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14/06/15 | 10 h 31 min par France Tibet

Yonten, 26 ans, en prison pour un twit

Photo : TPI

 

Yeshe Choesang, Tibet Post International,

09 juin 2015 13:56

 

Un jeune homme de vingt-six ans, M. Yönten Rabgyal, a été arrêté par la police chinoise le 13 mars dernier. De sources dispersées, on apprend que les autorités du comté de Chigdril, de la région Golok d’Amdo ont arrêté ce jeune Tibétain, en raison d’une prétendue communication d’informations à des étrangers.

En réalité, les Tibétains sur place pensent qu’il a été arrêté pour diffusion d’informations et d’images sur le Tibet et le Dalaï Lama. Jusqu’à ce jour, on ne sait rien de son état de santé, ni de l’endroit où il se trouve,  ni des vraies raisons de sa détention.   « Sa famille est très préoccupée de n’avoir reçu aucune information depuis cette arrestation » nous indique une source locale sous condition d’anonymat.

C’est la deuxième fois que Rabgyal se fait arrêter. La première fois il avait été relâché après paiement d’une dure amende de 5 000 Yuans.

Rabgyal a pu expliquer à un copain  qu’on l’avait convoqué au poste de police, apparemment sans raison particulière, tout en l’assurant qu’il n’avait rien fait de mal.

Il y a quelques jours, un Tibétain a été arrêté,  car soupçonné d’avoir partagé un clip video sur des incidents au Tibet via le microblog WeChat ; les autorités l’ont relâché après avoir identifié son analphabétisme.

Depuis les manifestations, surtout celles qui ont lieu après une immolation,  vraies manifestations de défi à l’autorité chinoise, les contrôles de l’information et de ses flux ont été resserrés partout au Tibet et les portraits du Dalaï Lama sont devenus  particulièrement sensibles. Le renforcement des contrôles de la population et des campagnes de surveillance visent à empêcher les prochaines célébrations du 80ème anniversaire du Dalaï Lama, la fête de Ghyatoen.

Rabgyal vit comme on l’a dit depuis Chigdril, dans la région Amdo de Golok (province du Qinghaï ). Durant sa détention  sa mère, Choeckyi, est morte  le 29 mai, et il n’a pas pu la revoir.

Les Chinois ont imposé des restrictions très contraignantes sur les téléphones portables et l’Internet au Tibet afin d’empêcher les nouvelles de filtrer vers l’étranger. Les Tibétains sont toujours arrêtés de façon arbitraire, mis en prison et torturés, simplement  pour  l’expression de leur souffrance sous le joug chinois.

Malgré tout, les autorités à Pékin prétendent toujours avoir « libéré pacifiquement » le Tibet, et que les Tibétains vivent dans un paradis maoïste socialiste !

Traduction Ranjung Dorje