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16/03/18 | 12 h 32 min par Colonel à la retraite Vinayak Bhat @rajfortyseven / Traduction France Tibet

NGARI ( TIBET) : La base militaire chinoise installée au Tibet est théoriquement capable de détruire ou de rendre aveugles les satellites indiens…

Image satellite d’une base de détection de satellite à Ngari

A environ 125 km de la ligne actuelle de contrôle, la base militaire de Ngari donne à la Chine la capacité d’identifier tous les satellites espions indiens survolant le Tibet.

New Delhi : Des images satellites obtenues par ThePrint indiquent qu’une base avancée satellitaire chinoise vient d’être découverte au Tibet à environ 125 km de la Ligne Actuelle de Contrôle. Elle pourrait être utilisée pour pister, rendre aveugle ou même potentiellement détruire les yeux aériens de l’Inde.

Les dernières images suggèrent que les travaux sont toujours en cours dans la base de Ngari, et que celle ci pourrait s’étendre pour intégrer de l’armement anti-satellite tel le Hongqi-19 (ou le HQ-19/SC-19 – anti-satellite à orbite basse ) et le Dongneng-2 (anti-satellite à orbite haute, NDT)

La situation actuelle suggère également qu’un système laser futuriste ou des armements à énergie cinétique pourraient être déployés dans un futur proche.

La base

La nouvelle base de détection satellitaire de la Chine, située à 5 000m au-dessus du niveau de la mer, la rapproche de ses ennemis-satellites. C’est en effet une altitude non négligeable quand il est question de détecter des satellites à orbite basse (LEO).

La base de détection d’objets en orbite a certainement été construite en 2014 et vient juste d’être découverte.

L’usine hydro-électrique de Ngari, située sur un affluent de la Sutlej près de la ville de Ngari, alimente en énergie la base militaire. De plus, une source alternative solaire est aussi sur place, en cas d’urgence.

Les équipements clefs

La base comporte huit radômes et une antenne parabolique munie de deux sous-systèmes coaxiaux. Quatre de ces radômes possèdent certainement des antennes paraboliques de différentes tailles.

Placés sur le toit du centre opérationnel, ces deux radômes pourraient être munis de technologie de détection, tel un radar ou un laser.

La base de détection satellitaire possède également un grand mât sur sa partie nord-ouest. Il pourrait être soit une antenne radio soit un collimateur ou plus simplement une fixation pour des rangées d’antennes hélicoïdales.

A grande proximité de cette base se trouve un autre bâtiment qui peut être utilisé pour étalonner les instruments de mesures – composants électro-optiques et radars – d’un satellite, tout comme l’étalonnage de satellites GPS.

Ce bâtiment possède des équipements modernes de calibrage et d’autres technologies, le tout spécifiquement conçu pour l’étalonnage de caméras multi-spectrales à système électro-optique (exemples de modèles).

Connexion Iranienne ?

Une base de détection satellitaire iranienne, avec radômes et tour-collimateur quasiment de la même taille, a été inaugurée par le Général Ahmad Vahidi, à l’époque Ministre de la Défense.

Il est fort probable que la Chine ait aidé l’Iran en fournissant la technologie tellement nécessaire en pays moyen-oriental afin de  traquer les satellites espions états-uniens dans son ciel.

Implications

La présence d’ un base chinoise de détection satellitaire à 125 km de la frontière [sino-indienne] pourrait avoir des implications sur les activités aérospatiales indiennes dans la région. Les orbites présentes et futures des satellites survolant le Tibet pourraient être modifiées en conséquence.

Traduction France Tibet