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06/06/18 | 13 h 49 min par TCHRD / traduction France Tibet

Droits Humains au Tibet : Rapport annuel du TCHRD

Droits Humains au Tibet

Rapport Annuel 2017

CENTRE TIBETAIN POUR LES DROITS HUMAINS ET LA DEMOCRATIE

A l’occasion d’une conférence de presse qui s’est tenue au centre de conférences de la Bibliothèque des Œuvres et Archives du Tibet (LTWA), le Centre Tibétain pour les Droits Humains et la Démocratie (TCHRD) a publié aujourd’hui son Rapport Annuel pour l’année 2017 sur l’état des Droits de l’Homme au Tibet.

Le Rapport annuel 2017 sur l’état des Droits humains au Tibet présente une analyse des principales atteintes aux Droits de l’homme commises par les autorités chinoises en 2017 et fournit des recommandations spécifiques à l’attention du gouvernement de la République Populaire de Chine pour qu’il mette un terme à sa politique et à ses pratiques répressives au Tibet. Les points principaux mis en lumière dans le rapport concernent la surveillance à grande échelle des populations et ses répercussions sur le droit à la vie privée et à la liberté d’expression et d’opinion ainsi sur la politique de développement avec une attention particulière pour les programmes visant à réduire la pauvreté.

En 2017, le gouvernement chinois a intensifié et renforcé ses programmes de surveillance dans le Tibet tout entier, en envoyant des milliers de cadres et de fonctionnaires dans des communautés paysannes et nomades pour y instituer des mesures de surveillance et des campagnes de rééducation politique en alléguant la mise en place de travaux visant à réduire la pauvreté. De nouvelles lois répressives, des règlements et des mesures renforcés par des technologies avancées ont été mis en œuvre pour remplacer et supprimer la dissidence politique et les critiques à l’égard du gouvernement. Malgré ce système de surveillance répressif, les Tibétains ont continué de protester et de s’immoler par le feu ( 1, 2, 3 ) afin d’attirer l’attention sur les crimes contre l’humanité et autres violations des droits fondamentaux perpétrés par les autorités chinoises au Tibet.

Le pouvoir despotique et les arrestations et les emprisonnements ont perduré et la torture est restée généralisée au cours de détentions préventives durant desquelles les prisonniers sont souvent forcés à faire de faux aveux. Plusieurs cas de torture révélés cette année constituent la preuve accablante de l’inhumanité du système judiciaire chinois. Le recours fréquent à des disparitions forcées garantit une discrétion absolue à des organes de répression et les autorise à soumettre les prisonniers à la torture et à leur refuser le droit à une représentation légale et à un procès équitable.

De nouvelles restrictions se sont exercées sur la liberté de religion et de croyance au travers de l’introduction  de la révision des Régulations sur les Affaires Religieuses. Un contrôle renforcé sur les institutions religieuses indique que le train de mesures sur la gestion des monastères mis en place au cours des 5 dernières années pourrait devenir permanent. Ce qui constituerait un pas de plus vers le contrôle sécuritaire des questions religieuses et culturelles au Tibet, et aurait pour conséquences des violations de plus en plus fréquentes de la liberté religieuse.

L’injuste modèle économique a causé un important appauvrissement de la population tibétaine et a mené à une croissance artificielle de l’économie alimentée par d’importantes subventions d’Etat et par la domination des migrants chinois dans les centres urbains. Les mesures de protection sur de larges portions du territoire tibétain ont eu pour conséquences le déplacement et la relocalisation des nomades tibétains vivant sur les zones de pâturages les plus productives, les privant ainsi de leurs sources de revenus. Les Tibétains ne sont pas impliqués au cours de l’élaboration et de la mise en œuvre des programmes antipauvreté et leurs intérêts de subsistance ne sont ni protégés ni pris en compte.

Accès au rapport dans sa version complète, en anglais