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11/07/16 | 12 h 15 min par Lisa

LHASSA : « Forum sur le développement du Tibet »…133 chercheurs invités venus de 30 pays étrangers

Forum

Plus de 130 chercheurs, officiels et correspondants de plus de 30 pays et régions se sont réunis à Lhassa, capitale de la Région autonome du Tibet, dans le Sud-ouest de la Chine, pour un Forum sur le développement du Tibet.

Les chercheurs ont été très impressionnés par les changements que le Tibet a connus au cours des deux dernières années.

Voyageant dans un convoi de cars, les savants, intéressés par la culture tibétaine, ont été transportés d’un endroit à un autre, pour constater de leurs yeux le développement de la terre sainte du bouddhisme.

Même avec une altitude moyenne de plus de 3600 mètres, la hauteur n’a pas semblé freiner l’intérêt des chercheurs étrangers.

Ainsi d’Albert Ettinger, un savant allemand, qui a été très impressionné par ce qu’il a vu :

« Pour ceux qui lisent souvent les journaux des pays occidentaux, ils seraient certainement stupéfaits par ce qu’ils verraient ici. J’ai lu quelques livres en français et en allemand, et je pense que les auteurs sont tous des porte-paroles du Dalaï-lama. Ces livres disent que les Tibétains vivent comme dans une prison. Ils ignorent le développement économique du Tibet, mais celui qui viendra ici pourra remarquer que le système de transport de Lhassa est très développé, et que la planification urbaine de la ville est également très bonne ».

De même pour Bonaventure Haruna, professeur à l’Université de Jos au Nigeria, qui était heureux de voir le développement au Tibet, comme ses infrastructures toutes nouvelles et toutes sortes d’installations :

« Je ne suis jamais venu au Tibet quand il était dans son état originel. Je préfère que le Tibet se modernise, parce que tout le monde aime le confort. Pourquoi les gens devraient-ils rester privés d’installations qui rendent la vie confortable ? Alors laissez-les en profiter et qu’on leur donne les installations qui rendent la vie des gens confortable ».

En outre, selon ce professeur, l’éducation, en particulier, devrait se voir accorder la priorité car elle a un effet multiplicateur en impactant tous les secteurs et garantit un développement autonome, comme le souhaite le gouvernement régional tibétain.

Dans le contexte de l’initiative chinoise « Une ceinture et une route », David Monyae, co-directeur de l’Institut Confucius de l’Université de Johannesburg en Afrique du Sud, a déclaré que le succès de l’initiative dépend en grande partie de la façon dont la Chine gère ses régions occidentales sous-développées, comme le Tibet. Il a également souligné que les conflits entre le développement économique et la préservation de la culture sont un problème universel, mais que la Chine a bien su le gérer.

« Ce n’est pas une seule affaire chinoise ou tibétaine. C’est un problème mondial. Que faisons-nous lorsque nous modernisons ? Comment pouvons-nous moderniser tout en perpétuant les traditions et la culture ? C’est une question d’équilibre… quand on modernise, il n’est nul besoin de détruire les traditions et les cultures locales. Ce sont seulement les premières phases, et le gouvernement chinois fait très bien les choses. La Chine apprend du monde et le monde apprend de la Chine ».

L’ordre du jour du forum sera axé sur des discussions sur l’esprit d’entreprise et la modernisation industrielle au Tibet, la préservation des traditions, la protection de l’environnement, la participation du Tibet à des projets régionaux d’infrastructures et la lutte contre la pauvreté.

La conférence commencera dans la journée d’aujourd’hui et durera jusqu’à samedi.