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03/08/18 | 17 h 25 min par Yishuang Liu

« Comment une ville frontalière du Tibet connaît un boom du commerce »…

Gyirong, un canton de la région autonome du Tibet, dans le sud-ouest de la Chine, près de la frontière avec le Népal, connait depuis quelque temps un essor commercial. Selon Liu Jian, vice-président du comité de gestion du port de Gyirong, de janvier à juin, environ 75 332 tonnes de marchandises sont en effet passées par ce port commercial, en hausse de 32,8% d’une année sur l’autre.

La valeur de ces produits a été de 1,3 milliard de yuans (194 millions de dollars), soit une augmentation de 11,83% par rapport à l’année dernière, le commerce et la logistique s’étant par ailleurs développés rapidement.

Lhapa vit dans le village de Maga, dans le canton de Gyirong, où sa famille a pendant longtemps principalement survécu grâce à la culture de l’orge et des pommes de terre, avant que le commerce ne décolle dans sa ville natale. « Mon fils a appris à conduire un camion, il gagne 50 000 yuans par an », a déclaré Lhapa. Sa famille a été retirée de la liste des personnes en état de pauvreté l’année dernière.

  • Comment une ville frontalière du Tibet connait un boom du commerce

Dans le comté de Gyirong, plus de 1 000 personnes sont autorisées à faire du commerce et le comté est en train de se transformer d’un endroit vivotant de l’agriculture en un centre commercial en plein essor, a souligné M. Liu. Chaque jour, 100 camions font la queue pour emmener des vêtements, des fruits et des appareils électroniques au Népal et revenir en Chine avec des épices, de l’artisanat et des médicaments.

Chhetan Richuyo Gurung, né au Népal, vit à Gyirong depuis 15 ans et vend des spécialités de son pays, qui lui permettent de gagner 200 000 yuans (29 800 dollars) par an.

  • Comment une ville frontalière du Tibet connait un boom du commerce

Dans le comté de Gyirong, plus de 1 000 personnes sont autorisées à faire du commerce et le comté est en train de se transformer d’un endroit vivotant de l’agriculture en un centre commercial en plein essor, a souligné M. Liu. Chaque jour, 100 camions font la queue pour emmener des vêtements, des fruits et des appareils électroniques au Népal et revenir en Chine avec des épices, de l’artisanat et des médicaments.

Chhetan Richuyo Gurung, né au Népal, vit à Gyirong depuis 15 ans et vend des spécialités de son pays, qui lui permettent de gagner 200 000 yuans (29 800 dollars) par an.

« Avant, il fallait deux jours entiers aux porteurs pour transporter les produits du Népal vers la Chine, alors qu’aujourd’hui cela ne prend que quelques heures », a-t-il dit. « Pour autant que je le sache, il y a plus de 50 Népalais comme moi ici, la vie est belle ici », a-t-il ajouté.

À la fin de 2017, le port de Gyirong comptait 26 sociétés commerciales et 7 agents de dédouanement. Un marché de 12 000 mètres carrés est en construction dans la ville et, lorsqu’il sera prêt, 100 étalsseront offerts aux commerçants.

Gyirong exerce maintenant les fonctions de l’ancien port de Zham, qui assurait environ 90% du commerce terrestre entre la Chine et le Népal avant qu’un séisme massif ne dévaste le Népal et certaines zones frontalières du Tibet le 25 avril 2015.

(Rédacteurs :实习生2, Yishuang Liu