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10/11/17 | 19 h 13 min

En ne fournissant pas les données hydriques promises à l’Inde, la Chine cherche-t-elle à resserrer la pression sur l’Inde ?

cet article date du 18 Août 2017, par conséquent la situation au Doklam n’était pas résolue, toutefois il nous semble important de vous le présenter du fait de l’information supplémentaire sur l’eau.

Source : Hindustan Times Updated: 18 Août 2017 23:51 IST

Traduction France Tibet 10 Novembre 2017

 New Delhi

Le manquement chinois survient à la suite du face à face entre les deux armées dans le secteur du Sikkim suite à une tentative d’annexion du territoire de Doklam au Bouthan par la Chine.

Le Ministère des Affaires Etrangères a informé que, malgré un accord bilatéral, lInde n’a pas reçu les informations hydriques de cette année par la Chine. Le Ministère maintient qu’il est « prématuré » de lier les récentes inondations dans le pays avec cette rétention d’informations.

Cette situation survient en toile de fond de l’affrontement toujours en cours entre la Chine et l’Inde à Doklam, dans le secteur du Sikkim.

Le porte-parole du Ministère, Raveesh Kumar, n’a pas non plus confirmé si le Premier Ministre Narendra Modi se rendra en China pour le prochain sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud ). Au sujet du conflit au Doklam, il parla d’un problème sensible, le gouvernement continuera à s’engager à trouver une issue mutuellement acceptable avec la Chine. La paix, continua -t-il, est un pré-requis nécessaire avec la tranquillité pour le développement apaisé des relations bilatérales.

Toutefois, quand interrogé sur la fin de cette confrontation, il répondit :  » Je ne suis pas un astrologue. Je ne peux donc pas prédire. »

A la question de savoir si la Chine a partagé ses données hydrométriques avec l’Inde, dans le contexte des inondations en Assam, le porte-parole a répondu qu’il existait une collaboration d’experts depuis 2006 et qu’il existe deux mémorandum d’entente. Dans ce sens, la Chine s’engage chaque année entre mai et octobre a partagé ses données hydriques sur les fleuves de la Sutlej et du Brahmapoutre.

 » Cette année, nous n’avons reçu aucune donnée hydrique de la part de la Chine », déclara M. Raveesh Kumar. De plus, continua-t-il, il est prématuré d’établir un lien avec les inondations de l’Assam, des  » raisons techniques » pouvant être à l’origine de cette non-communication.

Il en profita pour affirmer que dans le cadre des inondations du Bihar, l’Inde travaille avec le Népal à l’échelle des techniciens et de l’Etat.

Au sujet du communiqué japonais à propos de la confrontation du Doklam, M. Kumar a maintenu sa posture diplomatique, disant que la réaction du Japon parle pour elle-même. Le porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères déclara qu’aucun pays ne devrait utiliser des forces de manière unilatérale pour déstabiliser le statut du Doklam.

M. Raveesh Kumar a refusé de donner des détails sur les pourparlers au sujet de ce problème.

De même, refusant de donner des détails sur le face à face des troupes frontalières chinoises et indiennes le 15 Août au Ladakh, M. Le porte-parole a déclaré :  » Ces incidents ne sont dans l’intérêt d’aucun des partis. » Toutefois, il insista sur le fait qu’il ne fallait pas faire de liens avec d’autres événements qui ont lieu dans d’autres secteurs, référence apparente au conflit en Doklam.

Le Doklam est un territoire que se disputent la Chine et le Bouthan, ce dernier étant la raison de l’implication indienne.

« Nous reconnaissons que le Doklam est un territoire que se disputent le Bhoutan et la Chine, lesquels pays sont engagés dans des pourparlers…. Nous prenons en compte le traité qui lie le Bhoutan et l’Inde et motive le déploiement des troupes indiennes, a déclaré Kenji Hiramatsu, ambassadeur japonais en Inde. Le Japon est la première puissance d’importance à parler officiellement au sujet du Doklam.

La semaine dernière, le gouvernement Bhoutanais a réfuté la déclaration du Ministre des Affaires Etrangères chinois annonçant le conflit dans la zone du Doklam, secteur du Sikkim, hors du territoire national Bhoutanais.

Wang Wenli, diplomate chinois de haut rang, directeur général du Département des Affaires aux Frontières et dans les Océans au sein du Ministère des Affaires Etrangères, a déclaré que le Bhoutan avait confié à Pékin « par voie diplomatique que la zone de conflit n’était pas sur son territoire. »

Le porte-parole énonça qu’aucun pays ne devrait utiliser la force pour modifier le statut du Doklam. L’Inde s’oppose à la construction d’une route chinoise en Doklam, projet rejeté aussi par le Bhoutan, car elle y distingue une stratégie pour modifier le statut de cette zone à trois frontières, ce qui implique de façon considérable la sécurité intérieure de l’Inde. L’Inde évoque un accord de 2012 avec la Chine où pour toute modification du statut de cette zone tri-frontalière, le Bhoutan devrait être consulter.

M. le porte-parole ajouta que le Japon salue la volonté du Ministre Indien des Affaires Etrangères, Sushma Swaraj de trouver une solution à ce conflit par la voie diplomatique.

A savoir, si ce conflit au Doklam fait parti d’un plan plus vaste de revendication territoriale, M. Raveesh Kumar répondit qu’il n’est pas si facile d’établir ces liens et certains événements sont interprétés tels qu’ils sont. De son côté, le Japon est tourmenté par la Chine dans la Mer Orientale de Chine pour des revendications de territoires.

Sur une dernière question au sujet du projet chinois « One Belt, One Road », (NdT une volonté de Xi Xiping de faire renaître les anciennes routes de la soie, le journaliste indien ici parle de projet vaniteux, étant donné les conséquences d’encerclement plus grandes pour l’Inde par la superpuissance chinoise et ses alliés ), M. le porte-parole répondit que l’Inde et le Japon échangent beaucoup à ce sujet. Le Japon s’était rendu à la conférence sur OBOR, ( pour en savoir plus : http://www.css.ethz.ch/content/dam/ethz/special-interest/gess/cis/center-for-securities-studies/pdfs/CSSAnalyse195-EN.pdf ) au contraire de l’Inde, cela était toutefois entendu entre alliés. M. Kumar souligna également que le Japon surveillait de près le développement des infrastructures chinoises ( dans le cadre de ce projet ).

Enfin, toujours au sujet de l’OBOR, M. Le Porte Parole du Ministère des Affaires Etrangères a souligné que les deux pays regardaient de près les conditions de prêts, les implications environnementales et le respect des accords internationaux et des lois nationales