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22/07/15 | 15 h 10 min par France Tibet

Les cendres de Tenzin Delek Rinpoché violemment reprises par les autorités. Le Premier Ministre tibétain, Lobsang Sangay, monte d’un ton.

Tenzin Delek Rinpoché, 65 ans, décédé le 12 juillet durant la 13e année d’une peine à perpétuité, a été incinéré par les autorités pénitentiaires de Chengdu le 16 juillet, contre la volonté de sa famille.
À la grande surprise, les cendres initialement remises à la famille pour les apporter dans son Comté natal de Nyagquka ont été reprises de force par les autorités.

Quatre proches de sa famille ,qui étaient restés dans la capitale régionale pour récupérer les cendres, ont été arrêtés en route, dans la nuit du 16 juillet, à Jagsamka ; les autorités les ont obligés à remettre les cendres et ont menacé de les jeter dans la rivière locale,apprenons-nous d’une source en exil. « Nous ne savons pas si les cendres ont effectivement été jetées dans la rivière mais l’incident s’est révélé suffisamment grave »

Le lendemain, Dolkar Lhamo, 55 ans, la soeur de Tenzin Delek Rinpoché et la fille de cette dernière, Nyima Lhamo, âgée d’environ 25 ans ont été arrêtées à Chengdu vers 8h00 du matin, le 17 juillet. « L’action a été très violente, même si le corps n’a pas été remis aux proches ; arracher les restes du corps incinéré qui avaient été remis reste un acte inimaginable et traumatisant » a déclaré Guéshé Jamyang Nyima, notre source en exil.

« Cela reste de l’intimidation pure et déraisonnable,  » ajoute-t-il
Le Premier Ministre Lobsang Sangay a appelé à la libération de la soeur de Tenzin Delek Rinpoché et de sa fille qui auraient été portées disparues après avoir été arrêtées par la police.

«Il est triste d’apprendre la mort de Tulku Tenzin Delek Rinpoché. Nous savions qu’il était gravement malade et ses disciples ont demandé à de nombreuses reprises sa libération anticipée pour raisons médicales […]Le fait qu’il n’ait même pas pu bénéficier d’une libération conditionnelle médicale reflète bien la politique permanente de la ligne dure du Gouvernement chinois. »
L’ombre du doute plane sur la mort, le 12 juillet dernier,  de Tenzin Delek Rinpoché qui purgeait une peine à perpétuité à Chengdu.

Les ongles et les lèvres noires ont orienté la famille sur la piste de l’empoisonnement.
Le Premier Ministre Lobsang Sangay a également vivement critiqué la Chine pour ne pas avoir remis les cendres à sa famille et à ses disciples, précisant que les cendres avaient leur importance dans les rituels bouddhistes tibétains qui doivent accompagner un défunt.