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01/05/17 | 23 h 02 min

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3 brutales persécutions qui ont toujours lieu en Chine

The Center for Justice and Accountability – CJA.org

Certaines des violations les plus brutales et les plus massives des droits de l’homme se produisent en Chine continentale aujourd’hui. Les croyants y sont persécutés depuis que le Parti communiste chinois (PCC) a pris le pouvoir en 1949. Ils ont été arrêtés, torturés et détenus dans des camps de travaux forcés, comme prisonniers d’opinion et même assassinés pour leurs organes.

Le bouddhisme tibétain

Le Tibet faisait partie de la Chine sous la dernière dynastie chinoise, mais il avait de droits d’autonomie jusqu’à la victoire du Parti communiste chinois en 1949. La persécution du bouddhisme tibétain et de la culture tibétaine a commencé le 10 juillet 1950, lorsque les troupes de la nouvelle Chine communiste ont occupé des parties de la région, et vaincu les forces militaires locales.

Des moines tibétains roués de coups en pleine rue. (Daily Motion)

En 1957, le gouvernement tibétain s’est révolté à cause des politiques anti-religieuses et économiques écrasantes du PCC. Ce dernier se définit lui-même comme un régime athée et exige le contrôle de tous les groupes religieux.

Pour écraser la rébellion, le PCC a provoqué une période de terreur et une destruction culturelle massive. De nombreux civils tibétains ont été torturés et assassinés, pendant que l’armée chinoise détruisait des bâtiments et des temples. Les filles de parents tibétains qui ont exprimé leur opposition ont été dépouillées et massacrées par les soldats chinois. Pour humilier le bouddhisme tibétain, de nombreuses nonnes ont subit des viols collectifs, les moines et les religieuses ont été contraint de se marier pour briser leurs vœux de célibat.

Le Tibet a aussi été frappé de plein fouet par la campagne du ‘grand bond en avant chinois’ qui a entraîné la mort de plusieurs dizaines de millions de personnes en Chine. Environ un million de Tibétains ont péri après avoir été contraints d’abandonner leur mode de vie traditionnel et à rejoindre des fermes communales comme ouvriers.

Image de thetibetpost.com

Pendant la Révolution culturelle (1966-1976), les gardes rouges ont détruit des milliers de monastères. Seuls quelques-uns ont survécu.

Aujourd’hui encore, le Parti communiste chinois continue à persécuter les bouddhistes tibétains et à appliquer des politiques discriminatoires, qui fragilisent les Tibétains et leur culture. Certains dissidents tibétains ont été tués et leurs organes prélevés.

Le christianisme chinois

Deux croix récupérées dans les débris d’une église détruite, dans le canton chinois de Bailu à Pengzhou, (province du Sichuan), le 31 mai 2008 (China Photos/Getty Images).

Les croyances religieuses effraient le Parti Communiste Chinois (PCC), qui exige des croyants de placer leur foi dans les enseignements de Marx et non celui des divinités. Les Chrétiens n’y font pas exception. Ils ont été persécutés et assassinés en grand nombre depuis les débuts du pouvoir communiste. Aujourd’hui encore, le PCC ne reconnait que le christianisme pratiqué par les adeptes des églises protestantes et catholiques sous son contrôle. Il interdit aux catholiques chinois de reconnaître l’autorité du Vatican.

Les Chrétiens qui choisissent d’assister à des offices non contrôlées par le PCC peuvent être détenus et envoyés dans des camps de travaux forcés. En 2014, plus de 2 000 croix d’église ont été retirées à Zhejiang, généralement sous prétexte de violation des normes de construction. Les prêtres ont été détenus et certains ont été torturés ou tués en détentioL’association China Aid explique : « Pour contrer la croissance du christianisme en Chine, le gouvernement de Pékin a lancé plusieurs campagnes de persécution, à la fois contre les églises clandestines et celles des TSPM [«Le mouvement des Trois-autonomies, qui correspond chez les protestants à l’Association patriotique des catholiques chinois»], par des harcèlements, des abus, des arrestations. Et dans de nombreux cas, en condamnant les pasteurs et les membres de l’église à des peines de prison ».

La persécution des Chrétiens en Chine

En continuant : « On peut dire que la rapide croissance du nombre de Chrétiens en Chine au cours de la dernière décennie, a déclenché un sentiment de crise particulière au sein du PCC. À mesure que la foi chrétienne se répand dans le pays, le nombre de citoyens chinois qui embrassent l’État de droit, qui s’opposent au totalitarisme et soutiennent l’élargissement de la société civile s’étend également. Tant que la croissance des églises clandestines dans les zones rurales et urbaines se maintient, et qu’elle est perçue par le PCC comme une sérieuse menace, la répression qui frappe le bouddhisme tibétain, l’Islam dans le Xinjiang et ses environs et les pratiquants du Falun Gong continuera ».

Le Falun Gong

Pendant des milliers d’années, les Chinois ont pratiqué la méditation et la culture spirituelle. Les années 1980 ont été celles du boom du qigong dans l’empire du milieu, avec des millions de personnes s’adonnant aux exercices traditionnels comme le Tai Chi.

C’est en 1992 que le Falun Gong, une pratique avec des racines culturelles anciennes, a été présenté au public en Chine. En à peine sept années d’existence, le Falun Gong a gagné quelques 100 millions d’adhérents, convaincus par sa gratuité, sa facilité d’apprentissage et son efficacité pour améliorer la santé physique et mentale. Le Falun Gong était soutenu par le gouvernement chinois parce que ce dernier enseignait à ses adeptes comment appliquer les principes de vérité, de compassion et de tolérance dans leur vie quotidienne.

Plus de 10 000 personnes pratiquent les exercices du Falun Gong devant le Palais de la Culture de Changchun (Changchun Culture Palace) (Minghui.org)

Mais pour certains membres du régime communiste, les croyances et les valeurs morales traditionnelles du Falun Gong étaient dangereuses pour le pouvoir du PCC. Jiang Zemin, le secrétaire général du Parti d’alors, s’est servit de la propagande étatique pour calomnier le Falun Gong et le présenter comme un culte dangereux. En juillet 1999, il a ordonné une campagne nationale pour écraser la pratique pacifique et non politique.

 

La persécution du Falun Gong a commencé le 20 juillet 1999 et se poursuit depuis. Image : Minghui.org

Lors d’un événement aux États-Unis, quelques pratiquants du Falun Gong exposent au public les nombreuses méthodes de torture utilisées à grande échelle par les autorités chinoises, contre les pratiquants en Chine (The Epoch Times).

Les forces de police chinoises ont alors détenu des millions de pratiquants de Falun Gong à travers le pays. Ces prisonniers sont devenus le plus grand groupe de chinois persécutés pour leur croyance. Beaucoup d’entre eux ont été torturés à mort en prison. D’autres ont été contraints à de cruels travaux forcés.

Depuis 2006, des enquêteurs des droits de l’homme ont montré que le Parti Communiste Chinois avait procédé à des prélèvements massifs d’organes à vif sur les prisonniers de Falun Gong encore en vie. Un rapport de l’ancien député canadien David Kilgour, de l’avocat des droits de l’homme David Matas et du journaliste Ethan Gutmann, rassemble les statistiques publiées par les hôpitaux chinois et prouve ce qu’ils affirment être un énorme écart dans les chiffres officiels des transplantations pratiquées dans tout le pays. Le rapport met en lumière une complicité liant le gouvernement chinois, le Parti communiste, le système de santé, les médecins et les hôpitaux.

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« Le Parti communiste prétend que le nombre total de transplantations légales annuelles est d’environ 10 000. Mais nous dépassons très facilement ces chiffres officiels chinois, en s’intéressant aux deux ou trois plus grands hôpitaux du pays », a déclaré Matas, l’avocat des droits de l’homme.

Les pratiquants de Falun Gong miment une scène de prélèvement d’organes effectué sur des prisonniers d’opinion par le Parti communiste chinois. Photo : Epochtimes.

« Depuis trop longtemps, le gouvernement chinois a recours au trafic d’organes dans un but lucratif. Et nous avons de fortes preuves que les pratiquants de Falun Gong ont été la cible de choix des prélèvements d’organes », a déclaré le député Chris Smith, qui copréside le Comité des affaires étrangères de la Chambre des États-Unis.

Dans un communiqué diffusé sur internet, l’élue Ileana Ros-Lehtinen, ancienne présidente du Comité des affaires étrangères de la Chambre des États-Unis, a déclaré que « la pratique macabre et inhumaine du gouvernement chinois, qui consiste à voler aux individus leur liberté, à les jeter dans des camps de travaux forcés ou dans des prisons avant de les exécuter et de prélever leurs organes à des fins de transplantations, dépasse l’entendement et doit être combattue universellement et arrêter sans condition ».

La députée libérale Judy Sgro fait partie des nombreux députés qui ont participé au rassemblement sur la colline du Parlement le 9 décembre 2015 et qui ont réclamé la fin de la campagne de persécution qui frappe les pratiquants de Falun Gong en Chine depuis 1999 (Evan Ning/Epoch Times).

Le 13 juin 2016, le Congrès des États-Unis a adopté la Résolution 343 qui condamne les prélèvements d’organes et demande à la Chine d’arrêter la persécution du Falun Gong. En Europe et en Israël, des résolutions similaires ont également été adoptées.

Des pratiquants de Falun Gong organisent une veillée aux chandelles dans le parc Guang Ming à Chungli, Taoyuan, à Taiwan. Image : minghui.org