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28/12/17 | 20 h 15 min par François CLEMENCEAU

Wang Qishan, le fidèle et puissant bras droit de Xi Jinping

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Wang Qishan, le fidèle et puissant bras droit de Xi Jinping

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Didier François revient chaque matin sur un événement international au micro d’Europe 1
Bonjour.

Evidemment tout le monde connait le président Xi Jinping qui a encore renforcé son emprise sur la Chine lors du dernier congrès du Parti communiste au mois d’octobre en partie car il sait pouvoir compter sur le soutien indéfectible d’un bras droit aussi fidèle que puissant

Absolument son nom c’est Wang Qishan mais tout le monde à Pékin l’appelle « le Parrain ». Un surnom qui n’a rien d’amical et qui en dit beaucoup plus long sur son influence réelle que ne le laisse supposer sa fonction officielle puisqu’il n’apparaît  protocolairement qu’en sixième position dans l’organigramme du parti. Membre tout de même du comité permanent du bureau politique le véritable cœur du système communiste. C’est en fait l’âme damnée du président chinois. Son homme de confiance chargé des missions délicates auprès des dirigeants étrangers. Mais surtout des basses œuvres contre les potentiels concurrents de son chef car il est depuis cinq ans le patron de la campagne anti-corruption. Et qu’à ce titre c’est lui qui a la haute main l’ensemble des dossiers policiers ou judiciaires qui permettent de faire ou de défaire les carrières au sein du régime

Et il ne s’en est visiblement pas privé

C’est le moins qu’on puisse dire. Depuis le lancement de cette campagne en 2012 Wang Qishan a accroché à son tableau de chasse quelques trophées impressionnants, au nombre desquels la tête du grand chef de tout l’appareil sécuritaire chinois Zhou Yongkang pourtant considéré comme intouchable et qui a tout de même été condamné à la prison à vie.

Or il est loin d’être le seul : plus d’1,3 million cadres du parti dont 250 dignitaires de haut rang ont eu à répondre de leurs actes devant le Comité pour l’Inspection disciplinaire de Wang Qishan et à subir son système de mise en accusation et de détentions secrètes. Une véritable purge. Alors autant vous dire que le message est clair. On ne fait plus d’ombre au président Xi Jiping. Et on ne soutient plus les différentes cliques qui coexistaient jusqu’ à présent au sommet de l’Etat.

Il ne peut y avoir en Chine qu’un seul timonier.