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15/02/18 | 14 h 34 min par Dawa Dolma / Traduction France Tibet

Un moine tibétain se rendant au Tibet depuis l’Inde, avec des papiers en règle, porté disparu, avait été arrêté sans chef d’inculpation

Tashi Choeying, photo fournie par un auditeur de RFA

Des sources tibétaines nous révèlent qu’un moine tibétain, porté disparu depuis plus d’un an, alors qu’il se rendait en visite dans sa famille au Sichuan, depuis l’Inde, s’est avéré être incarcéré par la police chinoise, sur un chef d’inculpation inconnu.

Tashi Choeying, inscrit au cCllège monastique de Ganden Jangtse, dans le sud de l’Inde, a disparu après avoir été placé en détention par la police le 21 novembre 2016, selon le témoignage d’un Tibétain en exil auprès du Service Tibet de RFA, citant lui-même certains de ses contacts dans la région tibétaine.

« Il retournat au Tibet pour rendre visite à ses parents et à sa famille, et un mois après son arrivée, les autorités locales l’ont soudainement arrêté sans lui donner d’explications » révélait une source proche de Radio Free Asia, témoignant sous le couvert de l’anonymat.

« Il a été détenu au secret jusque fin 2017, lorsque l’un de ses compagnons de détention a été libéré de la prison de Dartsedo et est parvenu à transmettre un message à la famille de Choeying, dans lequel il leur faisait savoir qu’il était détenu au secret », déclare la source.
Selon ce témoignage, ce n’est qu’à ce moment-là que la famille de Choeying a appris qu’il avait été condamné à une peine de 6 ans d’emprisonnement, le 21 novembre 2017, après avoir été inculpé, sans motif connu.

Choeying, âgé de 37 ans et originaire du comté de Tawu (Daofu en chinois) dans la préfecture sichuanaise de Kardze (Ganzi) dans la Région Autonome du Tibet, s’était rendu dans sa ville natale muni de documents de voyage en règle, établis par l’ambassade de Chine en Inde, a affirmé cette source.

« Mais, a-t-il précisé, il a été détenu, illégalement, pendant un an par les autorités chinoises sans aucune charge d’accusation, puis le verdict lui a été communiqué.»

Des sources proches de Choeying affirment que durant son séjour en Inde, il a peut-être évoqué auprès des média le mouvement de protestation contre la présence chinoise à Tawu et dans d’autres régions tibétaines de Chine, qui se traduit par des auto-immolations, et son arrestation serait peut-être la conséquence de ce témoignage, selon la source proche de RFA.

« Tous ceux qui le connaissent disent que c’est un moine poli et d’une intégrité parfaite. C’est une personne affable avec un fort sentiment patriotique et un amour profond pour son peuple et pour la langue et la culture du Tibet, » a-t-il déclaré.

Des manifestations sporadiques remettant en cause l’autorité de Pékin n’ont jamais cessé dans les régions de Chine habitées par des Tibétains depuis que des mouvements de protestation de grande ampleur ont balayé la région en 2008

Rapporté par Dawa Dolma pour le Service Tibet de Radio Free Asia.

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