Le premier site d'actualité sur le Tibet

www.tibet.fr

16/06/16 | 17 h 55 min

L’Inde s’inquiète d’une cyber-attaque orchestrée par l’armée chinoise

Le quartier général occidental de l’armée chinoise a lancé une cyber-attaque visant les entreprises et le Gouvernement indiens, en ciblant tout particulièrement le Département de la Défense, qui supervise le pays.
Celui-ci a donné l’alerte à New Delhi, rapportait newindianexpress.com, le 12 juin dernier. L’article ajoute que l’Armée indienne, la Marine et les forces aériennes ont publié un rapport décrivant une APT (Advanced Persistent Threat, autrement-dit une Menace Perfectionnée Persistante), ici un groupe chinois appelé Suckfly basé dans la région de Chengdu qui visait les entreprises indiennes et ciblait le Gouvernement.
Suckfly, explique le site internet, est impliqué dans le cyber-espionnage via l’envoi d’un virus informatique appelé Nidiran.
L’article cite le rapport militaire en affirmant que le groupe a volé des certificats de programmes administratifs d’entreprises en développement en Corée du Sud et les utilise pour camoufler ses attaques.

« Des informations sensibles provenant des ordinateurs piratés et des réseaux ont filtré, et ces informations sont utilisées pour nuire à la sécurité nationale et au développement économique » confirme le Ministère de la Défense indien.

L’ APT, comme nous le savons, est une cyber-attaque où une personne non-autorisée accède à un réseau protégé tout en restant indétectable sur une longue période de temps. Le but d’une attaque APT est de voler des données au lieu d’endommager le réseau ou de nuire directement aux entreprises.

Le rapport indique également que « le groupe Suckfly a réussi à pirater le réseau en infectant des ordinateurs des deux gouvernements et des entreprises indiennes impliquées dans le commerce en ligne, la finance, les livraisons et la technologie. Soupçonner le personnel militaire est envisageable, car il manipule des données à la nature sensible. »

Les Agences indiennes de Sécurité Nationale ont reçu la consigne d’être particulièrement vigilantes à la réception des derniers rapports, car la cyber-attaque provenait du Quartier général de l’Armée de Libération du Peuple Chinois et du Commandement militaire de Chengdu – d’où est originaire l’attaque – responsable de la sécurité le long du secteur Est de l’Inde, dans la région du Tibet, y compris l’Etat indien de l’ Arunachal Pradesh, Etat revendiqué par la Chine comme une partie du Sud du Tibet.

Traduction France Tibet