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01/12/15 | 13 h 29 min

Des ONG s’allient pour faire parler du Tibet à la conférence mondiale COP21 à Paris

Parallèlement à la Conférence COP21 sur le changement climatique, qui vient de commencer à Paris, une coalition d’ONG tibétaines s ‘est réunie ce dimanche 29 novembre pour sensibiliser le public à l’importance du Tibet dans le climat mondial.

L’Association des Femmes Tibétaines (Tibet Women Assocation), les Etudiants indiens pour un Tibet Libre (Students for Free Tibet) en coordination avec le Réseau International pour le Tibet (International Tibet Network) ont organisé un spectacle de rue à Dharamsala pour expliquer la crise climatique au Tibet.

Le récit de la pièce se déroule au travers des yeux d’un yack nommé Tashi touché par les destructions environnementales sur le plateau tibétain.

Tashi y parle de sa famille nomade, perturbée par la  « force de déportation des nomades », famille avec laquelle il a parcouru les vastes prairies maintenant ravagées par l’exploitation minière outrancière. Il raconte également comment la Chine a détourné des fleuves pour répondre à sa demande en eau et en électricité. Tashi termine son histoire, avec des mots forts comme  « Les rivières du Tibet sont la bouée de sauvetage de l’Asie » ou  « Justice climatique pour le Tibet ».

Lobsang Tseten, coordinateur du programme chez SFT, a déclaré : « Notre ordre du jour est de soulever les questions pressantes sur la crise climatique au Tibet. Nous demandons au public réuni ici d’expliquer à ses dirigeants que la Chine doit être tenue responsable de ses actes ».

Norzin Dolma, responsable de l’environnement chez TWA, et qui participe à la conférence de Paris en tant que membre de « Tibet le Troisième Pôle » déclarait dans un communiqué de presse que : «  pour faire face à la pénurie d’eau, la Chine fait avancer la construction de méga-barrages et ses projets de dérivation de l’eau à un rythme sans précédent. Ces projets perturberont non seulement l’approvisionnement en eau de milliards de personnes en Asie du Sud mais verront le déracinement et le déplacement de milliers de Tibétains et la destruction des écosystèmes fluviaux de la région.»

Les représentants tibétains vont appeler les dirigeants du monde à examiner le problème du réchauffement climatique, mais aussi à exiger de la Chine qu’elle mette fin à ses politiques environnementales irresponsables au Tibet.

Des événements similaires ont également été organisés par les ONG dans la capitale indienne New Delhi. Les acteurs ont donné une représentation de théâtre de rue  jouée face au Bureau de l’ONU puis, rejoints par plus de 200 Tibétains, ils ont manifesté pour le climat au Tibet.

ITN avec sa « semaine d’action climat » fait pression sur les ambassades de 11 pays situés en aval, à savoir le Cambodge, la Thaïlande, le Myanmar, le Vietnam, le Népal, le Bangladesh et le Pakistan, etc.. afin de former une alliance et confronter la Chine. Ils ont également rencontré des représentants des ambassades des États-Unis et d’Australie.

« Au cours des cinq derniers jours, nous avons rencontré des officiers politiques des ambassades du Népal, États-Unis, Australie, des agents d’information de l’ONU et Shri Jairam Ramesh, ancien ministre de l’Environnement et des Forêts, afin de souligner la nécessité d’un forum multilatéral des pays en aval pour faire pression sur la Chine en vue d’ une utilisation et d’ un partage responsable de l’eau »,  déclarait Dhardon Sharling, membre du Parlement tibétain en exil. « Le clou de notre campagne de sensibilisation d’une semaine a été de faire notre communication dans les 11 nations en aval du Tibet ainsi qu’en Chine », a t-elle dit

« Nous appelons à une union des pays asiatiques en aval afin d’engager avec la Chine la discussion sur les questions climatiques et le partage de l’eau », a déclaré Tenzin Jigdel, Coordinateur International chez ITN.

Traduit par Maxime Belhache pour France Tibet