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13/05/15 | 14 h 34 min

Deux Tibétains gravement blessés… suite à une agression de la police à Driru

Driru_tibet

Des policiers en civil ont attaqué et battu  deux Tibétains,  un père et son fils mentalement instable, dans un comté tibétain encore sous tension la semaine passée, laissant le vieil homme dans un état critique avec des blessures graves, selon des sources de la région et en exil.

Tenzin Namgyal, 53, et son fils Petse ont été agressés alors qu’ils marchaient tard dans la nuit du 7 mai à Driru (en chinois : Biru), comté de la préfecture de Nagchu (Naqu), dans la Région autonome du Tibet, déclarait une source au service tibétain de RFA.

« Ils ont été attaqués par un groupe de personnes non identifiées qui les ont battus sévèrement, les laissant avec des blessures à la tête et couvert de sang de et de coupures », a déclaré la source à RFA.

Lorsque la famille s’est précipitée au bureau de police du cCmté pour signaler l’agression, ils ont appris que les agresseurs n’étaient autres que des officiers de police.

« La police a précisé que les Tibétains avaient été arrogants lorsqu’ils ont croisé les policiers et les avaient insulté, les traitant de « chiens de garde », les provoquant en duel « s’ ils avaient le courage de le faire »  indiquait la source.

Les deux Tibétains,  blessé, s déclaraient cependant que les officiers qui les ont attaqués n’étaient pas en uniforme et ne pouvaient être reconnus comme de la police.

En raison de mesures de répression de communication imposées par les autorités chinoises dans la région, les nouvelles de cette agression sur les deux hommes ont  été rapidement bloquées afin d’éviter que des sources extérieures en soient informées.

 

De graves blessures

Après l’assaut, Tenzin a été transporté dans un état critique dans un hôpital proche, mais a rapidement été transféré dans un hôpital de la capitale régionale du Tibet à Lhassa, selon les sources.

«À l’examen, des fractures du dos, des blessures et des traumatisme ont été identifié par les médecins sur tout le corps » nous précise notre source, ajoutant que l’un des reins de Tenzin avait également été endommagé durant l’attaque.

Les agresseurs n’ont naturellement pas été détenu ou puni, laissant la communauté tibétaine locale « choqué et désappointé ».

« Cela montre que les autorités n’ont aucune valeur sur la vie des habitants ordinaires de la commune. »

« Dans l’esprit de « la règle du droit », les Tibétains sont dans l’espoir d’un jugement équitable par les autorités. « 

Les Tibétains de Driru ont longtemps résisté face à Pékin, qui a imposé des restrictions sévères dans la région, notamment les détentions à grande échelle et une répression sur les communications.

En Septembre 2013, Pékin a lancé une campagne pour forcer les Tibétains à arborer le drapeau national chinois sur leurs maisons.

La campagne s’est intensifiée au début du mois d’octobre 2013, lorsque les villageois ont refusé d’installer le drapeau, et ont préféré les jeter dans une rivière provoquant une répression meurtrière dans lequel la police chinoise a tiré sur la foule qui n’était, elle, pas armée.

Ces démonstrations de désobéissance face à la domination chinoise ont continué dans les région limitrophe. Depuis de nombreuses protestations ont balayés la région, notamment en 2008, où 139 Tibétains s’étaient opposés aux lois de Pékin et avaient demandé le retour de chef spirituel en exil du Dalaï Lama.

Rapporté par Sonam Wangdu et Dolkar pour le service tibétain de RFA. Traduit par Karma Dorjee. Rédigé en anglais par Richard Finney traduit en français par France-Tibet.