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03/11/17 | 10 h 23 min

Le dictateur Xi s’engage à sévir contre les « séparatistes » au Tibet et au-delà…

« Nous ne permettrons jamais à quiconque, à aucune organisation, ou à aucun parti politique, à tout moment ou sous quelque forme que ce soit, de séparer une partie du territoire chinois de la Chine », a déclaré le président Xi Jinping lors de son discours d’ouverture du 19ème Congrès du Parti Communiste de Chine ( PCC). Une indication de sa politique de fer inchangée pour le Tibet.

Parmi les nombreux territoires et pays sous domination chinoise qui cherchent des changements dans le statu quo, il y a le Tibet, le Xinjiang, Taiwan et Hong Kong. Xi a été particulièrement prolixe lors de ses déplacements  à Taiwan et à Hong Kong, en raison des soulèvements et des appels à l’indépendance durant son premier mandat, bien que sa déclaration soit supposée inclure le Tibet.

« Nous ne permettrons jamais à quiconque, à aucune organisation, ou à aucun parti politique, à tout moment ou sous quelque forme que ce soit, de séparer une partie du territoire chinois de la Chine« ,déclarait Xi Jinping dans son discours de trois heures et demie à la Grande Salle du Peuple de Pékin, ce 19 octobre dernier.

« Nous allons résolument sauvegarder la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale et nous ne tolérerons absolument pas la tragédie que serait une scission du pays. Toute activité visant à diviser la patrie sera fermement combattue par tout le peuple chinois. Nous avons une volonté de fer, assez de foi et une capacité suffisante pour vaincre toute intention d’« indépendance de Taiwan » sous quelque forme que ce soit « , avait rappelé Xi Jinping à Taiwan.

En ce qui concerne Hong Kong, le chef du régime a déclaré: « Nous devons maintenir l’autorité centrale à Hong Kong et garantir l’autonomie de Hong Kong en même temps. Nous devons veiller à ce que la politique «un pays, deux systèmes» ne change pas et ne se déforme pas. » Ilaussi réitérait aussi que tout appel à l’indépendance était hors de question.

Pendant le Congrès du Parti, Xi Jinping a été consacré comme le dirigeant le plus puissant de la Chine depuis Mao Zedong, puisque le Parti a voté, à l’unanimité, l’ ajout d’une nouvelle pensée politique portant le nom de Xi dans la Constitution du Parti Communiste. Depuis la fondation du PCC en 1921, un seul dirigeant, Mao lui-même, a été honoré de cette façon alors qu’il était encore en vie.

Au Tibet, la répression de la corruption au sein du Gouvernement et du Parti pendant son premier mandat de cinq ans a été utilisée comme outil pour consolider son autorité et éliminer ses opposants, provoquer une campagne anti Dalaï-Lama et intensifier sa répression plutôt que de traiter avec les problèmes liés à la corruption.

Les médias chinois ont connu des restrictions croissantes depuis l’arrivée de Xi au pouvoir. Le 2 novembre 2016, Reporters Frontières (RSF), l’ ONG basée à Paris, déclarait que « la Chine reste le premier pays au monde pour la censure, l’autocensure et la suppression des nouvelles et informations librement rapportées ».

RSF a également publié une galerie de 35 prédateurs de la liberté de la presse dans le monde, dont Xi Jinping. Son « kill tally » compte plus de 100 journalistes et blogueurs actuellement emprisonnés.

Les représentants des cinq principales ONG tibétaines, en s’adressant aux membres des médias à Dharamshala, en Inde, le 17 octobre 2017, ont qualifié le président chinois Xi de «dictateur du monde non-libre», avec cinq années d’échec au Tibet.

Ils complétaient ainsi : « Lorsque Xi a été nommé président du Parti communiste chinois, beaucoup de gens dans le monde espéraient un changement positif et l’assouplissement des politiques sévères au Tibet. Mais Xi n’a pas réussi à répondre à ces attentes et à ces espoirs. »

Traduction France Tibet