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29/05/17 | 14 h 00 min

Un tibétain qui s’était immolé est libéré après cinq ans de prison

Des moines assis à l’extérieur du monastère de Kirti à Ngaba dans une photo non datée

Un jeune moine qui s’était immolé, il y a cinq ans, au Sichuan dans une protestation contre la domination chinoise qui sévit dans les régions tibétaines, a été libéré mercredi après avoir purgé son mandat, selon une source tibétaine en exil.

Lobsang Gyatso, 24 ans, s’est immolé le 13 février 2012 dans le siège du Comté de Ngaba dans la préfecture autonome tibétaine de Ngaba (en chinois, Aba).  Survivant à ses brûlures, il fut battu et détenu par les forces chinoises de sécurité.

« Lobsang Gyatso a été libéré le 10 mai et est arrivé à son domicile à Ngaba vers minuit », déclarait un Tibétain vivant en Suisse au  de Service tibétain Radio Free Asia, citant des sources de Ngaba.

« Il a été soumis à des tortures et un harcèlement extrêmes au cours des cinq années et trois mois durant lesquels il a été détenu », d’après la source témoignant sous condition d’anonymat.

Aucune autre information  n’a été immédiatement disponible concernant l’état de santé actuel de Lobsang Gyatso.

Lobsang Gyatso, moine appartenant au monastère Kirti à Ngaba, avait crié des slogans appelant à la liberté du Tibet lors de sa manifestation d’auto-immolation, avaient déclaré des sources à la RFA dans des rapports antérieurs.

« [Mais] des officiers de sécurité armés et les forces spéciales sont arrivés rapidement et ont éteint les flammes, le battant alors qu’il brûlait », a déclaré une source.

Selon certaines sources, deux autres jeunes Tibétains et un moine ont été également agressé par la police. L’un des deux jeunes hommes a pu s’échapper grâce à l’aide de la foule qui s’était rassemblée.

Toujours selon ces sources, l’autre  Tibétain, qui a été enlevé avait été aperçu avec beaucoup de sang, blessé à la tête et au bras.

Le 28 mars, Lobsang Konchok, un autre moine appartenant au monastère Kirti de Ngaba, a été libéré après avoir purgé un mandat de cinq ans et a été immédiatement embarqué par la police dans une zone nomade, loin de sa maison familiale. C’est ce qu’a déclaré une source locale au service tibétain RFA.

Konchok avait également survécu à sa manifestation d’auto-immolation, mais a perdu une jambe pendant le traitement de ses brûlures et a été soumis à la torture et d’autres types de sévices pendant son séjour en prison.

Le monastère de Kirti et la ville principale de Ngaba ont été le théâtre d’auto-immolations répétées et d’autres manifestations ces dernières années par des moines, des anciens moines, des nonnes et d’autres Tibétains opposés à la domination chinoise.

Rapporté par Sangye Dorjee pour le service tibétain RFA. Traduit par Karma Dorjee. Rédigé en anglais par Richard Finney.

Traduction France Tibet