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Le 08 juin 2017 à EGUISHEIM

Officialisation du Parrainage de BATANG, Commune tibétaine de l’est du Tibet

Eguisheim parraine une commune tibétaine

 

Jeudi 8 juin, à 19h, salle des marronniers à Eguisheim

La municipalité d’Eguisheim, sensible au drame vécu par la population tibétaine du fait de l’occupation et  du  non-respect de leurs  droits humains les plus élémentaires,  a délibéré et approuvé  le parrainage d’une commune tibétaine lors de la séance du 13 octobre 2015 pour exprimer son soutien à ce peuple opprimé.

 

La soirée débutera par une allocution de M. Centlivre, maire, et une intervention  sur le parrainage de commune tibétaine par l’association « liberté au Tibet ». Un panneau matérialisant ce parrainage sera ensuite dévoilé.

 

Suivra la projection d’un court film documentaire (52 mn), « Tibet, le mensonge chinois ?»  de Bernard Debord, réalisateur, écrivain et militant.

« Ce film retrace l’histoire mouvementée du Tibet des années 40 à nos jours à travers des archives et les témoignages de tibétains exilés, notamment du plus illustre d’entre eux, le Dalaï Lama. »

 Marie Holzman, sinologue, journaliste, écrivain, enseignante, conférencière, présidente de l’association « Solidarité Chine » ( association qui a pour vocation l’ouverture à la démocratie en Chine), commentera le film de Bernard Debord et nous éclairera sur le fonctionnement de la Chine et les enjeux de la colonisation du Tibet .

Depuis 2009,  149 Tibétains, femmes, hommes et adolescents, qu’ils soient moines ou laïcs, ont eu recours à une forme de protestation ultime, l’auto-immolation par le feu,  pour manifester leur désapprobation et leur désarroi  face à l’oppression chinoise implacable qui ne cesse de  s’intensifier, et pour réclamer la liberté pour les Tibétains dans leur propre pays ainsi que le retour du Dalaï-Lama.

Marie Holzman, est sinologue, et l’auteure de nombreux livres et traductions sur la Chine contemporaine. Elle a vécu le premier Printemps de Pékin en direct et a consacré une bonne partie de sa vie à l’aide aux dissidents et aux exilés. Depuis 1990, elle est présidente de Solidarité Chine, une association créée en juin 1989 pour venir en aide tant aux exilés fuyant la répression du mouvement de Tian’anmen qu’aux démocrates restés en Chine, et aussi pour perpétuer la mémoire de ce drame. Elle se donne alors pour mission de « faire entendre tous les dissidents chinois ». « Il faut faire entendre la voix de ceux qui adoptent une démarche pro-démocratie, pacifique et rationnelle, pour que l’Occident comprenne que les Chinois ne sont pas tous fascinés par le business ou la falsification des œuvres d’art », insiste-t-elle. Depuis plus de 25 ans, elle accueille la majorité des dissidents chinois qui transitent ou restent en France, leur fournit un accompagnement pour reconstruire leur vie dans l’Hexagone et pour traduire leurs moindres démarches administratives. « Je ne sais jamais dire non ! Ils ont besoin de moi, je suis là ! ».

Arrivée pour la première fois en Chine en 1975, Marie HOLZMAN y séjourne une année. Elle y retournera en 1977 en tant que journaliste free-lance au bureau de l’Agence France-Presse à Pékin. Elle assiste au premier mouvement démocratique dans la capitale de 1978 à 79. C’est là qu’elle fait la connaissance de tous les futurs grands dissidents chinois.

A l’époque, elle écrit aussi sous pseudonyme des articles pour Libération. Elle rentre en France en 1980. Son premier livre, Avec lesChinois, sort chez Flammarion en 1981. Par la suite, elle enseigne la société contemporaine chinoise à l’Université Paris 7 comme chargée de cours, puis comme professeure associée. Aujourd’hui, elle continue à donner un grand nombre de conférences sur la Chine et écrit pour lA revue Politique internationale dont elle appartient au comité éditorial. Depuis 1990, elle est présidente de Solidarité Chine, une association créée en juin 1989 pour venir en aide tant aux exilés fuyant la répressiondu mouvement de Tian’anmen qu’aux démocrates restés en Chine, et aussi pour perpétuer la mémoire de ce drame. Elle se donne alors pour mission de « faire entendre tous les dissidents chinois ». C’est le propos de son livre intitulé Ecrits édifiants et curieux sur la Chine du XXIème siècle (avec Chen Yan) : « Il faut faire entendre la voix de ceux qui adoptent une démarche pro-démocratie, pacifique et rationnelle, pour que l’Occident comprenne que les Chinois ne sont pas tous fascinés parle business ou la falsification des oeuvres d’art », insiste-t-elle. Depuisplus de 25 ans, elle accueille la majorité des dissidents chinois qui transitent ou restent en France, leur fournit un accompagnement pour reconstruire leur vie dans l’Hexagone et pour traduire leurs moindres démarches administratives. « Je ne sais jamais dire non ! Ils ont besoin de moi, je suis là ! »

Avec Ilham Tohti, Marie Holzman n’en est pas à son coup d’essai : elle a milité avec succès pour l’attribution du prix Sakharov aux dissidents Wei Jingsheng et Hu Jia.

Extrait d’Asialyst 2 novembre 2016

Bernard Debord : Biographie

De 1973 à 1975, il a été professeur de langue, d’histoire et de civilisation françaises à l’université de Pékin alors que Mao Zedong est au pouvoir2. La confrontation de ses rêves soixante-huitards à la réalité de la Chine de Mao le conduira à devenir militant d’Amnesty International où il fut rédacteur en chef1.Un livre et un documentaire sur le massacre de Tian Anmen le mène, en 1989, à devenir écrivain et réalisateur1. En 2007, lors de ses recherches pour son documentaire Tibet, le mensonge chinois ?, il demande les vidéo d’archives chinoises à la BBC qui les commercialise en Europe. On lui demanda, en relation selon lui à des pressions économiques, de s’engager par écrit à ce que son film ne porte pas atteinte à l’image du gouvernement chinois, ce qu’il refusa. Son intention était de dresser l’état du Tibet de nos jours. Puis, après les troubles au Tibet en mars 2008, il s’aperçoit que la propagande chinoise atteint la communauté internationale, notamment à travers des déclarations d’hommes politiques comme Jean-Luc Mélenchon, et il décide de réorienter ce documentaire sur cette propagande2.

Lors de la projection du film au Sénat en mars 2009, en présence des sénateurs Louis de Broissia et Jean-Francois Humbert, président du groupe d’information internationale sur le Tibet, du représentant du Bureau du Tibet Tashi Wangdi, et de l’écrivain Sofia Stril-Rever, il déclara avoir été inspiré par le film tibéto-canadien Ce qu’il reste de nous, et qu’il continuerait de lutter pour le Tibet3.

Il est aussi membre fondateur de la société ZKO, réunissant des concepteurs et réalisateurs œuvrant à l’écriture et au développement1.

Filmographie

Comme réalisateur et scénariste

Récompenses et nominations

Récompenses

  • Fipa d’Or 1997 du Grand reportage pour Les Folles d’Istanbul
  • Mention spéciale au Festival « Vues d’Afrique » de Montréal pour La Déchirure congolaise
  • Golden Gate Award 2003 de meilleur documentaire long métrage, à San Francisco, pour Maîtres et esclaves
  • Prix du documentaire au Festival du scoop et du journalisme d’Angers 2002, pour Maîtres et esclaves
  • Prix du Regard social au Festival de Vic-le-Comte 2002, pour Maîtres et esclaves
  • Grand Prix du documentaire au Festival de Sibiu (Roumanie), pour Maîtres et esclaves
  • Mention spéciale du jury au Festival de Clermont-Ferrand 2006, pour Le soleil et la mort
  • Prix du meilleur film politique et social au Big muddy film festival aux États-Unis pour Le soleil et la mort (2007).

Nominations

  • Prix du meilleur film politique et social au Big muddy film festival aux États-Unis

Publications