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30/08/18 | 16 h 31 min par Tenzin Dharpo / traduction France Tibet

D’anciens prisonniers politiques demandent la fin des disparitions forcées

photo : Gu-Chu-Sum

A l’occasion de la journée internationale des victimes des disparitions forcées, Gu-Chu-Sum, une association d’anciens prisonniers politiques tibétains, appelle aujourd’hui à mettre fin au système légalisant les disparitions forcées dans le Tibet occupé.

L’association dit que les Tibétains vivant au Tibet sont sujets à une grossière pratique de la « disparition involontaire » lors de laquelle un individu est détenu pour une période de temps indéfinie et sans contact possible avec sa famille.

Affiches des victimes de dispartions forcées au Tibet. photo- Gu-Chu-Sum

L’association basée à Dharamshala met en avant le plus connu des prisonniers politiques et personnalité religieuse, le 11ème Panchen Lama, prisonnier dans un lieu secret depuis mai 1995

Gu-Chu-Sum dit que la Chine doit autoriser le groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires à vérifier l’état de santé du Panchen Lama, bien que le secrétaire du comité central du PCC de Lhassa ait déclaré que le plus jeune prisonnier politique du monde mène une « bonne vie ».

De plus, l’association, qui a rassemblé à travers les années les témoignages de première main des prisonniers politiques tibétains, déclare que la Chine doit retirer de façon urgente ses « résidences surveillées dans un lieu donné », une pratique d’intense surveillance des Tibétains dans les trois provinces historiques du Tibet.

Le groupe ajoute qu’en tant que membre des Nations-Unies, la Chine doit immédiatement signer et ratifier la convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées et honorer ses engagements envers le Conseil des Droits de l’Homme.