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28/07/17 | 14 h 13 min par Leo Timm

WASHINGTON : Le Falun Gong manifeste pour mettre fin aux 18 ans de persécution en Chine

Le Falun Gong manifeste pour mettre fin aux 18 ans de persécution en Chine

Le Falun Gong manifeste pour mettre fin aux 18 ans de persécution en Chine
Des centaines de pratiquants de Falun Gong marchent dans un défilé à Washington, le 20 juillet 2017. Ils appellent à mettre fin à la persécution lancée en Chine le 20 juillet 1999. (Larry Dye/Epoch Times
À Washington, le 20 juillet dernier, plus de 1 000 pratiquants et sympathisants de la discipline spirituelle Falun Gong ont organisé un défilé pour protester contre les 18 ans de répression sanglante ordonnée par le régime communiste en Chine. Les participants au défilé, dont la plupart portaient des T-shirts jaunes avec les symboles de Falun Gong, sont partis de la colline du Capitole. Ils ont traversé le centre de la ville pour arriver au mémorial de Lincoln. Il y avait également un rassemblement à la colline du Capitol et une veillée aux chandelles devant le monument de Washington.

Le Falun Gong est une discipline spirituelle chinoise traditionnelle constituée d’exercices, parmi lesquels une méditation. Elle est fondée sur les principes d’authenticité, de bienveillance et de tolérance.

Le 20 juillet 1999, Jiang Zemin, alors chef du Parti communiste chinois (PCC), qui craignait la popularité grandissante de cette pratique et surtout son indépendance vis-à-vis du régime, a organisé une campagne de répression au niveau national qui se poursuit encore aujourd’hui.

« La persécution du régime chinois a été complètement insensée et extrêmement violente. Nous en appelons à la justice de manière pacifique. Nous ne faisons usage d’aucune arme. Nous n’avons que de bonnes intentions. Toutefois, nous faisons face à la police, aux véhicules de police, à la police armée. Les policiers armés nous traitent comme si nous étions un ennemi atroce », a confié Liu Zhaohe, professeur de philosophie de 64 ans venu de Pékin aux États-Unis en mars dernier.

Son épouse, Wang Lurui, âgée de 60 ans, a été arrêtée à onze reprises pour le simple fait qu’elle affichait des banderoles du Falun Gong et qu’elle faisait de la méditation en public. Ces arrestations se sont répétées plusieurs fois place Tiananmen à Pékin. Elle a également été congédiée de son poste d’administrateur d’hôpital à Pékin.

« Depuis que nous somme arrivés ici, nous continuons de manifester contre la persécution de manière non violente. Afin que tout le monde sache que le Falun Dafa est bon et que l’authenticité, la bienveillance et la tolérance sont des principes moraux universels », a expliqué Wang.

Des millions de pratiquants de Falun Gong en Chine et à l’étranger ont employé différents moyens toujours pacifiques pour sensibiliser les gens et arrêter la persécution, parfois en prenant de grands risques. Selon les estimations des chercheurs dans le domaine des droits de l’homme, les autorités chinoises ont arrêté des millions de pratiquants et des centaines de milliers sont toujours détenus dans des camps et dans des centres de lavage de cerveau.

Liu Zhaohe, ancien professeur de philosophie, et son épouse Wang Lurui participent au défilé à Washington, le 20 juillet 2017. (Irene Luo/Epoch Timesd’hôpital à Pékin.

« Depuis que nous somme arrivés ici, nous continuons de manifester contre la persécution de manière non violente. Afin que tout le monde sache que le Falun Dafa est bon et que l’authenticité, la bienveillance et la tolérance sont des principes moraux universels », a expliqué Wang.

Des millions de pratiquants de Falun Gong en Chine et à l’étranger ont employé différents moyens toujours pacifiques pour sensibiliser les gens et arrêter la persécution, parfois en prenant de grands risques. Selon les estimations des chercheurs dans le domaine des droits de l’homme, les autorités chinoises ont arrêté des millions de pratiquants et des centaines de milliers sont toujours détenus dans des camps et dans des centres de lavage de cerveau.

Depuis 2006, des enquêtes ont révélé qu’un nombre important mais toujours indéterminé de pratiquants de Falun Gong avaient été exécutés et que leurs organes avaient été prélevés dans des hôpitaux gérés par l’État et les forces armées chinoises.

Li Jianying, une Chinoise de Taiyuan, province du Shanxi, a dû fuir la Chine en 2015, lorsque quelqu’un avait rapporté à la police qu’elle pratiquait le Falun Gong. Aujourd’hui, elle habite dans l’État de New York et sensibilise bénévolement les habitants locaux à la persécution en Chine. Sa mère de 79 ans, également pratiquante de Falun Gong, vit toujours en Chine.

« Je voudrais la revoir, mais je ne peux pas retourner en Chine », a déclaré Li, précisant : « Vous revenez et ils vous arrêtent à l’aéroport. »

Chaque année, les pratiquants de Falun Gong aux États-Unis et dans de nombreux autres pays organisent des événements commémoratifs pour célébrer l’anniversaire de la persécution.

Au cours du défilé à Washington, les pratiquants portaient des banderoles appelant à mettre fin à la persécution et aux prélèvements forcés d’organes en Chine. Une fanfare de pratiquants de Falun Gong a également participé au défilé.

Des nombreux passants ont été choqués d’apprendre les violences en Chine. Wilna LaPorte, qui travaille dans le service de défense publique à Washington, a été attirée par l’harmonie de la musique traditionnelle chinoise.

Wilna LaPorte. (Eva Fu/Epoch Times)

« Ce qui se passe en Chine est incroyable », a-t-elle déclaré, émue aux larmes après avoir appris que l’industrie chinoise de transplantation d’organes vise les pratiquants de Falun Gong. « Je ne comprends pas pourquoi les vies humaines devraient être ainsi commercialisées », a-t-elle ajouté.

« Les gens doivent être conscients de ce qui se passe dans d’autres pays, non seulement chez nous », a déclaré Cynthia Simms qui travaille en tant qu’administrateur éducatif. « Très souvent, nous ne savons pas ce qu’endurent d’autres personnes et ce qu’elles affrontent chaque jour ».

Christina Oz a connu le Falun Gong en mai dernier dans un parc au centre de New York où les pratiquants faisaient leurs exercices sur une musique douce et harmonieuse.

« Je me sentais comme si je rentrais chez moi après un long voyage », a-t-elle confié, ajoutant : « Je l’ai cherché toute ma vie. »

Christina Oz lors d’un rassemblement devant le consulat chinois à New York, le 16 juillet 2017. (Benjamin Chasteen/Epoch Times)

Christina Oz est originaire de Roumanie, l’ancien pays-membre du camp communiste dirigé par l’Union soviétique. Elle connait bien la cruauté d’un régime communiste et ses violations des droits de l’homme : « De nombreuses personnes ont été tuées, un grand nombre a été persécuté à l’époque du régime communiste en Roumanie. »

Liu Zhaohe, l’ancien professeur de Pékin, a déclaré que les autorités chinoises « persécutent toutes les pensées et les croyances en dehors du système communiste ».

« Il n’y a pas de liberté de croyance ni de liberté d’expression. C’est la chose la plus immorale faite par le régime chinois. Ils ne vous détruisent pas seulement physiquement, mais aussi mentalement. Ils vous forcent à être ‘transformé’. Ils étouffent vos pensées pour que vous n’ayez pas vos propres pensées », a-t-il martelé.

Des centaines de pratiquants et sympathisants du Falun Gong ont organisé un rassemblement et une méditation aux chandelles devant le consulat chinois à New York, le 16 juillet 2017. (Benjamin Chasteen/Epoch Times)

Version anglaise : Falun Gong Marks 18 Years of Persecution in Washington DC Parade