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30/06/17 | 8 h 00 min par Tenzin Monlam

Garnett Genuis, Député canadien, demande à son Gouvernement de pousser au dialogue sino-tibétain

Garnett parle pendant l’heure consacrée à la politique étrangère par la Chambre des communes

Un élu a appelé les autorités canadiennes à ne pas seulement soutenir le dialogue sino-tibétain mais également à approuver l’approche de la « Voie du milieu » du Gouvernement du Tibet. « La politique de la voie du milieu ne demande pas l’indépendance mais une réelle autonomie dans le cadre de la Constitution chinoise. Le Gouvernement canadien a appelé à plusieurs reprises au dialogue, mais je pense qu’il devrait passer à l’étape suivante et approuver cette politique de la Voie du milieu .»  déclarait le député Garnett Genuis (Parti Conservateur du Saskatchewan de la province d’Alberta).

Ce serait conforme au principe d’autodétermination des peuples qui est inscrit dans le droit international et dans lequel ce gouvernement est censé croire » a annoncé Garnett lors de la discussion sur la politique étrangère du Canada à la Chambre des Communes d’Ottawa lundi.

Garnett,  a rencontré au début de cette année le Gouvernement tibétain en exil et le Chef spirituel du Tibet, Sa Sainteté le Dalaï-Lama, a également demandé à son Gouvernement de condamner la démolition de l’Académie bouddhiste de Larung Gar, décidée par le Gouvernement chinois. « En 2016, le Gouvernement chinois a commencé à détruire Larung Gar, l’un des plus grands Centres d’étude du Bouddhisme tibétain au monde, avec pour objectif d’en réduire la taille de 50% et d’en expulser la moitié de ses plus de 10 000 résidents. Les expulsés sont obligés de signer un document qui les engage à ne pas retourner à l’Institut et à ne pas reprendre leurs études religieuses au retour dans leur ville natale».

L‘élu canadien, désigné comme l’un des députés les plus directs de la Chambre des Communes par le magazine Maclean, a également cité le rapport 2016 de la Freedom House qui a classé le Tibet « comme la seconde situation la pire en termes de droits politiques et civils après la Syrie ». « De même, Amnesty International a rapporté les restrictions croissantes que subissent les instituts monastiques du Tibet de la part du gouvernement chinois ».

Il a également suggéré que la Chambre des Communes suive les traces du Parlement Européen qui a adopté une résolution d’urgence sur le Tibet en 2016,  Résolution condamnant la démolition de Larung Gar et demandant la reprise du dialogue entre la Chine et les représentants des Tibétains.

Traduction France Tibet