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07/02/17 | 8 h 00 min

GENEVE / ONU : Le Gouvernement tibétain met en évidence les violations des droits de l’homme au Tibet.

 

Le Tibet auprès des Nations Unies: le renforcement de la sensibilisation aux droits de l’homme au Tibet

Selon les officiels du Bureau du Tibet de Genève, l’Administration Centrale du Tibet -ACT – s’engage dans une démarche importante de renforcement de la mobilisation sur les Droits de l’homme au Tibet auprès des Nations Unies, en prévision du 34ème Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies qui va débuter le mois prochain.

Une délégation de trois membres du Département d’Information et Relations Internationales (DIRI) de l’Administration Centrale  Tibétaine *, c’est à dire le Secrétaire Sonam Norbu Dagpo, le Secrétaire Dhardon Sharling et le responsable des Droits de l’Hommeauprès des Nations Unies, Kalden Tsomo – accompagnés de Nyima Lhamo, la nièce de Tulku Tenzin Delek Rinpoche-, est présente à Genève pour un programme d’une semaine de sensibilisation auprès des missions onusiennes basées à Genève.

D’après le communiqué officiel paru vendredi dernier, en marge de cette campagne de lobbying d’une semaine, le DIRI à l’ONU et le Bureau des Droits de l’Homme, en coordination avec le Bureau du Tibet, vont convoquer une réunion stratégique d’experts des Nations Unies pour élaborer un plan d’actions en faveur de la campagne de l’ACT aux Nations Unies.

« La stratégie à mener sera d’esquisser des mesures concrètes envers cette campagne pour les droits de l’homme au Tibet par l’ACT à l’ONU. Suivant en cela les mécanismes internes à l’ONU, le moment sera d’engager les Nations Unies à chercher une réponse à la situation urgente des droits de l’homme au Tibet » explique Sonam Norbu Dagpo, Secrétaire des Relations Internationales au DIRI.

Le DIRI mettra en relief les violations des droits de l’homme au Tibet, en particulier : la répression religieuse comme à Larung Gar, le système de surveillance, les restrictions de voyage et les confiscations de passeports, les disparitions forcées dont celle du Panchen Lama par exemple, les arrestations et condamnations comme celle du défenseur de la langue tibétaine Tashi Wangchuk, la torture et les morts en prison comme Tulku Tenzin Delek Rinpoche, et les auto-immolations en protestation à la politique répressive de la Chine.

« Le Conseil des Droits de l’Homme aux Nations Unies, dont la Chine est membre, est l’organisme que le Gouvernement chinois cherche à saper. Le DIRI juge significative l’occasion d’en tirer profit pour souligner aux Nations Unies les violations des droits de l’homme au Tibet par la Chine, et faire pression sur ses Etats membres pour la rendre responsable de ses actes et lui faire respecter ses engagements au sein du HCR – Haut Commissariat des Nations Unies aux Réfugiés – » relate Dhardon Sharling, Secrétaire à l’Information du DIRI.

Le Tibet a été envahi par la Chine communiste en 1949. Depuis, 1,2 à 6 millions de Tibétains ont été tués et 6000 monastères détruits ; meurtres, viols, détentions arbitraires, tortures, traitements cruels, inhumains et dégradants ont été infligés aux Tibétains dans leur pays. Pékin continue d’appeler cela « une libération pacifique ».

Traduction France Tibet

  •  A.C.T. Administration Centrale  Tibétaine
  • Image  : La délégation tibétaine rencontre Maza Martelli, Représentant Permanent du Salvador et Président de Conseil des droits de l’ Homme des Nations Unies