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12/10/17 | 18 h 24 min

PEKIN : Ne pas céder à « l’anesthésie spirituelle » en « priant Dieu et en adorant Bouddha »…, telle est la mise en garde de Pékin pour les hauts responsables du Parti communiste chinois, à la veille du 19ème Congrès…

Les délégués lors de l'ouverture de la cinquième session de la douzième Conférence consultative politique du peuple chinois, le 3 mars 2017.

Le Parti communiste réitère sa position contre la religion

Les hauts responsables du Parti communiste chinois (PCC) doivent prendre garde à ne pas céder à « l’anesthésie spirituelle » en « priant Dieu et en adorant Bouddha », prévient jeudi un éditorial publié dans le Quotidien du Peuple qui rappelle que le communisme ne peut être dissocié de l’athéisme et affirme que la superstition est l’une des origines de la corruption.
La liberté de culte est officiellement garantie en Chine, mais les membres du PCC sont tenus de rester athées et il leur est expressément interdit de céder à la superstition, par exemple en consultant des voyants. Selon le Quotidien du Peuple, les responsables tombés en disgrâce pour avoir cédé à la corruption avaient souvent également participé à des « activités superstitieuses féodales ».
« De fait, certains responsables se rendent parfois dans des monastères, prient Dieu et adorent Bouddha », dit le journal chinois qui cite l’exemple de Li Chuncheng, ancien dirigeant-adjoint du PCC dans la province du Sichuan, condamné en 2015 à 13 ans de prison pour corruption et abus de pouvoir. Selon le journal, il était également féru de feng shui, une discipline chinoise traditionnelle.
Mao Zedong, fondateur de la Chine moderne, a interdit le recours à la voyance, mais les pratiques traditionnelles ont peu à peu fait leur retour avec l’ouverture du pays à la fin des années 1970. Le Quotidien du peuple écrit que les responsables du PCC doivent garder en mémoire les mots de Karl Marx qui déclarait que « le communisme commence immédiatement avec l’athéisme ». « La superstition est une pensée polluante et une anesthésie spirituelle qui ne peut pas être sous-estimée et qui doit être intégralement purgée », dit le journal.
Les délégués lors de l’ouverture de la cinquième session de la douzième Conférence consultative politique du peuple chinois, le 3 mars 2017. (Crédit : Ge jinfh / Imaginechina / AFP).

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