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05/02/18 | 11 h 41 min par Chris Uhlmann

La Chine classée menace « extrême » par l’Agence de sécurité australienne (ASIO)

La Chine est listée par l’agence australienne d’espionnage comme une menace « extrême » sur une échelle de contre-renseignement.

Peter Vickery, le directeur général du contre-espionnage et de l’ingérence a déclaré aujourd’hui au Parlement que le niveau d’espionnage et d’ingérence étrangère en Australie était pire à ce jour qu’au plus haut de la Guerre Froide.

« Nous avons des exemples, des exemples actuels de (pays) où le niveau de menace est extrême, » dévoilait M. Vickery.

« Ce qui implique que cela se passe à ce moment même. »

Il refusa d’en dire plus publiquement sur l’ échelle [de menace] ou les pays qui posent les plus grandes menaces du fait de la nature sensible de ces informations.

L’ agence 9news a été informée que l’échelle se composait de cinq niveaux : négligeable, bas, moyen, haut, extrême. Une source gouvernementale a confirmé que la Chine était en haut de la liste de l’ASIO, considérée comme la plus grande menace à la sécurité nationale.

M. Vickery a prévenu que l’ingérence et l’espionnage étrangers n’avaient pour seul but la sphère politique mais « toute la société dans son ensemble » et il présenta une série d’études de cas pour illustrer la nature de la menace.

« Un service d’espionnage étranger a utilisé sur un long terme un agent dormant australien pour collecter des informations sur la diaspora présente en Australie », a-t-il déclaré.

« Nous savons que ces services ne recrutent pas seulement des fonctionnaires au sens du service public mais cherche aussi à recruter et soutenir des fonctionnaires publics : en d’autres termes, des politiques. »

ASIO témoignant devant un Comité parlementaire examinant des propositions de lois qui imposeraient de fortes amendes pour les affaires d’espionnage et d’action de couverture pour le compte d’intérêts étrangers.

Les lois se font faites attaquer par les universités, les associations caritatives et les médias pour être sur la pente glissante.

Un groupe de surveillance des actions du renseignement a aussi montré ses inquiétudes quant au champ d’application [de cette loi].

Mais un ancien candidat écologiste, Clive Hamilton, devenu professeur universitaire ayant étudié la question de l’espionnage chinois et des campagnes d’influence, déclarait devant le Comité que des amendement et des lois étaient nécessaires.

« Il y a 18 mois, je ne me serais pas imaginé prendre cette position et défendre l’alliance avec les Etats-Unis » a-t-il ajouté.

« Mais les preuves sont accablantes. »

Et il y a une raison pour que cette nation soit une cible :

« L’Australie est perçue comme le maillon faible de l’alliance occidentale, », a précisé le professeur Hamilton.