Lire aussi A Châteauroux, une si longue attente… (/economie/article/2015/02/16/a-chateauroux-une-silongue-
    attente_4577059_3234.html)
    « En incluant ceux effectués via des tierces parties, le volume total des investissements avoisine
    même 140 milliards de dollars », souligne le ministère. Sur cette base, les investissements chinois
    hors des frontières auraient dépassé pour la première fois de l’histoire ceux réalisés en sens
    inverse, par des groupes internationaux en Chine, estimés à 120 milliards de dollars. Un
    basculement dont se réjouit Pékin : « La Chine donne du sang neuf à l’économie mondiale pour
    qu’elle évite de s’affaisser », affirme avec emphase la presse officielle. En mai 2014, les autorités
    ont en outre allégé les contraintes sur les investissements à l’étranger, qui jusque-là nécessitaient
    une autorisation préalable dès qu’ils dépassaient 100 millions de dollars.
    Dans cette offensive, l’Europe fait désormais figure de cible majeure. « Le précédent numéro un, Hu
    Jintao, donnait la priorité au développement de l’économie intérieure, d’où le déploiement de
    capitaux en Afrique et en Amérique latine, deux importants pourvoyeurs de ressources naturelles,
    rapporte M. Le Corre. En outre, les entrepreneurs chinois jugeaient les marchés européens trop
    complexes et trop réglementés. »
    « Conquête de l’Ouest »
    A présent, la « conquête de l’Ouest » est clairement engagée. Et la crise qui sévit en Europe offre
    de nombreuses occasions d’intervenir aux chefs d’entreprise chinois. Entre les acquisitions, les
    nouvelles implantations et le renforcement de sites existants, plus de 150 opérations y ont été
    relevées par le cabinet d’avocats d’affaires Baker & McKenzie en 2014, pour un total de 18 milliards
    de dollars. Le double de l’année précédente !
    Une dizaine de transactions ont concerné la France. A commencer par la reprise de la branche
    Entreprise d’Alcatel-Lucent (2 800 personnes) par China Huaxin et l’achat du groupe Louvre Hôtels
    par Jin Jiang International. Quelque 1 100 établissements Campanile, Première Classe, Kyriad,
    Tulip, etc., comptant au total 90 000 chambres, vont passer dans l’escarcelle de cette société
    contrôlée par l’Etat chinois.
    « Historiquement, les investissements chinois étaient le fait d’entreprises d’Etat, intéressées en
    particulier par les matières premières », commente Thierry Charpentier, de PWC. C’est ainsi que le
    fonds souverain China Investment Corporation a pris 30 % des activités d’exploration et de
    production de GDF Suez en 2011.
    Avec l’appui de l’Etat chinois
    Désormais s’y ajoutent quelques entrepreneurs privés, comme Guo Guangchang (Fosun), l’une des
    premières fortunes du pays, ou Zhang Liang (Synutra). Des hommes qui agissent avant tout pour
    eux-mêmes, mais bénéficient de l’appui de l’Etat, donc du Parti communiste, au travers notamment
    des banques publiques chinoises. « Ils s’intéressent à des technologies, des savoir-faire, des
    marques qu’ils vont pouvoir utiliser sur leur marché intérieur », décrypte M. Charpentier.
    Et une troisième catégorie d’investisseurs montre son nez : les fonds d’investissement chinois. A
    l’image de Hony Capital, qui s’est offert en juillet 2014 la chaîne de pizzerias britannique Pizza
    Express.
    Malgré cet essor spectaculaire, la présence chinoise dans l’Hexagone demeure modeste. Le pays
    abrite à peine 250 ou 300 entreprises appartenant à des capitaux de Chine continentale ou de
    Hongkong, pour un total d’environ 15 000 emplois selon l’Agence française pour les investissements
    internationaux. Rien à voir avec les 440 000 Français payés par des sociétés américaines. « Oui, la
    hausse est rapide et les montants deviennent significatifs, mais on est loin d’un tsunami »,
    commente Andre Loesekrug-Pietri, qui pilote depuis Pékin le fonds A Capital, spécialisé dans les
    opérations euroasiatiques.
    Plus problématique, aux yeux de certains : la France peine, semble-t-il, à attirer les investisseurs
    chinois autant que nombre de ses voisins. En 2014, le Royaume-Uni, l’Italie, les Pays-Bas, le
    Portugal et l’Allemagne ont accueilli chacun plus d’investissements chinois que l’Hexagone, selon
    Baker & McKenzie. « Aux yeux des Chinois, la France n’a pas l’image d’un pays industriel et
    technologique, commente M. Le Corre. A l’inverse, ils ont une passion pour l’ingénierie allemande et
    l’immobilier ou la finance britanniques. »
    Ce manque d’attractivité ne joue pas seulement vis-à-vis de la Chine. Selon les statistiques des
    Nations unies, qui prennent en compte tous les flux de capitaux, le montant global des
    investissements étrangers en France ne cesse de chuter depuis sept ans. Il serait même devenu
    négatif en 2014, les entreprises internationales ayant davantage rapatrié de capitaux qu’elles n’en
    ont injecté en France, du fait notamment de la vente par Nestlé d’actions L’Oréal.
    « La Chine fait encore peur »
    Mais aux faiblesses tricolores classiques (rigidités du marché du travail, fiscalité et coûts de
    production élevés, etc.), s’ajoutent dans le cas chinois des réticences politiques et culturelles. « La
    Chine fait encore peur », résume M. Le Corre.
    Les dernières semaines l’ont montré. Le Club Med va devenir le « Club mer de Chine » sans que
    l’Etat n’ait trouvé une solution « alternative à l’option chinoise » comme il aurait dû le faire, s’est ému
    le Front national début janvier. Peu auparavant, c’est la privatisation de l’aéroport de Toulouse, aux
    portes des usines Airbus, qui avait fait grincer des dents, à gauche comme à droite. « Il est tout de
    même délirant que l’Etat français donne un poste d’observation aussi enviable à la Chine pour
    construire le concurrent d’Airbus », s’était écrié Laurent Herblay, de Debout la République. La
    secrétaire nationale du PS à l’économie, Karine Berger, avait avoué de son côté être « très mal à
    l’aise » à l’idée qu’une telle infrastructure passe entre des mains extra-européennes.
    Des inquiétudes alimentées par le manque de communication des sociétés chinoises, et par
    quelques échecs. Deux ans après avoir repris le groupe Manoir Industries, Yantai Taihai vient ainsi
    de déposer le bilan d’une de ses filiales, la Forge de Custines, qui emploie 190 personnes en
    Meurthe-et-Moselle.
    Autant de critiques qui ne peuvent que refroidir certaines ardeurs chinoises. « Même dans des
    secteurs qui ne sont pas sensibles, par exemple l’entrée de Fosun International dans le capital du
    Club Méditerranée, on entend toujours protester les voix qui sont contre la Chine en France »,
    regrettait Le Quotidien du peuple fin janvier.
    Lors de sa visite officielle sur place, au même moment, Manuel Valls a tenté de corriger le tir. « La
    France, plus que jamais, est désireuse d’accueillir les entreprises chinoises », a-t-il martelé à
    Shanghaï. Avec un peu de peine, il a même lancé « huanying lai faguo », c’est-à-dire « Bienvenue
    en France » en mandarin. Cela suffira-t-il ? Pas sûr.
    Lire aussi L’Europe, cible privilégiée de la Chine (/economie/article/2015/02/16/l-europe-cible-privilegieede-
    la-chine_4577585_3234.html)