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24/12/16 | 10 h 31 min par Claude Arpi

De nouvelles lignes de chemin de fer au Tibet

Le Gouvernement de la Région Autonome du Tibet a l’intention de construire plus de 20 routes – dont de nouvelles directions : de Lhassa à Nagchu; de Dege à Chamdo ; de Chamdo à Jaka ; de Lhassa à l’aéroport de Shigatsé et de l’aéroport de Gongkar à Tsethang – avec un coût total dépassant les 5 milliards de US$.

Périphérique autour de Lhassa City

Un périphérique de 73 kilomètres entourant Lhassa est en cours de construction. 4,9 milliards de Yuan ont été dépensés pour ce projet et les fondations sont terminées. Selon China Tibet News, le périphérique doit être achevé d’ici la fin de l’année. Leur site internet précise que le projet : « fait sens pour améliorer le réseau de trafic de la ville, mener l’exploitation et l’utilisation des terrains autour, et réserver des espaces pour un futur développement urbain. »

Il est est probable qu’il faille accueillir 25 millions de touristes.

La ligne Lhassa-Nyinchi (Nyingtri)

L’ Office des Chemins de fer de Lhassa a annoncé que les principaux travaux de construction pour la ligne Lhassa-Nyingchi ont été achevés. L’année prochaine, la pose des rails se fera sur ce segment.

La longueur totale de la voie Lhassa-Nyingchi sera de 430 Km. Elle a été conçue pour une vitesse de 160 km/h. Il y aura 9 stations : Gongkar, Chanang, Tsetang, Sangri, Gyaca (Drumpa), Nang County, Minling, Chaoyang et Nyingchi. Commencée en 2014, elle devrait être achevée en 2021.

Une partie pose des difficultés : c’ est le tunnel de la montagne Galai qui ouvrira en 2017. Avec une longueur totale de 4 373 mètres, le tunnel est « l’un des projets de contrôle de la ligne Lhassa-Nyingchi. Aujourd’hui, presque la moitié du projet a été creusée et la fin est prévue pour l’année prochaine. Adoptant une méthode de pose de voie sans ensablement, les passagers pourront se sentir plus stable et confortable pendant que le train roule » d’après le site web.

Quelques 700 ouvriers sont employés pour la ligne. Une partie du travail est sous-traitée à des sociétés pour le transport, la main d’oeuvre et la location de matériel.

Le site chinois explique : « Ce projet joue un rôle important dans la promotion de l’économie des zones Est et Ouest, perfectionnant le réseau régional, reliant Yangtze River Economic Zone et Sichuan-Chongqing Economic Circle, promeut l’ouverture de la Province du Sichuan et la Région Autonome du Tibet, accélère le développement de l’éco-tourisme de la zone Shangri-La (au Yunnan), augmente les investissements écologiques, promeut le développement économique, la construction de nouvelles villes, pour améliorer le niveau de vie des populations, et accélérer la lutte contre la pauvreté. »

Clairement, le but du Gouvernement chinois est de relier les différents « corridors », jusqu’à aujourd’hui, ils ont atteint le plus important, le China Pakistan Economic Corridor (CPEC). Pendant ce temps, les travaux avancent à grands pas dans la Région Autonome du Tibet, les provinces du Sichuan et du Yunnan.

S’agissant de la ligne Lhassa-Nyingchi, l’aspect Défense n’est pas mentionné mais c’est certainement l’une des raisons les plus importantes puisque le terminus sera proche de la frontière indienne de l’Arunachal Pradesh.

Le train vers le Népal

Aucune mention n’est faite de l’état de construction de la voie ferrée Shigatse-Kyirong, bien que le 5 décembre, l’agence de presse chinoise ait rapporté que le premier « block train » – train massif – Guangzhou-Tibet-Népal atteignait le terminal de fret de la station de Lhassa… allant vers le Népal.

Le site, VTIBET.com écrivait : « Il a été dit que c’est la première fois qu’un mode de transport intermodal voie/route soit utilisé dans la région autonome du Tibet. Ce mode de transport moderne a effectivement réduit les coûts de transport, puis amélioré et garanti une logistique durable à terme. L’ouverture de cette ligne de transport boostera les échanges de la Région Autonome du Tibet et de la province de Guangdong. Elle jouera également un rôle particulier dans la région économique, le développement social de la nation, ce qui montrera la bonne marche et le succès de la ligne »

Plus important encore, cela pourrait relier un jour la Chine continentale au Népal.

Le train massif part de Dalang dans la province de Guanzhou ; il utilise les voies de Chengdu-Chongqing, Qinhai-Tibet, Lhassa-Shigatse, Shigatse-Gyirong Highway, traverse le Népal pour finalement arriver à Kathmandou. Le voyage de 6 070 km comprend 4 200 km de voies ferrées et 870 km de route. La cargaison estimée à 19 millions de yuans  comprend vêtements, meubles, appareils électriques, produits électroniques, etc ; tout ce que l’Inde ne voulait pas comme déchets sur son territoire.

Cependant, l’observation de la carte ci-dessus semble indiquer que la Chine ne serait pas contre continuer la ligne vers le Sud du Népal et l’Inde. Mais pour y jdéverser quoi?

La frontière d’échanges Tibet-Inde

Durant l’année, les échanges entre le Tibet et l’Inde, via le passage Nathula au Sikkim, a dépassé tous les records précédents. Selon The Times of India, pendant la saison de mai àn ovembre, les exportations de biens indiens vers la Région Autonome du Tibet avoisinaient les 636 millions de roupies :  » les échanges bilatéraux ont vu une augmentation de 160 millions  de roupies cette année pour les exportations. Les importations ont baissées de 50 millions de roupies, contrairement à 2015, selon les données officielles. »

Le rapport précise qu’au début, les traders indiens étaient hésitant à commercer avec le Tibet à cause du manque de produits marchands :  » En 2012, après six saisons de petits échanges, la Direction du Commerce extérieur à révisé la liste des biens marchands et autorisé les traders des deux côtés de la frontière à importer et exporter des matières premières. Développement intéressant.

À ce propos, qu’en est-il du projet de construire une voie ferrée vers Chumbi ?

Traduction France Tibet