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21/01/18 | 19 h 56 min par Brice Pedroletti

« Chine : Prison à ciel ouvert pour les Ouïgours au Xinjiang » par Brice Pedroletti

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Dans le nord-ouest de la Chine, les musulmans ouïgours subissent une répression féroce au nom de la lutte contre le « séparatisme, le fondamentalisme et le terrorisme ». Un traitement auquel la majorité chinoise se montre indifférente.

C’est un de ces longs trains vert foncé venus des villes de l’intérieur de la Chine. Il traverse, à la sortie d’Urumqi, un vaste champ d’éoliennes, longe les collines ravinées qui courent au nord du bassin formé par le fleuve Tarim, puis file au milieu de plantations d’arbres fruitiers, vers la partie sud de la région autonome ouïgoure du Xinjiang. Là où vit la majeure partie des 10 millions de Ouïgours, turcophones et musulmans. Et où une explosion de violences, en 2013 et 2014, les deux premières années du quinquennat du président Xi Jinping, a conduit à une reprise en main féroce de la région.

A Hotan (sud du Xinjiang), des Ouïgours sortent de la mosquée sous la surveillance de caméras, le 20 mars 2017. @Thomas Peter/REUTERS

Ce monde chinois sur rails qui se déplace le long des 1 475 km de voies entre Urumqi et Kachgar, aux confins de l’Asie centrale, est ultra-sécurisé. On croisera, à un moment, sur la route parallèle à la voie ferrée, un convoi de pas moins de 35 camions militaires. Une autre fois, une division de tanks chargée sur un train se rangera à côté du nôtre. A la gare d’Urumqi, un soldat en faction armé d’une mitraillette est perché sur un blindé. A Kucha, un mirador, avec des hommes lourdement armés, surplombe l’entrée. Il faut, à chaque départ, passer trois fois ses bagages aux rayons X. Parcourir des chicanes, montrer patte blanche au « guichet de vérification des noms réels », puis, de nouveau, se faire inspecter à la sortie.
A chaque gare, les trains déversent leur foule de nouveaux venus ou de colons au long cours. D’Ouïgours, très peu. On croise des ouvriers de chantier, des commerçants, des ingénieurs des télécoms. Tout ce petit monde de migrants chinois han qui s’installent au gré des opportunités, là où les mène leur quête d’un travail. Un couple de l’Anhui, province du Sud-Est, nous dit vivre à Korla avec sa petite fille de 1 an, car « le salaire est plus élevé ici ».
C’est la prime à l’insécurité. He Qing, employée comme masseuse chez Toudengceng à Korla, est venue d’une petite ville du Sichuan, il y a trois ans.

Elle en a vu se décourager, des petites mains comme elle :« Des milliers de gens sont repartis du Xinjiang, ils avaient cru que c’était un pays de cocagne, dit-elle. Les petits entrepreneurs, les commerçants : ils ont vendu, ils laissent plein d’endroits vides. » Cette avancée des Han en pays ouïgour, Korla en est le fer de lance. Avec sa base militaire stratégique et sa Compagnie d’Etat qui exploite le champ pétrolifère de Tarim depuis les années 1980, c’est la plus grosse agglomération han après la capitale Urumqi.

Wang Zhen, le général dont on dit qu’il proposa à Mao Zedong d’exterminer les Ouïgours parce qu’ils ne cessaient de poser des problèmes, y possède sa statue. Korla a aussi plusieurs fois reçu le titre de « ville la plus civilisée » de Chine. Ce petit air de mission civilisatrice des minorités est chanté partout au Xinjiang : une plaque mentionnant « Wenming jiating » (« foyer civilisé ») est apposée au-dessus de la porte des domiciles ouïgours les plus obéissants. Dans la rue, chez les Han, surtout les nouveaux venus, le mépris de race envers les Ouïgours est souvent beaucoup plus direct. « Des chambres ? On en a. Du moment que vous n’êtes pas ouïgour ! », nous lance un marchand de sommeil devant la gare d’Aksu, une ville plus au sud.

Un check-point à Aksu, une ville à majorité ouïgoure du Xinjiang, en juillet 2014.. Ng Han Guan/AP
Un profilage ethnique permanent
Dans cette Chine faite de statuts à plusieurs vitesses, bien peu s’offusquent que les représentants des minorités subissent, en raison de leur origine, un traitement particulier en matière de sécurité : au Xinjiang, le profilage ethnique est permanent et assumé. Tous les Ouïgours ayant un passeport ont dû le déposer auprès des autorités locales depuis février 2017. Lors des contrôles routiers ou piétonniers, on laisse ostensiblement passer les Han, mais pas les Ouïgours. Combien de fois verrons-nous cette scène de deux policiers qui scannent, sur un portable doté de la ­technologie de reconnaissance faciale, le visage d’un passant ouïgour qui se tient droit comme un « i » ?
Le contenu des smartphones est vérifié dans la rue. Tout lien ou contact avec de la famille à l’étranger est suspect : les Ouïgours rencontrés disent tous ne plus garder de contact étranger sur WeChat, la messagerie instantanée chinoise, ni aucune application de messagerie non chinoise, et encore moins un réseau privé virtuel (VPN), outil de contournement de la censure sur Internet.
Aucune limite, loi ou recours possible ne semble pouvoir freiner cette frénésie de contrôle : dans un rapport récent, Human Rights Watch affirme, documents officiels chinois à l’appui, que des bilans de santé proposés à la population ouïgoure depuis cet été masquent la compilation systématique de toutes leurs données biométriques, dont l’ADN.
Les Han, élite privilégiée et choyée
Les Han qui habitent depuis plus d’une génération au Xinjiang – enfants des pionniers du bingtuan, des fermes collectives paramilitaires créées pour défricher de « nouvelles frontières » * (littéralement xinjiang en chinois), ou de militaires ou de cadres – ont un rapport ambigu avec cette terre d’adoption dont ils forment l’élite privilégiée et choyée. « Toutes ces mesures servent à calmer les minorités, à les mater », nous dit Liu Hongying, une quinquagénaire qui a grandi au Xinjiang, et est aujourd’hui patronne d’une affaire­ à Kachgar.
Parcourir, une à une, ces villes du pourtour du désert du Taklamakan, c’est un peu visiter une foire expo pour matériel urbain antiterroriste. De grosses barrières anti-voiture-bélier protègent l’entrée des administrations, des écoles, des hôtels, mais aussi des marchés, tous ces lieux étant équipés d’appareils de détection à rayons X et de portiques. Dans l’entrée de chaque boutique, à portée de main, le casque, la fourche anti-attaquant et le gilet de protection – avec lesquels il faut chaque matin s’exercer.
 En Chine, des centres de rééducation pour les Ouïgours « politiquement suspects »
Cet appel permanent au combat, couplé à la parcimonie d’informations, crée une étrange ambiance : à Kucha, dans le quartier poussiéreux et sale proche de la gare, un matin, les voitures voient l’accès de chaque avenue se bloquer à mesure que se dressent des barrages de sécurité. Très vite, des bouchons se forment. Cela durera des heures. La foule sur les trottoirs est cornaquée à droite, à gauche. On murmure qu’un haut dirigeant est en ville. Ou une opération antiterroriste en cours. « Ce qui se passe ? Il vaut mieux ne pas le savoir ! », lâche un Ouïgour muni d’un talkie-walkie, un personnel de la nébuleuse d’agents qu’emploie l’Etat policier du Xinjiang.
Près du bazar, un trentenaire ouïgour, dont l’un des proches amis a pris dix ans de prison pour « un appel à la prière non autorisé », craint d’en dire plus. Un boîtier blanc installé dans sa boutique sert d’enregistreur à la police, assure-t-il. Et dehors, les caméras sont omniprésentes.

 image : Les forces antiterroristes en démonstation à Kachgar (Xinjiang), le 27 février 2017. La ville est située sur la route menant au Pakistan.
Exode vers la Turquie
Certes, la Chine fit, avant l’Europe, l’expérience des camions fous et des attaquants armés de couteaux ou de sabres. Les attaques djihadistes de la place Tiananmen à Pékin (octobre 2013, 5 morts et 42 blessés), de la gare de Kunming (mars 2014, 31 morts et 143 blessés) et du marché d’Urumqi (mai 2014, 43 morts et 90 blessés), qui ont suivi les appels d’Al-Qaida à frapper la Chine, font alors changer d’échelle la menace terroriste. L’exode de milliers de familles ouïgoures vers la Turquie, dont certaines ont ensuite rejoint, en Syrie, la filiale ouïgoure d’Al-Qaida, le Parti islamique du Turkestan (TIP), fait craindre le pire aux autorités.
Au Xinjiang même, la spirale de violences de 2013-2014 fit autour de 700 morts, a calculé l’ONG Ouighour Human Rights Project (UHRP), basée aux Etats-Unis, dans un rapport de 2015. Or la majeure partie d’entre eux étaient ouïgours (trois fois plus que des Chinois han) et sont qualifiés « d’auteurs » des violences par les autorités chinoises. Ce qui incite UHRP à dénoncer un usage excessif de la force létale dans plusieurs cas aux circonstances troubles.
C’est l’époque, face à ce que le régime perçoit comme une montée de l’intégrisme, des perquisitions dans les zones rurales du Sud, où 90 % des habitants sont ouïgours, et des campagnes d’interdiction du port du hidjab et des sessions de prières à domicile. Dans un zèle qui frise l’absurde, tout devient hors la loi : les cours coraniques aux enfants, les barbes, etc. D’anciennes éditions locales du Coran sont remplacées par une version remaniée.
« Les années 2012-2014 sont désignées par les Chinois du Xinjiang comme la rébellion du Xinjiang du Sud », dit Kun, un jeune Chinois han originaire de l’ouest de la région. Sa famille est au Xinjiang depuis que son grand-père y est arrivé avec l’Armée rouge. Elle y a connu plusieurs explosions de violence : les incidents de Ghulja (district de Yining) en 1997, puis les émeutes d’Urumqi en 2009. Kun s’est engagé en 2013 dans l’armée, à Hotan, la grande ville du sud du Taklamakan.**
« Guerre contre le terrorisme »
Il a subi une attaque, le 22 septembre 2013, lors d’une patrouille. « C’est allé très vite. Ils étaient seize, tous ouïgours. On était huit. » Un de ses camarades, un jeune du Sichuan, 17 ans comme lui, est égorgé à ses côtés. Douze assaillants sont tués, quatre arrêtés. Kun en sort traumatisé. Au terme de son contrat, fin 2014, il refuse de rempiler. « C’était le chaos, “l’Irak”, une guerre quotidienne », dit-il. A chaque incident, le bilan officiel est minimisé. « Ils n’osent pas donner les vrais bilans. Sinon, les gens auraient peur », explique l’ex-soldat, reconverti dans les services de renseignement.
Une « guerre contre le terrorisme » est déclenchée en 2014, la énième au Xinjiang ­depuis les années 1990, mais la première sous Xi Jinping. Le président chinois, dont la tournée au Xinjiang, en avril 2014, est marquée par un attentat à la gare d’Urumqi, appelle à « élever des murs de cuivre et d’acier, et des filets du ciel à la terre pour attraper les terroristes ». Ce sera la feuille de route pour la mise en cage d’un peuple tout entier.


Opération antiterroriste, à Urumqi, le 29 juin 2013. La capitale du Xinjiang a été fortement colonisée par les Chinois han. © China Stringer Network / Reut / REUTERS

Un nouveau chef du Parti communiste chinois pour la région autonome, Chen Quanguo, un ancien militaire, est nommé à l’été 2016. Artisan du maillage sécuritaire mis en place au Tibet à partir de 2011, il entreprend au Xinjiang de recruter massivement des supplétifs policiers : 90 000 nouveaux postes, en majorité de policiers « assistants », ont fait l’objet d’appels à candidature de l’été 2016 à l’été 2017, rapportent les chercheurs Adrien Zenz et James Leibold, dans une étude parue le 14 mars 2017, « Xinjiang’s Rapidly Evolving Security State » (« L’évolution ­rapide de la sécurité d’Etat au Xinjiang ») de la Jamestown Foundation.
En parallèle, M. Chen facilite l’introduction des nouvelles technologies de surveillance et de gestion des données, tels les systèmes de reconnaissance faciale et de contrôle d’identité automatique aux checkpoints à l’entrée des villes. Le Xinjiang devient même un laboratoire pour ces technologies en Chine.
« Accélérer une sinisation culturelle »
La sécurisation du Xinjiang, au nom du combat contre les « trois fléaux » (« séparatisme, fondamentalisme et terrorisme »), s’est toujours imposée à la dynamique économique et politique locale. Elle « vise essentiellement à rendre la région attirante pour les Han et y accélérer une sinisation culturelle », écrit Tom Cliff dans Oil and Water : Being Han in Xinjiang (« L’huile et l’eau. Etre un Han au Xinjiang », University of Chicago Press, 2016, non traduit), un livre sur la communauté han de la région autonome. Aussi, l’actuelle phase de sécurisation peut-elle paraître paradoxale. Elle est extrême, orwellienne, mais pas toujours efficace ni professionnelle. Elle se doit de rassurer les Han, tout en soumettant les Ouïgours.
« La solution ultime au problème du Xinjiang aux yeux du gouvernement chinois reste l’émigration, comme en Mongolie-Intérieure, où les Han sont 24 millions et les Mongols plus que 4 millions », explique l’écrivain Wang Lixiong, un des rares intellectuels chinois qui portent un regard critique sur les politiques envers les minorités. Les Han représentent de 40 à 45 % des habitants du Xinjiang, selon que sont inclus ou non les migrants et les militaires. Les Ouïgours, 45 %. « Mais il faut des ressources, notamment en eau, précise Wang Lixiong. Or, on entend à nouveau parler du vieux projet de détourner l’eau des fleuves tibétains pour irriguer le Xinjiang **, avec l’idée d’y faire vivre 200 millions de personnes. »

NDLR : De grands travaux d’ irrigation sont déjà en cours après détournement des eaux pour irriguer ce  désert de Taklamakan. cf le documentaire d’ Yves Boutet : « Sud, Eau, Nord, Déplacer »
Si l’ère Xi Jinping a instauré, en Chine, une glorification de tous les instants du Parti, elle s’est traduite, au Xinjiang, par la détention de milliers de Ouïgours dans des « centres d’éducation politique », où sont martelés les bienfaits de la gouvernance du Parti.

 


Une mosquée dans la vieille ville de Kachgar (ouest du Xinjiang), le 23 mars 2017.

THOMAS PETER / REUTERS
Le drapeau rouge flotte sur les mosquées 

Quant aux mosquées, elles doivent afficher leur subordination à la foi communiste : le drapeau rouge y flotte, elles sont recouvertes d’instructions politiques et sont tenues d’arborer bien haut la banderole : « Aimons le Parti, aimons le pays ! » – les mosquées de la Région autonome hui du Ningxia, où vivent d’autres Chinois musulmans, sont astreintes au plus neutre « Aimons la religion, aimons le pays ».

Dans la surenchère de démonstrations d’allégeance à Xi Jinping qui a marqué le 19e congrès du PCC, en octobre 2017, une instruction semble même avoir fait son chemin auprès des imams ouïgours, qui exercent sous étroit contrôle : souhaiter une longue vie au président Xi Jinping au début de leur prêche, rapporte un Ouïgour de Kachgar.
Le Xinjiang de Xi Jinping a bien été pacifié : très peu d’incidents sont répertoriés depuis 2016. Mais l’Etat chinois y a instillé une peur permanente, au gré de mesures punitives et d’arrestations arbitraires. Ainsi, des centaines d’étudiants ouïgours partis étudier en Egypte, à la grande université islamique Al-Azhar du Caire, furent emprisonnés à leur retour en Chine en 2017 après des procès sommaires. « Mon petit frère est rentré en avril. Des policiers chinois en Egypte l’avaient menacé en prévenant que nous, la famille, on aurait des problèmes », confie, à Urumqi, Ablimit (un pseudonyme), entrepreneur ouïgour d’une grande ville du Sud. « Ils l’ont condamné à sept ans de prison pour trouble à l’ordre public. Avec, comme motif, le fait de revenir d’Egypte. Quand il y était parti, c’était normal, il n’y avait rien de mal à apprendre l’arabe pour préparer l’université Al-Azhar. Aujourd’hui, poursuit Ablimit, tout le monde se retrouve à porter ce chapeau, “être parti en Egypte”. Qu’a-t-il fait ? Rien, juste étudier. On se croirait sous la Révolution culturelle. »
Ablimit joue depuis quatre mois de ses relations et verse des pots-de-vin : son frère aurait, sinon, été condamné à « quinze ans ». L’Etat policier au Xinjiang s’emploie sans cesse, explique-t-il, à établir des listes noires, secrètes, dont nul ne connaît le but ni les conséquences. Un ami policier l’a informé que le nom de l’épouse d’Ablimit y est inscrit, à côté d’une date, peut-être le jour d’une conversation avec des amis à l’étranger. « Ils se sont attaqués à la religion, aux intellectuels, aux gens qui reviennent de l’étranger. Aujourd’hui, tout le monde est visé. Même des policiers et des cadres se retrouvent sur la liste noire. Ils ne peuvent pas le croire. On parlait avant d’Ouïgours “prochinois”. Mais c’est fini, poursuit-il, il n’y en a plus. Les choses sont cassées, cela ne se répare plus. » « Ce qui se passe est une honte, soupire-t-il. Nous, les Ouïgours, sommes oubliés par le reste du monde. »
Deux ethnies musulmanes
Les Ouïgours. Issus de peuplements turcs, ils vivent sur un territoire, aux marches de l’Empire chinois, que Pékin força à rentrer dans son giron à partir de la fin du XVIIIe siècle. Ils y sont encore majoritaires (45 % de la population du Xinjiang), malgré l’afflux de Chinois han (40 %), et parlent leur propre langue.
Les Hui. Minorité « sinisée » habitant principalement le Ningxia, les Hui conservent leur religion et leur tradition tout en étant assimilés à la société de l’ethnie majoritaire Han, dont ils partagent la langue. Ils sont le produit de métissages datant des premiers contacts du monde chinois avec l’islam au VIIe siècle, quand marchands arabes ou persans se mêlèrent à la population locale.

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LE MONDE | 19.01.2018 à 12h12 • Mis à jour le 19.01.2018 à 12h19 | Par Brice Pedroletti (Xinjiang, envoyé spécial)
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FILE PHOTO: Paramilitary policemen stand in formation as they take part in an anti-terrorism oath-taking rally, in Kashgar, Xinjiang Uighur Autonomous Region, China, February 27, 2017. Picture taken February 27, 2017. REUTERS/Stringer/File Photo ATTENTION EDITORS – THIS IMAGE WAS PROVIDED BY A THIRD PARTY. EDITORIAL USE ONLY. CHINA OUT. NO COMMERCIAL OR EDITORIAL SALES IN CHINA.
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Brice Pedroletti (Xinjiang, envoyé spécial)

Carte : http://www.edelo.net/routedelasoie/xinjiang.htm

Le Xinjiang
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* Le Xinjiang (‘Nouvelles Marches‘) est la région la plus occidentale de la Chine, il couvre 1,7 millions de km2, c’est à dire un sixième du territoire de la Chine, soit trois fois l’étendue de la France. Sur 5400 km, il a des frontières communes avec la Mongolie, le Kazakhstan, la Kirghizie, l’Ouzbékistan, le Tadjiskistan, l’Afghanistan, le Pakistan et l’Inde, il jouxte les provinces chinoises du Tibet, du Qinghai et du Gansu. Le Xinjiang comprend le point le plus bas de Chine (la dépression de Turfan) de même que certaines des cimes les plus élevées, dans les Monts Tian Shan. Au Xinjiang, les hivers sont glacés et les étés brûlants.

** Au sud s’étend le bassin du Tarim dont les oasis agricoles entourent le désert de Taklamakan.