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03/02/18 | 11 h 47 min par Yangdon Demo,

Une religieuse tibétaine meurt des suites d’années de mauvais traitement en prison

Ngawang Tsomo sur une photo non datée

Ecrit le 31 janvier 2018

D’après des sources tibétaines, une nonne tibétaine et ancienne prisonnière politique est décédée des suites de complications d’une maladie chronique développée suite à des tortures et ses pitoyables conditions d’incarcération. Elle avait été incarcérée sept ans pour avoir appeler à la fin du régime chinois au Tibet.

Ngawang Tsomo, 51 ans, est décédée le 27 janvier à Phenpo Lhundrub (Linzhou en chinois) dans la région autonome du Tibet (capitale, Lhassa), alors que son état de santé avait commencé à se détériorer l’an passé.

« L’été, lorsque que son état de santé est devenu critique, elle est venue faire une retraite dans le comté de Phenpo Lhundrub. »

« Elle a développé des maux de tête aigus lors de son séjour en prison et, après sa sortie, elle était incapable de trouver des médicaments efficaces pour traiter sa santé défaillante… Comme sa santé est récemment devenue critique, elle a été emmené à l’hôpital de Phenpo Lhundrub, mais elle est mort dans le couloir alors qu’elle attendait pour un traitement. »

La cause de sa mort n’a pas été identifiée dans l’immédiat.

D’après les sources, Tsomo a été arrêtée en 1993 et incarcérée au centre de détention de Gutsa après avoir participé à une manifestation pacifique à Lhassa pour demander la fin du régime chinois au Tibet. La court la condamna à 7 ans de prison lors d’une « parodie de justice, sans le respect des procédures » avant d’être déplacée sur la prison de Drapchi, à Lhassa.

«Lors de son séjour à Drapchi, comme tous les autres prisonniers politiques, elle endura les traitements inhumains des gardiens de prison chinois. »

Tsomo faisait parti d’un groupe de prisonniers qui avaient appelés à la liberté du Tibet en 1998 après que les responsables de la prison tentèrent de les forcer à saluer le drapeau chinois et à chanter l’hymne nationale. Les gardiens tirèrent, tuant deux prisonniers, toujours selon les sources anonymes.

« Les survivants ont été placés sous garde rapprochée et ont grandement souffert sous la rétorsion des fonctionnaires chinois. »

« Bien qu’elle ait survécu à ce supplice, Ngawang Tsomo faisait partie de ceux qui ont été victimes des autorités chinoises. »

Elle a été libérée en 2 000 à la fin de sa peine mais « son séjour en prison eût un coup énorme pour sa santé physique, elle devint malade chronique du fait des tortures et des souffrances subies en détention, » selon une source.

De plus, Tsomo fut empêchée de retourner dans son ancien monastère du fait d’une loi interdisant les anciens prisonniers de retourner vivre dans leurs établissement religieux et a d faire face à de nombreux défis au sein de la société… gagnant sa vie de petits boulots durant toutes ces années. »

« Elle subit tant de difficulté durant son vivant, que même si elle nous a quitté^s, son héritage et son courage ne seront pas oubliés pour les générations à venir, » confia une source.


Reportage de Yangdon Demo pour RFA’s Tibetan Service. Traduit en anglais par Dorjee Damdul. Ecrit en anglais par Joshua Lipes.

Traduction en français France Tibet