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07/03/21 | 21 h 22 min par Liberté au Tibet

STRASBOURG / TIBET : MARCHE POUR LE TIBET Samedi 13 mars 12h Place de la République

« Tant que l’on parlera du Tibet, le Tibet survivra » 14ème Dalaï-Lama

10 mars 1959 : soulèvement du peuple tibétain à Lhassa

Plus de 80 000 morts dans l’année

 

L’association « Liberté au Tibet » vous invite à la rejoindre, munis de drapeaux, pancartes, banderoles  pour commémorer ce massacre et dénoncer la violation constante des Droits Humains par le régime de Pékin envers le peuple tibétain  et lui rendre hommage pour sa résistance pacifique à l’oppression chinoise.

 

Nous dénoncerons les exactions commises  par la République populaire de Chine envers les minorités, ( Tibétains, Mongols de Chine, génocide du peuple ouïghour au Xinjiang),  et à l’encontre des Chinois prodémocrates à Hong Kong et sur le continent

Départ place de la République face au Palais du Rhin – Institut Confucius 29 rue du Maréchal Foch – retour place de la République – avenue de la liberté – place de l’Université – place Sébastien Brant – rue Schweighäuser – rue Massenet – allée Richard Wagner – rue d’Ypres – rue Bautain au n° 35, consulat de Chine

Partout dans le monde, la communauté tibétaine et les sympathisants de la cause tibétaine commémorent la révolte spontanée qui a éclaté le 10 mars 1959 à Lhassa contre la présence chinoise au Tibet et qui a eu pour conséquence la fuite du Dalaï Lama et de son gouvernement puis, dans les mois suivants,  de environ 80 000 Tibétaines et Tibétains. Le Dalaï Lama et sa famille avaient été invités pour le 10 mars à un spectacle de danse par les autorités chinoises au quartier général militaire hors de Lhassa, mais sans sa garde. L’information est arrivée aux oreilles des Tibétains qui dès le 10 mars ont envahi par milliers les rues de Lhassa pour protester contre l’invasion chinoise et protéger leur chef spirituel et politique.

Le 12 mars, les femmes tibétaines organisent une manifestation contre l’envahisseur à Lhassa, rejoignant les hommes dans leur résistance active. Près de 15 000 femmes y participent. La répression est tout aussi dure envers elles que pour les hommes. Plusieurs milliers d’entre elles sont arrêtées, les dirigeantes de la manifestation sont exécutées publiquement.

Le 20 mars les autorités chinoises ordonnent à l’armée chinoise d’écraser la rébellion tibétaine.

 

Ngawang Sangdrol

Tibétaine, religieuse militante pour la liberté du Tibet

« Vive le Tibet libre ! »

Arrêtée de nombreuses fois pour avoir participé à des manifestations pacifistes à Lhassa, à 25 ans, Ngawang Sangdrol a déjà passé près de la moitié de sa vie en prison.

Depuis sa petite enfance, elle vit au couvent de Garu, à quelques kilomètres de Lhassa. Dès l’âge de 10 ans, elle décide de résister à la présence chinoise et se mobilise pour la liberté du Tibet. Ce qui lui vaut un premier séjour en prison où elle purge une peine de 15 jours. Par la suite, elle « récidive » et fait plusieurs séjours en prison, dont le dernier à l’âge de 15 ans sera prolongé de différentes peines.

Son combat s’appuie sur la non-violence, avec des chants et des poèmes pour seule arme. La jeune fille vit dans la prison de Drapchi, entourée d’autres religieuses « chanteuses de la liberté » et de plus d’un millier d’autres prisonniers. Lors d’une visite d’officiels chinois, elle leur lance à la figure « Vive le Tibet libre ! ». Sa peine s’alourdit, elle écope désormais de 18 ans de prison. Elle n’a que 16 ans.

La situation de la « prisonnière de Lhassa » suscite une mobilisation internationale et des actions de sensibilisation se multiplient. Mais rien n’y fait, la jeune religieuse tibétaine, condamnée au total à 21 ans de prison, ne sera libérée qu’à 25 ans, en octobre 2002, pour raisons médicales.