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12/04/15 | 9 h 38 min par Heike Schimdt

Une muraille de sable envenime la diplomatie en mer de Chine

Photographies satellites rendues publiques mercredi 8 avril 2015 révélant d’importantes opérations d’agrandissement d’un îlot et l’aménagement de ports artificiels sur des récifs des îles Spratleys, en mer de Chine méridionale. REUTERS/CSIS’s Asia Maritime Transparency

Photographies satellites rendues publiques mercredi 8 avril 2015 révélant d’importantes opérations d’agrandissement d’un îlot et l’aménagement de ports artificiels sur des récifs des îles Spratleys, en mer de Chine méridionale. REUTERS/CSIS’s Asia Maritime Transparency

Les Etats-Unis ont dénoncé les « activités déstabilisantes » de Pékin en mer de Chine méridionale. La Chine profite de sa « taille et de ses muscles pour forcer des pays dans des positions subordonnées », a critiqué le président Barack Obama en marge de sa visite en Jamaïque, le 9 avril. A Pékin, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères avait défendu les grands travaux entrepris par la Chine en train de créer une véritable grande muraille de sable dans une zone que plusieurs pays de l’Asie du Sud-est se disputent.

Avec notre correspondante à Pékin, Heike Schmidt

Accesseur infographie mer de Chine

Vu du ciel, les quelques îlots artificiels ressemblent à des plages paradisiaques. Pourtant, aussi petits qu’ils soient, ces tas de sable fin amassés dans des eaux turquoise ont le potentiel d’envenimer les relations déjà tendues entre Pékin et ses voisins en mer de Chine méridionale : les Philippines, le Vietnam, la Malaisie et Taïwan, tous convoitent ces eaux autour des Spratleys que les Chinois ont baptisé, eux, les îles Nansha.

Carrefour de routes maritimes vitales pour le commerce international et potentiellement riches en hydrocarbures, cette zone loin des côtes est disputée depuis des décennies. Mais aujourd’hui, Pékin crée des faits et réclame à haute voix sa « souveraineté indiscutable » sur ces récifs. Des photos satellites ont révélé l’existence d’une véritable « grande muraille de sable ». Avec l’aide de bulldozers et de navires, l’armée chinoise construit des ports artificiels susceptibles de servir comme porte-avions en pleine mer, faisant fi des mises en garde venant des Etats-Unis.