Le premier site d'actualité sur le Tibet

www.tibet.fr

22/03/21 | 9 h 41 min par Ouest-France

U.E. / CHINE : Quatre responsables et une entité de Pékin sanctionnées par les 27 de l’UE, 20 par Washington

L’Union Européenne s’entend sur des sanctions contre la Chine pour le traitement des Ouïghours

Les États membres de l’UE se sont accordés pour sanctionner la Chine pour les violations des droits de l’homme commises contre la minorité musulmane des Ouighours dans le Xinjiang. Quatre personnes et une entité pourront être inscrites sur la liste des sanctions de l’UE pour les violations des droits de l’Homme.

Les 27 pays de l’Union européenne se sont entendus mercredi pour sanctionner plusieurs responsables chinois pour atteintes aux droits de l’homme contre la minorité musulmane Ouïghour, ont appris l’AFP et Reuters de sources diplomatiques. Il s’agit des premières sanctions européennes contre la Chine depuis un embargo sur les armes décrété en 1989 après la répression du mouvement démocratique de la place Tiananmen.

Les ambassadeurs des Vingt-Sept ont approuvé des interdictions de visas et des gels d’avoirs à l’encontre de quatre responsables chinois et d’une entité chinoise, dont les noms seront rendus publics après la validation de ces mesures au niveau des ministres des Affaires étrangères le 22 mars.

« Des mesures restrictives adoptées contre de graves violations des droits humains », a dit un diplomate européen. Les responsables chinois sanctionnés sont accusés d’atteintes aux droits de la minorité musulmane ouïghoure, ont précisé les diplomates. L’embargo sur les armes décrété en juin 1989 est toujours en vigueur.

Au moins un million de Ouïghours actuellement détenus

Des défenseurs des droits de l’homme et des experts de l’ONU estiment qu’au moins un million de Ouïghours sont détenus dans des camps dans le Xinjiang, dans l’ouest de la Chine, où ils seraient soumis au travail forcé, à la torture et à des campagnes de stérilisation. Les États-Unis et le Canada ont qualifié le traitement des Ouïghours par la Chine de génocide, suivis en cela par le Parlement des Pays-Bas.

Pékin dément toute atteinte aux droits de l’homme au Xinjiang et affirme que ces camps permettent de fournir des formations aux populations locales et de lutter contre l’extrémisme.

La mission chinoise auprès de l’UE a réagi sur Twitter en publiant à nouveau des propos tenus mardi par son ambassadeur Zhang Ming selon lesquels la Chine ne va pas modifier sa politique au Xinjiang.

L’Union Européenne est-elle l’échelon le plus efficace pour répondre à la crise économique ?

« Les sanctions sont source de confrontation », a écrit la représentation chinoise. « Nous voulons le dialogue, pas la confrontation. Nous demandons à l’UE de réfléchir à deux fois. Si certains persistent dans la confrontation, nous ne reculerons pas car nous n’avons pas d’autre choix que d’honorer nos responsabilités à l’égard du peuple ».

https://www.opinion-internationale.com/2020/12/10/adoption-unanime-de-la-loi-magnitski-europeenne-une-avancee-majeure-de-lue-en-matiere-de-droits-humains_82954.html