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01/02/18 | 15 h 50 min par Membre France Tibet

France Tibet visite la maison d’Alexandra David-Néel

Bel accueil

Pour un week-end d’hiver au ciel bleu,  le programme  prévoyait de se rendre dans la maison d’Alexandra David-Néel. Alors, samedi nous prenons la route : Attention aux lecteurs qui se sentiraient l’envie de faire comme nous : pour vous y rendre le week-end, samedi ou dimanche, il vous faudra réserver en semaine, et la visite est gratuite.

L’accueil, hormis celui des Lions des Neiges dès l’ entrée, se fait à la boutique. Patricia, notre guide, nous installe tout d’abord pour le visionnage d’un petit film d’ une vingtaine de 20 min sur la vie de Madame David-Néel. Nous y apprenons sa courte carrière de cantatrice et son passage à la société de théosophie de Paris. Il nous est rappelé son idéologie féministe et anarchiste. Un moment aussi pour recentrer notre sujet dans le temps, elle était née 1868 et partira en Inde en 1911 à l’âge de 43 ans, annonçant à son mari qu’elle reviendrait … dans 18 mois. Elle reviendra 14 ans plus tard, à 57 ans. Autrement dit, elle échappa à la Première Guerre mondiale, et ce n’est pas dans sa première jeunesse qu’elle arpenta le rigoureux plateau tibétain… et qu’ elle découvrit l’austère nourriture.

Le film terminé, Patricia nous fait découvrir, groupe de 8 personnes,  La M aison. Le hall d’accueil carré expose une calligraphie à l’honneur de l’orientaliste. A notre droite, la salle de réception pour les invités, une salle qui cumule les cadeaux de ses différents voyages, au côté des cendres de son fils adoptif,  Lama Yongden. Les lieux permettaient de mettre en valeur ses voyages, ses connaissances… et peuvent inciter aux aides diverses et variées pour ses projets.

 

 

A l’étage, le bureau d’Alexandra David-Néel : les yeux de chacun tentent de déchiffrer les titres des livres précieusement conservés dans les nombreuses bibliothèques.

Patricia nous donne à nous interroger sur la petite table de camping bleue, histoire de nous faire approcher le caractère économe-écolo-pratique de la grande voyageuse. En effet, peu banale dans cet intérieur, la table seyait à la petite taille d ‘Alexandra, tout en recyclant son usage. De même elle n’avait pas acheté d’abat-jour, mais simplement utilisé des pages de papier. Quelle modernité !

Elle dormait derrière, sur un petit lit ( il paraît, est-ce une légende ? que la présidente de France Tibet y aurait dormi… ). Cet ameublement paraît plutôt spartiate, et pourtant, l’aventurière s’équipa dès que possible de l’eau courante, de l’électricité et d’une ligne téléphonique.

 

 

 

Côté musée, la reconstitution du camp de l’intrépide personnage est l’occasion de rappeler les nombreuses difficultés de son voyage, sur un plateau tibétain  le plus souvent proche de 4 000 mètres d’altitude où pour se réchauffer, grimée en mendiante à la perfection, elle n’avait qu’un briquet tibétain et pour toute nourriture ce que voulaient bien lui donner les âmes généreuses. Qui a déjà goûté le thé tibétain ? Celui agrémenté de beurre rance tiré du lait de la drii – femelle du yack – dans une très longue infusion de thé et ce, tous les jours, plusieurs fois par jour. Ce goût qui l’a conduit à apprécier la soupe de chaussures.

Mendiante jusqu’à la perfection – elle avait appris la langue tibétaine dans ses subtilités et suffisamment, pour connaître la manière avec laquelle elle se devait de laisser s’exprimer son personnage.

 

 

                          Danse du Cham

   Ici, non pas du beurre, mais de la margarine, conservation oblige

 

Toujours dans l’ enceinte du musée, mitoyen au logement de Marie-Madeleine Peyronnet, sa secrétaire pendant dix ans   – à 82 ans, il lui arrive encore parfois, d’assurer la visite des lieux -, objets et photos sont exposés afin de retracer les différentes vies d’Alexandra David-Néel.

« Empire Tibétain » écrit sur une carte

Mme David-Néel pose avec son fils devant le Potala, qui n’a plus le même environnement…

 

La voyageuse décrit la frontière entre Chine et Tibet du fait des caractères de femmes ! Elle en parle dans les vidéo ci-dessous

 

Enfin, ne pas oublier une étape côté boutique, pour  un livre et une portière, tibétaine bien sûr!

Et là encore une précision d’ importance donnée par l’ hôtesse, elle même membre de l’association gérée par la ville de Dignes les Bains : quel plaisir  de nous rappeler que la ville de Dignes parraine le village tibétain de Kum Bum au Tibet et que la Maison Alexandra David-Néel envoie des dons à la Tibetan Children Village, dons destinés l’éducation des enfants tibétains en exil.

 

Cérémonie de parrainage de la ville de Kum Gum par la ville de Dignes les Bains* en présence de Marie-Madeleine Peyronnet devant la maison d’Alexandra david-Néel

Enfin, profitez  de ces entretiens pour  mieux connaître la vie de cette célèbre aventurière :