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04/12/15 | 8 h 01 min par Tenzin Dharpo

Une famille tibétaine battue pour avoir refusé de vendre ses terres

La police chinoise se confrontant à des tibétains qui refusent de vendre leur terre. Source RFA, 30 novembre.

DHARAMSHALA, le 2 décembre : Quatre membres d’une famille tibétaine, dans le petit village de Dzamthang dans la région de Sichuan, ont été brutalement tabassés par des autorités chinoises après qu’ils aient (avec d’autres familles) refusé de vendre leur terre. En effet, leur terrain est sollicité par des autorités chinoises locales pour construire un cabanon de police ainsi que pour d’autres utilisations officielles, selon un rapport de Radio Free Asia.

Les membres de la famille – soutenus par d’autres familles – ont protesté contre la tentative du gouvernement d’acheter avec toute puissance les terres de la région lundi dernier (le 30 novembre). La source de RFA mentionne dans une interview lors de la manifestation pacifique : «Il y a au minimum quatre protestataires qui ont fuit : Tare Kyi, Samlha, Ratna Dargye et Lukyi. Sévèrement blessé, Samlha s’est échappé dans des conditions critique. »

Le terrain est inestimable pour les familles de la région car ils vivent de l’agriculture et de l’élevage. « Les propriétaires sont des familles pauvres. Cette terre est donc leur principale source de revenus » explique RFA.

Aucune information complémentaire sur les familles ou sur les terres en question n’est disponible actuellement.

Ces incidents  de confiscations de terres provoqués par des officiers chinois sont  en hausse cette année au Tibet. Ils ont été mis en évidence lors du cas d’usurpation des terres de Thangkor, dans la région de Dzoege début octobre, où les autorités chinoises ont expulsé énergiquement plus de vingt familles de leurs terres et de leurs pâturages nomades. Les maisons ont été démolies sous le prétexte d’une initiative environnementale de « Créer une ville verte » selon les autorités chinoises.

Les officiers chinois n’avaient pas fourni d’assurances de délocalisation ni de compensation aux nomades tibétains touchés. Quelques Tibétains qui avaient été arrêtés ont désormais été relâchés. Cependant, Jigjey Kyab, Tsepak, Phurko, Sonam Gyatso et Shetruk sont toujours en détention préventive. Actuellement, on suppose que le lieu de leur détention est situé dans la région de Marthang.

 

 

Traduction Marie CLERGEAU pour France Tibet