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16/06/16 | 11 h 47 min

WASHINGTON / MAISON BLANCHE : Barack Obama a reçu aujourd’hui le Dalaï Lama dans la Salle des Cartes

DLOb

Obama reçoit le Dalaï-Lama à la Maison-Blanche

 

Barack Obama a reçu aujourd’hui à la Maison blanche le dalaï-lama, chef spirituel en exil des Tibétains, malgré l’avertissement de la Chine pour laquelle une telle rencontre nuit aux relations diplomatiques sino-américaines, a déclaré un responsable de la Maison blanche.

L’entretien devait avoir lieu dans la salle des cartes de la Maison blanche, où des réunions diplomatiques se tiennent fréquemment, et non dans le bureau ovale où le président reçoit habituellement les dirigeants étrangers. La Maison blanche a confirmé que la rencontre avait eu lieu et a indiqué que la position des Etats-Unis concernant le Tibet demeurait la même.

Le ministère chinois des Affaires étrangères avait estimé que cette rencontre nuirait aux relations entre Washington et Pékin. La Chine considère le dalaï-lama, qui vit en exil en Inde depuis 1959, comme un dangereux séparatiste, et le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Lu Kang, a dit lors de son point de presse régulier que sa rencontre avec Obama serait perçue comme un encouragement par les « forces séparatistes ». Le dalaï-lama ne réclame pas l’indépendance du Tibet mais une autonomie substantielle.

Cette rencontre intervient à un moment délicat des relations sino-américaines, Pékin affirmant de plus en plus ses revendications en mer de Chine méridionale. Barack Obama avait déjà reçu le dalaï-lama à la Maison blanche en 2014 et il avait alors indigné la Chine en s’engageant à apporter un « vigoureux soutien » à la cause des droits de l’homme au Tibet.

Obama et le Dalaï Lama, quatrième rencontre à la Maison Blanche

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Selon un rituel désormais bien rodé, le président américain Barack Obama a reçu mercredi le dalaï lama, mais les médias ont été tenus à l’écart de ce tête-à-tête qui a une nouvelle fois suscité l’ire de Pékin.

Lors de cette quatrième rencontre à la Maison Blanche avec le chef spirituel des Tibétains, M. Obama a souligné son attachement à la préservation « des traditions religieuses, culturelles et linguistiques » du Tibet, a souligné son porte-parole Josh Earnest.

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Cependant, a-t-il aussitôt pris soin d’ajouter, la position de Washington n’a pas changé: « Le Tibet est considéré par les Etats-Unis comme partie intégrante de la République Populaire de Chine, et les Etats-Unis n’ont pas exprimé leur soutien à l’indépendance tibétaine ».

Autre singularité de ce tête-à-tête: il n’a pas lieu dans le prestigieux Bureau ovale, où M. Obama reçoit l’écrasante majorité de ses visiteurs, mais dans la « Salle des cartes », située dans la partie résidentielle de la Maison Blanche.

« Le dalaï lama n’est pas un chef d’Etat », a expliqué M. Earnest, tout en essayant, avec peine, de décrire la nature exacte de cette rencontre, qu’il a qualifiée non pas de « privée » mais de « personnelle ».

Si les journalistes n’ont pas été autorisés à assister au début de la rencontre, la Maison Blanche a diffusé après coup une photo des deux hommes, tout sourire.

Dès l’annonce de cette rencontre la Chine avait, comme à chaque fois, fait part de son mécontentement.

« Nous avons pris note des informations sur cette rencontre privée », avait déclaré le porte-parole de la diplomatie chinoise, Lu Kang, selon qui Pékin a entrepris une « démarche solennelle » auprès des Etats-Unis et exprimé sa « ferme opposition » à la rencontre.

« Si une telle réunion se tient, elle enverra un mauvais signal aux forces séparatistes recherchant l’indépendance du Tibet » et « affectera la confiance mutuelle et la coopération » avec Washington, avait-il ajouté, reprenant une formulation traditionnelle.

« Le dalaï lama n’est pas une pure figure religieuse. C’est un exilé politique engagé depuis longtemps dans des activités séparatistes sous couvert de religion », avait-il encore ajouté.

Source d’inspiration

Pékin fait systématiquement pression sur tous les gouvernements désireux de rencontrer le chef spirituel tibétain.

Officiellement en retrait de l’action politique, le prix Nobel de la paix, âgé de 80 ans, appelle à davantage d’autonomie pour le Tibet plutôt qu’à une indépendance formelle.

De nombreux Tibétains dénoncent la répression de leur religion et de leur culture, estimant par ailleurs ne pas profiter du développement économique de leur région.

La cause tibétaine, un temps très en vogue dans le monde entier, s’essouffle depuis quelques années, alors que de nombreux pays hésitent à se brouiller avec la Chine, devenue une puissance économique incontournable.

Le dalaï lama jouit d’une réelle popularité des deux côtés de l’échiquier politique à Washington.

En mars 2014, il avait prononcé la traditionnelle prière qui ouvre une session du Sénat. Lors d’une rencontre avec les élus, il avait exhorté Washington à défendre avec confiance la démocratie. « Vous êtes la nation à la tête du monde libre », avait-il lancé.

Début 2015, le président américain et le dalaï lama avaient participé ensemble à un petit déjeuner de prière dans un grand hôtel de Washington.

Si les deux hommes ne s’étaient pas retrouvés en face-à-face, M. Obama avait rendu un hommage très appuyé au chef religieux, « un ami ».

Il est « un exemple puissant de ce que la compassion signifie, il est une source d’inspiration qui nous encourage à parler en faveur de la liberté et de la dignité de tous les êtres humains », avait-il déclaré.

Lire aussi :

Obama meets Dalai Lama, reiterates support for MWA
[Thursday, June 16, 2016 12:35]

By Tenzin Dharpo

President Barack Obama greets His Holiness the Dalai Lama at the entrance of the Map Room of the White House on June 15, 2016. (Official White House Photo by Pete Souza)

President Barack Obama greets His Holiness the Dalai Lama at the entrance of the Map Room of the White House on June 15, 2016. (Official White House Photo by Pete Souza)

DHARAMSHALA, June 16: The much touted meeting between the Tibetan leader His Holiness the Dalai Lama and the United States President Barack Obama went ahead yesterday despite China expressing opposition.

The official readout from the White House on the meeting mentioned that the US remains supportive of the Middle Way Approach and that the US policy remains unchanged as far as recognizing Tibet as a part of China was concerned. “In this context, the President reiterated the longstanding U.S. position that Tibet is a part of the People’s Republic of China, and the United States does not support Tibetan independence,” it mentioned.

The readout further encouraged resumption of Sino-Tibet dialogue. It stated, “The President encouraged meaningful and direct dialogue between the Dalai Lama and his representatives with Chinese authorities to lower tensions and resolve differences. The Dalai Lama stated that he is not seeking independence for Tibet and hopes that dialogue between his representatives and the Chinese government will resume. The President and the Dalai Lama agreed on the importance of a constructive and productive relationship between the United States and China.”

The repeated rhetoric from China continued expressing apprehension over the meeting between the US President and the 80 year old Tibetan leader who is called a “splittist” by China. A spokesman for China’s Ministry of Foreign Affairs, Lu Kang on Wednesday said, “Tibet affairs are part of China’s internal affairs, and no foreign country has the right to interfere.”

Earlier the same spokesperson warned the US against hosting the Tibetan leader who maintains that his visits and meetings with leaders should not be at the cost of the country’s relations with China. « We demand the U.S. government earnestly stands by its promises, conscientiously handle the relevant issue in accordance with the one China principle and not give any space to any individual or behavior which tries to create two Chinas, » Lu said.

The fourth meeting between the two leaders also touched upon the human rights situation in Tibet and support over Dalai Lama’s efforts and advocacy on global warming and its affect on Tibet’s ecology and glaciers, responsible for the Asiatic water and climate stability.

The Dalai Lama is currently on a 19 day trip to the United States where the 80 year old is scheduled to give talks, attend events and meet various dignitaries.