Le premier site d'actualité sur le Tibet

www.tibet.fr

08/09/17 | 9 h 03 min

Des nomades tibétains ont été forcés de quitter leurs pâturages

Dans une zone peuplée de Tibétains au nord ouest de la province du Qinghai, les autorités forcent les éleveurs à abandonner leurs terres de pâtures traditionnelles en leur imposant d’importantes amendes et en menaçant de prison toute personne n’ayant pas quitté les zones interdites, rapportent des sources au Tibet.

Aucune explication n’a été donnée suite à cette injonction de déménager des pâturages de la préfecture de Golog dans le xian de Darlag ou pour justifier l’expulsion d’un autre groupe de nomades de leurs camps d’hiver, selon le témoignage d’une source au service Tibet de la RFA.

« Chez les nomades tibétains, il est d’usage de laisser paître librement le bétail dans les pâturages en été pendant deux mois et 20 jours à la fin du mois de juin ou début juillet, » a ajouté la source de la RFA ,sous couvert d’anonymat.

« Mais cette année, alors qu’ils étaient dans les pâturages, les autorités locales chinoises leur ont ordonnés de quitter les lieux », précise la source.

La date butoir fixée par les autorités était le 23 août, pourtant à cette date certains nomades n’avaient pas quitté les pâturages. »

« De ce fait, les autorités accompagnées des forces de police ont menacé les nomades toujours sur place, pour finalement les forcer à partir en leur infligeant à chacun une amende 1000 yuans (128 euros) ».

Nulle part où aller

Les nomades vivant dans les villages de Horkor et Takor dans le xian de Darlag ont pendant ce temps-là été forcés de déménager, rapporte la source à la RFA.

« Mais ils n’ont nulle part où aller et font maintenant face à un harcèlement constant de la part du pouvoir en place. »

« Ils sont très inquiets à propos de ce qui va leur arriver ensuite, » a t-elle ajouté.

Les nomades tibétains sont à présent bannis de leurs pâturages et ont du déménager « des meilleurs pâtures de tout le plateau tibétain, et particulièrement des préfectures de Yulshul et Golog », a expliqué à la RFA Gabriel Lafitte, spécialiste de l’environnement sur le plateau tibétain.

Les autorités chinoises affirment que la relocalisation des nomades leur offre un apprentissage professionnel et un accès à plus de débouchés, selon Lafitte « En réalité, la relocalisation des nomades leur offre peu d’opportunités d’entrée dans l’économie moderne. »

Traduction France Tibet