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15/11/18 | 20 h 16 min

DHARAMSALA : Inquiétudes pour la santé de Palden Gyatso, porte-parole du mouvement GUCHUSUM des anciens prisonniers politiques tibétains

  La vie de Palden Gyatso,  moine tibétain exceptionnel et d’une rare humilité, est racontée dans l’ ouvrage :

                                                                                    

 

 

Notre association France Tibet avait connu Palden Gyatso, à Dharamsala puis l’avait invité en France en raison de sa terrible expérience. Ancien prisonnier politique tibétain et porte-parole bien connu  du Mouvement GU CHU SUM, qui rassemble d’anciens prisonniers politiques tibétains ayant pu, ou dû, fuir le Tibet, dans plusieurs villes de France et avec plusieurs associations  il avait témoigné des tortures subies pendant 33 ans d’ emprisonnement , pratiques ordinaires de la Chine au Tibet occupé.

Palden Gyatso présentait, lors de chacune de ses interventions, les instruments de torture qu’ il avait pu se procurer : menottes, menottes de pouces, matraques électriques, poignards … les  mêmes que présentait et pour les mêmes témoignages de traitements, un autre de nos invités Harry Wu, victime durant 19 ans du goulag chinois.

Harry Wu, exilé aux Etats Unis,  a été à l’ initiative de la Fondation de Recherches sur les Laogaïs, recensant en Chine tous les camps de rééducation par les travaux forcés ainsi que leurs productions et leurs exportations, parmi lesquelles étaient dénoncées les vins Dynasty* et le cognac Rémy

  Âgé de 85 ans et actuellement alité, ce moine tibétain, est actuellement sous la garde du monastère de Kirti Jepa.

 


Gyatso, qui a passé 33 ans dans une prison chinoise et dans des camps de concentration au Tibet occupé, a déclaré qu’il souffrait de faiblesse et de complications liées au foie depuis les derniers mois. « J’ai dit au médecin que je ne souhaitais pas subir une autre intervention chirurgicale, même si cela impliquait la mort », a-t-il déclaré à Phayul, ajoutant qu’il avait eu sa part d’hôpitaux.

Le vétéran activiste tibétain qui a considérablement perdu de masse corporelle  est dans un état physique fragile et doit être assisté à tout moment.

«Je suis heureux et béni d’avoir vécu aussi longtemps. J’ai également été béni en prison quand j’ai failli mourir de faim, mais j’ai survécu contrairement à beaucoup de mes amis qui sont morts devant moi », a-t-il ajouté, allongé sur le lit dans le  quartier où il était chez lui depuis sept ans.
Le moine tibétain né en 1933 à Panam, dans la région autonome du Tibet, a été arrêté en 1959, au plus fort de l’invasion chinoise, pour avoir manifesté et conduit un groupe de moines à la révolte pacifique. Il a fui le Tibet en 1992 après sa libération.

En exil, il est devenu le visage du génocide culturel chinois au Tibet et de la répression du peuple tibétain. Il a parcouru le monde en exposant des outils de torture chinois, qui  ont tous été utilisés sur lui, au cours des décennies de séances de torture, d’interrogatoires et de «réforme mentale».
Ses récits personnels et ses témoignages de première main sur les traitements inhumains infligés par la Chine ont été entendus au Conseil des droits de l’homme des Nations unies à Genève en 1995 et au premier forum sur la liberté d’Oslo en 2009.

En 1998, le Prix John Humphrey pour la Liberté lui a été décerné par le Groupe de défense des Droits de l’Homme et de la Démocratie ».

Traduction France Tibet

* https://fr.wikipedia.org/wiki/Fondation_pour_la_recherche_sur_le_laoga%C3%AF

photo Vins Dynasty  distribués par les Cognac Rémi Marin et vendus par Carrefour dans les années 1995 /1996

LECLERC, GIFI, CASTORAMA et SUPER U distribuaient également de nombreux produits « made in China  » dénoncés par cette Fondation Lao Gaï