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31/03/16 | 13 h 43 min par Tenzin Monlam

Un jeune moine qui s’était auto-immolé est relâché après 3 ans de prison

Samdup

Samdup

DHARAMSHALA, le 29 mars. Un moine tibétain du Monastère de Ngoshul a survécu après sa tentative d’auto -mmolation du 7 novembre 2012. Après être resté trois ans et trois mois dans une prison chinoise, à la suite de son geste, il a été libéré ce 7 mars 2016.

Les blessures de brûlures du corps de Samdup dues à son auto-immolation et son emprisonnement dans une cellule éloignée privée de lumière naturelle, lui ont causé une cécité légère, selon un rapport de la radio Voix du Tibet.

Samdup, alors âgé de 16 ans avec Dorjee, 15 ans et Dorjee Kyab 16 ans –  tous trois du même monastère – se sont tous les trois auto-immolés pour protester contre le Gouvernement chinois à Ngoshul, Canton de Gomang, Préfecture Autonome tibétaine de Ngaba dans le Sichuan.

Les trois moines adolescents se sont embrasés devant le Bureau local de la Sécurité publique  vers 15h00 (heure locale) en novembre 2012. Ils appelaient à la liberté du Tibet et au retour de Sa Sainteté le Dalaï-Lama au Tibet.

Malheureusement, Dorjee, le plus jeune des trois, a succombé sur place à ses blessures. Samdup et Dorjee Kyab ont été tout de suite emmenés à l’hôpital de Ngaba pour leur hospitalisation.  Suite à leur arrestation, le lieu de leur détention restait inconnu.

Après les nouvelles de la diffusion de la mort de Dorjee, les Tibétains locaux ainsi que des moines sont allés au village de Ngoshul pour se recueillir mais ont été arrêtés par des officiels chinois. Le monastère, après l’incident, a été placé sous de sévères restrictions. 145 Tibétains, tant au Tibet qu’en exil, ont recouru à l’auto-immolation, comme une ultime forme de protestation contre la loi de Pékin au Tibet.

Traduction de Marie CLERGEAU pour France Tibet