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25/11/18 | 11 h 21 min par Free Tibet / traduction France Tibet

Tibet : Test patriotique exclusivement pour les Tibétains

Au cours de ce mois de novembre, les autorités chinoises ont lancé un test patriotique en ligne pour les Tibétains.

D’après le site officiel de Legal Daily, les bureaux provinciaux de la loi et du judiciaire ont lancé le premier test internet de connaissance de la constitution à l’échelle d’une province.

Le site rapporte plus de 2,6 millions de participants pendant les 12 et 13 novembre, dates du test dédié à la Région Autonome du Tibet. Les équipes des gouvernements locaux, des entreprises et des institutions ainsi que les cadres postés dans les villages et les monastères ont aussi participé.

D’après les bureaux organisateurs, il y a eu un taux de 95,4 % de réussite.

Ces tests font partie d’un processus plus large parmi la communauté tibétaine pour la promotion de l’endoctrinement par la loi et la loyauté à la Chine. En octobre dernier, les autorités chinoises ont envoyé des équipes dans les monastères du Tibet pour promouvoir une éducation semblable du fait légal dans un effort de maintenir la stabilité (… oppressive, NdT). Ce plan implique également la création d’un jeu WeChat dans lequel les Tibétains peuvent améliorer leurs connaissances de la loi.

Tous ces efforts pour améliorer la conscience légale met en exergue l’importance du patriotisme et de la stabilité politique. Pékin a identifié le manque de connaissances de la loi comme la source de leurs problèmes au Tibet, et en particulier l’éducation monastique comme une source de nationalisme. Les autorités chinoises ont donc redoublé d’efforts pour lancer ces programmes de formation, avec l’avantage numérique d’être plus rapide que les méthodes traditionnelles.

Note : Nous rappellerons que la loi chinoise s’applique aux Tibétains mais que les Tibétains ne peuvent pas faire appel à la loi pour les protéger. Ils ne peuvent pas même s’en servir pour faire appliquer cette loi, comme le montre l’affaire Tashi Wangchuk, emprisonné pour avoir demandé l’enseignement du Tibétain tel que prévu par la loi pour les minorités en Chine.

Des experts des droits de l’Homme des Nations Unies dénoncent la peine de prison de cinq ans pour Tashi Wangchuk