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29/08/18 | 20 h 08 min par Tenzin Dharpo / traduction France Tibet

LHASSA : Visite officielle ubuesque du PCC au Tibet, comme de coutume…

Wang Yangin lors de sa visite du mémorial à Gannan, préfecture autonome du Tibet, 21 Mai 2018. Photo- Xinhuanet

Lors de sa visite au Tibet occupé, Wang Yang,  membre permanent du Politburo, a appelé le dimanche 26 août à « de plus grands efforts pour lutter contre les éléments et les activités séparatistes » au sein du Tibet, pour l’unité ethnique et l’harmonie religieuse.

Xinhua, l’agence officielle du Gouvernement chinois, rapporte que M. Wang pressait les autorités à appliquer avec attention la politique du PCC au sujet de la gouvernance des zones tibétaines et qu’elles devaient comprendre totalement le sens et l’importance du travail dans ces zones.

Durant sa visite à Lhassa, M. Wang, numéro 4 du PCC, a également appelé à un contrôle plus sévère des institutions bouddhistes du Tibet et des communautés monastiques, insistant sur la « préparation et les précautions à prendre contre le danger en ces temps de sécurité ».

La lutte anti-séparatiste conduite par la Chine ( officiellement attachée au terrorisme, NdT ), tout d’abord au Tibet, a vu des centaines de Tibétains susceptibles d’être condamnés pour « incitation au séparatisme », une charge impopulaire. Plus récemment, l’activiste pour la langue tibétaine Tashi Wangchuk a vu son appel rejeté.

Tashi Wangchuk et beaucoup d’autres Tibétains continuent à souffrir dans les prisons chinoises pour des charges prononcées dans un simulacre de justice mené par cette « lutte contre le séparatisme ».

De façon répétée, le Gouvernement chinois  accuse Sa Sainteté le Dalaï Lama de « séparatisme »  et le Gouvernement tibétain en exil d’« organisation séparatiste », alors qu’ils abordent l’autonomie tibétaine dans le cadre de la constitution chinoise et de la « Voie médiane ».

Puisque Phayul note une contradiction du PCC au sujet du soi-disant séparatisme, revenons également sur l’idée d' »harmonie religieuse » selon le Parti unique. Le PCC vient en effet, dans sa logique de lutte contre la « corruption », d’inviter les membres croyant en une religion à se rééduquer ou bien à devoir subir les conséquences s’ils ne se rallient pas tout à fait à l’idéologie prônée par Xi Jinping. Une proposition inscrite dans le règlement du Parti qui pourra exposer à la peine capitale selon RFA.

Revenons également sur le principe d’« unité des ethnies » : est-ce à comprendre, dans le langage lissé du PCC, la suprématie des Hans communistes sur le reste des Peuples, Tibétains, Ouïghours… et puis aussi sur les Hans croyant en une religion, pratiquant le Falun Gong, croyant en la démocratie…

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