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18/12/17 | 17 h 39 min par Yves Fossey

CONFLANS : Le camp de fortune des Tibétains vit ses derniers jours….

Près de 400 réfugiés tibétains dorment depuis plusieurs mois sous des tentes sur les bords de l’Oise et de la Seine. Ils vont être envoyés dans des centres d’accueil mardi prochain.

Soulagement à Conflans-Sainte-Honorine. Les 400 Tibétains, qui vivent depuis cet automne sous des tentes, dans le froid, subissant de plein fouet les violentes averses et les bourrasques, vont bénéficier d’un toit. Ils vont quitter mardi prochain leur campement, comprenant précisément 201 tentes installées sur les espaces verts de la Confluence.

« L’opération va se dérouler en douceur, prévient Stéphane Grauvogel, le sous-préfet de Saint-Germain-en-Laye, qui organise leur prise en charge. Des bus seront affrétés afin de les acheminer vers des centres d’accueil spécialisés de Paris et de Cergy, dans le Val-d’Oise ». Une fois sur place, un examen de chacun sera effectué afin de connaître précisément leur situation. « L’objectif est de les rediriger ensuite vers d’autres établissements en fonction de leur profil ou de leur statut », poursuit le représentant de l’Etat.

La Pierre Blanche est désormais un centre d’hébergement d’urgence des migrants.

L’association la Pierre-Blanche va disposer de moyens supplémentaires, tant humains que financiers. Elle ne va plus uniquement accueillir des réfugiés tibétains. Elle est dernièrement devenue un centre d’hébergement d’urgence pour migrants (Chum). Cette nouvelle structure englobe les quatre sites qu’elle gère à savoir trois maisons à Andrésy ainsi que l’ancien bâtiment des Voies Navigables de France à Conflans, représentant une capacité de près de 400 places. « Grâce à ce statut, les aides financières de l’Etat sont plus élevées, explique Christian Souchon le président. Nous avons embauché des personnes pour assurer l’accueil et pour accompagner notre public. Nous comptons désormais 30 salariés et près de 85 bénévoles. Nous cherchons un cuisinier pour préparer les repas mais aussi pour donner des cours aux migrants ».

Mais faute de place, tous ne vont pas bénéficier d’un hébergement d’urgence. « Il nous faut trouver une solution pour une cinquantaine de personnes en attendant d’obtenir des places supplémentaires, indique Stéphane Grauvogel. Nous discutons avec la ville de Conflans concernant cette période intermédiaire ». Et ce point fait polémique. Selon plusieurs associations locales qui soutiennent les Tibétains, la mairie aurait refusé de mettre un gymnase à la disposition de la sous-préfecture. « Nos équipements sont utilisés par des scolaires et des associations, se justifie Laurent Brosse, le maire (LR). Mais nous avons identifié d’autres locaux pour héberger temporairement les réfugiés ».

Image : Conflans ce jeudi. Plusieurs centaines de réfugiés tibétains dorment dehors sous des tentes alors que les conditions météo sont très mauvaises. LP/YF

Yves Fossey 14 décembre 2017, 17h01