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26/10/17 | 11 h 26 min

L’ONU soulèvent la question épineuse des droits de l’homme au Tibet

Plusieurs États membres de l’ONU dont les États-Unis, le Royaume-Uni, la Suisse et l’Allemagne ont exprimé début octobre leur inquiétude face à la détérioration du respect des droits de l’homme lors de la 36ème session du Conseil des droits de l’homme.

Selon le Bureau d’information de l’Administration Centrale Tibétaine les délégués américain et allemand ont en particulier évoqué la sinistre situation des droits de l’homme au Tibet et dans la région autonome du Xinjiang.

Le délégué de l’Allemagne a appelé la Chine à libérer tous les défenseurs des droits de l’homme détenus comme Tashi Wangchuk, et a exhorté la Chine à autoriser le Haut-Commissaire aux droits de l’homme ainsi que son équipe à visiter et effectuer un rapport au Tibet.

« L’Allemagne reste profondément préoccupée par les violations généralisées des droits de l’homme en Chine, en particulier au Tibet, au Xinjiang et dans les régions voisines, y compris les atteintes à la liberté de religion dont témoigne Larung Gar », a également déclaré le délégué allemand.

Le délégué des Etats-Unis a exprimé son anxiété concernant les avocats et activistes en Chine qui sont arbitrairement détenus, torturés et forcés à avouer des accusations forgées de toute pièce dans les médias contrôlés par l’Etat . Il a ajouté que des conditions proches de la loi martiale étaient imposées au Xinjang et dans certaines régions tibétaines.

De même, le délégué du Royaume-Uni a partagé ses inquiétudes concernant les restrictions aux libertés civiles et politiques en Chine et le maintien en détention des avocats et des défenseurs des droits de l’homme. Le délégué a exprimé sa tristesse face à la mort du prix Nobel de la paix, Liu Xiaobo, et a exhorté la Chine de cesser la détention forcée et arbitraire de sa veuve Liu Xia.

L’Union européenne a rappelé à la Chine la nature inaliénable du respect de la diversité culturelle et de la liberté de religion. L’UE a en outre souligné que la Chine devait traiter les défenseurs des droits de l’homme comme Tashi Wangchuk, et aussi arranger la législation chinoise sur les ONG étrangères de manière à ne pas entraver le développement de la société civile indépendante.

Le prince Zeid Ra’ad Al Hussein, haut-commissaire des droits de l’homme aux Nations unies, a évoqué la question du Tibet et des cas de Tulku Tenzin Delek Rinpoché ainsi que de Tashi Wangchuk dans sa déclaration écrite du 11 septembre, exhortant la Chine à lutter contre les mauvais traitements et les morts en détention.

Zeid Ra’ad Al Hussein a déclaré: «La récente mort en détention de Liu Xiaobo,prix Nobel de la paix, a choqué de nombreuses personnes à travers le monde, tout comme les décès de Cao Shunli en 2014 et de Tenzin Delek Rinpoché en 2015».

Traduit par Maxime Belhache pour France Tibet