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08/01/19 | 13 h 28 min par France Tibet

PARIS : Alain Kremski, compositeur, pianiste et ami du Tibet nous a quittés.

Cérémonie musicale au crématorium du Père Lachaise, jeudi 10 janvier, 10h30. 

C’est avec une grande tristesse que France Tibet apprend le décès brutal d’ Alain Kremski, compositeur et ami, fervent défenseur de la culture tibétaine et engagé de longue date avec France -Tibet.

Grande tristesse et immense respect pour l’artiste et pour l’homme extraordinairement généreux. Un grand Monsieur !

                                                       

 

Faites entrer les musiciens pleure un des ses artistes membres les plus talentueux et attachant.

Ci dessus, le jour de son concert pour Faites entrer les musiciens!

C’est avec une grande tristesse que France Tibet apprend le décès brutal d’ Alain Kremski, compositeur et ami, fervent défenseur de la culture tibétaine et engagé avec France Tibet.

Avec notre ami Francis Longavesne, de France Tibet Nord Pas de Calais, plusieurs concerts avaient été organisés : piano, bols chantants  tibétains et gongs japonais.

En juin 2016, la toute première Nuit du Tibet à Paris, près du Lac de Daumesnil, au Bois de Vincennes, Alain Kremski  et d’ autres artistes se mobilisaient pour le Tibet : Alain Kremski avec Hilight Tribe, Shaka Milo, Conti Bilong, Soaud Asla, Kolinga, Tara & Norling, Myriam Laurenc

France Tibet présente à sa famille,  à ses amis et à la grande famille du Conservatoire des Beaux Arts ses condoléances attristées.

 

Le compositeur et pianiste Alain Kremski lors du concert « Le feu des visions » au Collège des Bernardins

Le compositeur et pianiste Alain Kremski, passionné de musiques sacrées et d’écriture chorale mais aussi inspiré par les cloches d’Iran et les bols tibétains, est décédé vendredi, a-t-on appris dimanche auprès de l’Académie des Beaux-Arts.

Cet élève de Darius Milhaud, 1er Grand Prix de Rome en 1962, est mort à l’âge de 78 ans des suites d’un accident vasculaire cérébral survenu peu avant un concert qu’il devait donner sur l’Île Saint-Louis.

Alain Kremski a composé de nombreuses oeuvres pour les cloches d’Iran et les bols chantants tibétains. Il était également inspiré par les musiques de l’Inde.

Biographie :

Alain Kremski-Petitgirard

 Ce compositeur français est né en 1940 : il est le fils du pianiste Serge Petitgirard et le frère aîné du compositeur Laurent Petitgirard ; il adopta le nom de sa mère, Kremski. Après des études classiques, il s’orienta vers une voie originale : fasciné par les musiques extrêmes-orientales (et en particulier tibétaines), il conçoit des oeuvres pour bols chantants et gongs qui ne plagient pas les musiques des rituels tibétains, mais affirment leur attachement à une tradition de spiritualité, qu’elle soit occidentale ou orientale.
Etrange parcours que celui de Alain Kremski.. Après des études brillantes où il est encouragé par de nombreuses personnalités (Igor Stravinsky, Nadia Boulanger, Darius Milhaud, Olivier Messiaen), il délaisse les chemins d’une carrière toute tracée pour explorer l’univers mystique de SONS des cloches de temples, gongs, bols chantants tibétains, fasciné par les musiques et instruments d’Asie comme l’avaient été Debussy par les orchestres et les percussions de Java.
Comme Debussy, d’ailleurs, il remporte le premier grand prix de Rome de composition (1962) et séjournera trois ans à la Villa Médicis, où il se lie d’amitié avec le peintre Balthus, qui lui communique sa passion pour la peinture, la sculpture, la littérature et les voyages…
Les oeuvres de Kremski pour bols chantants tibétains et gongs puisent autant leur inspiration dans les musiques de l’Inde, de Bali ou du Japon, que dans les chants grégoriens anciens ou les musiques du Moyen-Age. En aucun cas, elles ne cherchent à évoquer les musiques sacrées tibétaines qui obéissent à des lois strictes et accompagnent des rituels. Mais avec ces musiques, Alain Kremski espère rendre hommage, modestement, à sa manière, à la civilisation tibétaine qui contient et véhicule des trésors d’une haute spiritualité qu’il est précieux pour l’occident de sauver et de préserver.
Pour cette instrumentarium de bols chantants tibétains et gongs, il écrit des musiques extrêmement précises et codifiées, qui peuvent être jouées selon les différentes partitions par deux, trois, cinq joueurs ou plus. Mais il compose également pour orchestre, chœurs, musique de chambre, piano.
Oeuvres :
Orchestre
Hommage à Kandisky
Exil, pour 30 violoncelles, 10 contrebasses et 2 percussions
Chemins célestes, pour 2 joueurs de bols tibétains, violon, orchestre à cordes et percussion (1991)
Sur le chemin des nuages blancs, pour piano, bols tibétains, gongs et orchestre à cordes
Les Révoltés, ballet pour 5 percussions, cordes, 6 flûtes, 6 cors, 6 trompettes et 6 trombones
Musique de chambre
Le Livre de la grande pureté, pour instruments tibétains
Méditation, pour instruments tibétains
Rivages, pour 8 contrebasses
Aor, pour orgue, 2 joueurs de bols tibétains, cloches et gongs (1992)
Tibet, terre d’exil, terre d’oubli, pour 2 pianos
Shambala, pour piano et 5 joueurs d’instruments tibétains
Musique vocale
Paysage sacré, pour choeur mixte, cordes, flûtes, 2 pianos, 3 percussions, carillon ou jeu de cloches

Mis à jour le 30/12/2018 à 11H15, publié le 30/12/2018 à 11H10