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29/12/17 | 19 h 43 min par Tenzin Monlam

Un prisonnier politique malade interrogé pour avoir prétendument partagé des informations à l’extérieur du Tibet

Shonu Palden. Photo-TCHRD

Les autorités chinoises ont assigné à résidence un ancien prisonnier politique tibétain après l’avoir interrogé pendant des heures pour avoir prétendument envoyé des informations hors du Tibet, a rapporté le Centre Tibétain pour les Droits de l’Homme et la Démocratie (TCHRD).

Shonu Palden, 40 ans, aurait été interrogé sur un rapport publié le 18 décembre par l’organisationTCHRD, basée à Dharamshala, détaillant les difficultés auxquelles lui et sa famille ont été confrontés suite à son emprisonnement et le refus d’admission à l’ école de sa fille de 8 ans.

« Les officiers [chargés de l’interrogatoire] ont insisté sur le fait qu’il y avait un » objectif politique « derrière ce partage d’informations avec des étrangers », selon une source fiable |[qui s’est adressée] à TCHRD sous couvert d’anonymat.

Ce père de trois enfants, assigné à résidence par les autorités chinoises du canton de Machu dans la Préfecture autonome tibétaine de Kanlho de la province de Gansu, a été « sévèrement réprimandé » pour avoir partagé des « détails superflus » avec des étrangers.

Selon le rapport du TCHRD, il a été convoqué au poste de police du canton de Bhelpan à 10 heures (heure locale), où il a été interrogé par la police et un groupe d’officiers du Bureau de la Sécurité Publique (PSB) du Comté et de la préfecture jusqu’à 19 heures. (heure locale) hier.

Dans le cadre d’une enquête plus approfondie, le PSB a confisqué son téléphone et lui a ordonné de ne pas quitter son domicile jusqu’à nouvel ordre.

Tout en exhortant les autorités chinoises à cesser les actions de représailles contre Shonu et à lui fournir des soins médicaux appropriés, le TCHRD a déclaré: « Il est inacceptable qu’un enfant soit puni pour les activités politiques de son père. Les autorités chinoises ne peuvent plus ignorer et discréditer les griefs authentiques et toujours croissants des Tibétains en les plaçant sous le sceau trompeur des soi-disant «crimes de sécurité nationale».

L’ancien prisonnier politique âgé de 40 ans avait été libéré le 24 juillet 2013 avant la fin de sa peine d’emprisonnement, afin d’éviter sa mort en détention et a dû resté alité depuis lors, en raison de sévères tortures subies et de mauvaises conditions de détention dans la prison chinoise.

Il avait été arrêté le 18 juin 2012 et condamné à deux ans et neuf mois de prison pour avoir mené les manifestations de mars 2008 dans le Comté de Machu.

Image : Shonu Palden, prisonnier politique malade interrogé pour avoir prétendument partagé des informations à l’extérieur du Tibet.
[Jeudi 28 décembre 2017 18h12]

DHARAMSHALA, 28 décembre

Traduction France Tibet