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22/09/17 | 17 h 39 min par Tenzin Dharpo

Selon un membre du Parlement tibétain qui vit en Australie, l’influence de la Chine grandi dans le pays

Michael Danby, membre du Parlement avec la membre du parlement tibétain en Australie et manager des campagnes de l’ATC Kyinzom Dhongdue, au lancement du rapport à la Maison du Parlement de Canberra, le 13 septembre.

L’influence chinoise dans les institutions politiques et éducatives de l’Australie atteint « un niveau alarmant » selon la parlementaire tibétaine et Directrice des Campagnes du Conseil tibétain d’Australie (Australia Tibet Council), Kyinzom Dhongdue.

Un rapport intitulé « Le silence de l’Australie sur le Tibet : comment la Chine façonne nos programmes » a été présenté par l’ATC,  à Canberra, le 13 septembre dernier.

Le Rapport met en évidence que l’emprise de la Chine sur différents médias d’importance en Australie est en fait bien plus importante que ce qu’elle semblait être jusqu’ alors. Ce Rapport perspicace examine comment des hommes d’affaires fortement liés au Gouvernement chinois ont été les principaux donateurs étrangers des partis politiques du pays alors que les institutions financées par le Gouvernement chinois sont très répandues dans les Universités du pays.

L’homme d’affaire chinois Chau Chak Wing a donné plus de 4 millions de dollars au Parti Travailliste de 2006 à 2016 tandis que Huang Xiangmo a donné plus de 2,6 millions de dollars aux Partis politiques majeurs depuis 2012, stipule le rapport de l’ATC.

Le Gouvernement chinois a fondé les Instituts Confucius qui sont un exemple classique de l’offensive douce de la Chine : ses 14 banches dispersées sur tout le continent colportent les programmes du PCC, toujours selon ce Tapport. Le nombre d’étudiants chinois a atteint un pic l’an dernier atteignant 46 370 étudiants, soit près de trente pour cent de  l’ensemble des étudiants du pays. Ceci créant ce que l’auteur appelle « un environnement propice à l’auto-censure » à l’intérieur même des Universités australiennes et et au delà de l’actuelle pression pour faire taire les histoires anti-chinoises.

Le Rapport fait aussi la lumière sur un dangereux précédent : des médias australiens influents ont passé des accords avec les médias chinois pour diffuser ses messages.

« Alors que l’influence chinoise s’étend en Australie, le support explicite du Gouvernement australien pour le Tibet a diminué. Le silence du Gouvernement australien sur la crise des droits humains au Tibet est remarquable : pas une seule déclaration publique sur le Tibet n’a été émise depuis près de dix ans. »

« De plus, aucun Premier Ministre australien n’a rencontré le Dalai Lama depuis 2009 et ce bien que le leader religieux des Tibétains se soit rendu cinq fois en Australie », indique la page 28 du Rapport.

Traduction France Tibet