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13/11/18 | 17 h 30 min par Jonathan Watts et Ouest France avec AFP.

PEKIN, Défenseurs de la Nature et tollé mondial … donc report de levée de l’interdiction de vente de produits issus des tigres et rhinocéros.

Les militants saluent la Chine pour suspension de la levée de l’interdiction de l’ utilisation des produits à base de rhinocéros et de tigres.

Les experts de la faune avaient déclaré que la levée de l’interdiction pourrait avoir un impact dévastateur sur les populations sauvages de tigres.

 Photo: Nicolas Asfouri / AFP / Getty images

Les groupes de protection de la nature se sont félicités du retournement apparent de la Chine concernant l’utilisation des produits du rhinocéros et du tigre dans la médecine traditionnelle.

Le gouvernement chinois a annoncé lundi qu’il reporterait le plan de levée de l’interdiction des animaux en voie de disparition pendant 25 ans, à la suite d’une tempête de protestations internationales .

Le mois dernier, des responsables ont annoncé que la Chine introduirait des quotas pour les parties du corps de tigre et de rhinocéros afin de mieux gérer le commerce, mais les experts en matière de faune ont averti que cela pourrait avoir un impact dévastateur sur les populations sauvages, car il ouvrirait le marché et encouragerait le braconnage en Afrique et en Afrique. Asie.

Dans une déclaration cette semaine , le secrétaire général adjoint du Conseil des Affaires d’Etat, Ding Xuedong, a déclaré que la modification de la réglementation serait différée, sans toutefois préciser pour quelle raison ni pour combien de temps.

Paul De Ornellas, conseiller principal pour la faune sauvage au WWF, a déclaré : «Le rôle de la Chine dans la lutte contre le commerce illégal d’espèces sauvages est crucial et nous nous félicitons de la décision de reporter la levée de l’interdiction d’utiliser des os de tigre et des cornes de rhinocéros dans les hôpitaux. Il est important de faire passer le message le plus fort : la valeur des populations sauvages de tigres et de rhinocéros et de leurs écosystèmes est bien supérieure à celle de leurs os et de leurs cornes.»

Le répit peut encore s’avérer temporaire. Le président chinois, Xi Jinping, est un fervent partisan de l’industrie chinoise de la médecine traditionnelle, dont certaines veulent plus d’approvisionnement des nombreuses fermes de tigres du pays.

 

(Photo d’illustration) | AMIR COHEN / REUTERS

La Chine fait marche arrière : elle va maintenir pour l’instant l’interdiction totale du commerce de produits issus du tigre et du rhinocéros, après le tollé suscité par l’annonce de son assouplissement, a indiqué lundi 12 novembre un haut responsable dans une interview.

Le gouvernement avait annoncé fin octobre que la vente de produits tels que l’os de tigre ou la corne de rhinocéros pourra être autorisé dans des conditions « particulières » : la recherche scientifique, le commerce d’œuvres d’art ou encore la recherche et les traitements médicaux.

Cette décision avait provoqué la colère d’associations de défense des animaux sauvages, certaines parlant alors « d’arrêt de mort » pour ces espèces en danger.

Lutte contre le commerce illégal

Mais dans une interview publiée lundi par l’agence de presse officielle Chine nouvelle, un haut responsable gouvernemental a indiqué que la nouvelle réglementation n’était pas appliquée.

« Après étude, la publication des règles détaillées a été reportée », a indiqué Ding Xuedong, le secrétaire général adjoint du Conseil des affaires d’État – le cabinet ministériel chinois.

Les « interdictions continueront à être appliquées », a-t-il ajouté, en référence à l’importation, à l’exportation, à la vente, au transport ou encore à l’utilisation de produits issus de tigres ou de rhinocéros.

Selon le haut responsable, la lutte contre le commerce illégal de ces produits se poursuivra et les actes illégaux seront « traités avec sévérité ».

Grande demande en Chine

Il existe une demande persistante en Chine pour des produits dérivés du tigre et du rhinocéros, parés de pouvoirs très controversés, notamment aphrodisiaques ou contre le cancer.

La Chine interdit totalement depuis 1993 le commerce de corne de rhinocéros et d’os de tigre. Mais le marché noir a remplacé dans une certaine mesure le commerce légal.

Le nombre de tigres élevés en captivité dans le pays a fortement augmenté ces dernières années : on en compte aujourd’hui plus de 6 000, alors que la planète n’abriterait plus au total qu’un peu plus de 3 000 individus en liberté.

Quant aux différentes espèces de rhinocéros, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) les classe en catégories « vulnérable »« quasi-menacée » ou « en danger critique d’extinction ».

La Chine a déjà pris des mesures de protection d’espèces sauvages menacées. Elle a notamment interdit totalement fin 2017 la vente et la transformation de l’ivoire d’éléphant, après avoir déjà banni son importation en 2015.

Ouest France avec AFP.

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