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25/07/15 | 7 h 48 min par Pierre Guerrini

« Tibet, Beijing réitère, Paris ouvre un oeil »par Pierre Guérinni, dans Médiapart

Guerrini

A tout seigneur, tout honneur. Et c’est justice, que de reconnaître dans cette affaire, l’affaire Tibétaine, la seconde très sale du vingtième siècle, à être initiée et mise en place par un pouvoir, un régime de type totalitaire dont la seule légitimité auto-concédée réside en sa capacité de destruction et sa politique de coercition à l’égard des populations civiles sous sa coupe. Après la volonté et la tentative engagée jusque dans des proportions absolument hallucinantes et proprement sidérantes de destruction organisée et totale du peuple Juif qui fut la première, et, dont les nostalgiques et déments thuriféraires d’un revival ne manquent pas, l’affaire Tibétaine bat son plein, a largement débordé le siècle dernier pour venir oblitérer et peut-être saborder durablement tous les espoirs d’un monde meilleur, au tournant d’un siècle qui ouvrait sur un millénaire nouveau, dit le troisième, l’affaire Tibétaine émeut la planète dans des proportions que personne hormis ceux qui y œuvrèrent avec une détermination, un courage et un amour, les trois font la pair, sans pareille, hors norme, incommensurable, à un point tel, qui a quand-même pris soixante ans, combien de générations, à un point tel qu’avec le dernier et tragique décès qui fut celui  de ce grand Rimpoché, de ce Tulku (réincarné) reconnu par le Dalaï-lama, c’est toute la planète, via toutes ses représentations officielles, entendez politiques, par en effet la voix de toutes les Affaires Étrangères, tous les Foreign-Office et Département d’État de la planète, sans parler des manifestations monstres ( voir Zurich) et tout le ramdam tonitruant et monstre des dizaines de milliers d’associations dont toutes les représentations officielles chinoises et autres succursales de Beijing sur la planète purent rendre compte en temps réel à leur direction pékinoise à tête unique de ce qui se passait sous leurs fenêtres respectives quand étaient furent  noyées d’une foule grondante aux drapeaux colorés du Lion des neige,s agités par centaines de milliers, tous les environs très protégés et férocement gardés de toutes les ambassades du régime de l’ empire du milieu, alors …

A tout seigneur, tout honneur et c’est justice que de reconnaitre, et ce depuis 1959, tout honneur à l’Ami Américain qui tient le premier rôle dans cette histoire, à l’Ami Américain qui, depuis le chef de son État, en son bureau ovale, jusqu’à la moindre de ses très officielles représentations et officines moins officielles, mène avec une détermination semblable à ceux qui ont déporté la cause tibétaine depuis l’intérieur des hauts plateaux du toit du monde vers le reste du monde sans exception aucune, sans exception …aucune, mène le combat, combat inconfortable, qui se peut révéler très périlleux, très périlleux sur les chemins escarpés du pacifisme, s’est saisi du flambeau de la lutte pour la liberté recouvrée du peuple tibétain et le retour du Dalai-lama au Tibet-occupé, occupé et meurtri dans des proportions qui s’ aggravaient régulièrement pour devenir absolument critiques ces derniers temps depuis que la chiourme militaro-industriallo-policière Han semble ne plus avoir de limites.
Lorsque fut arrêté, incarcéré, jugé puis condamné à mort, peine qui fut, sous la pression internationale, commuée en peine à perpette, Tulku Tenzin Delek Rinpoché, il y a quelques 13 ans, son assistant, un jeune tibétain de 25 ans fut, pour les mêmes motifs supposés avérés, arrêté … arrêté, incarcéré, jugé puis condamné à mort, et exécuté.
Pékin signait là son premier meurtre politique depuis 20 ans. Et le goût du sang de lui revenir vite en bouche … !

Depuis la mort en prison, mort consécutive, se murmure-t-il à voix fort audible, à un empoisonnement, depuis l’assassinat, donc, en prison, de Tulku Tenzin Delek Rinpoché, les législateurs américains de la Commission des Droits de l’Homme, qui travaillaient depuis des années, combien d’années ? : juste treize ans pleins à solliciter le régime complètement autiste de Pékin, qui a préféré mettre, très démocratiquement, court à cette pression en éliminant, tout bonnement et physiquement, et la source et la cause, les législateurs ne décolèrent pas, et, en appellent à l’Exécutif et à la Maison Blanche, qui recevait récemment et en grande pompe étoilée, en la personne de son Président et de tout son staff et du Congrè

s et de tout ce qui se décline de compétences diverses depuis le haut jusqu’au bas de la démocratie américaine, qui recevaient, qui, tous reçurent et honorèrent, comme il se doit et à égalité de rang, Sa Sainteté Le Dalai-Lama, le très dynamique et brillantissime Premier Ministre du gouvernement tibétain en exil, Sikyong Dr. Lobsang Sangay, blo-bzang seng-ge, qui, fort d’avoir décroché, en 1995, la bourse Fulbright partait étudier à la prestigieuse Université américaine d’Harvard, y devenait la même année  – pourquoi faire lent si on peut faire vite –  co-lauréat du Prix Yong K. Kim, décerné chaque année à l’ étudiant qui aura su favoriser la compréhension U.S. de l’Asie de l’Est, pour sa thèse, intitulée  » Democracy in Distress :  Is Exile Polity a Remedy ? A Case Study of Tibet’s Government-in-exile. «  « La Démocratie en détresse: L’Exil Politique est-il un remède ? Une étude de cas du gouvernement du Tibet en exil.

Déplorant la situation des droits humains au Tibet, un prisonnier tibétain décédait cette semaine encore et les arrestations se multiplient, les membres du Congrès ont appelé la Bannière Étoilée à durcir sa politique envers Pékin et à faire drastiquement pression sur les décisions chinoises.

Lobsang Yeshi, un prisonnier politique tibétain, âgé de 60 ans, est mort en la prison de Chushul, à Lhassa, alors qu’il purgeait une peine d’emprisonnement de 2 ans, pour participation active à une manifestation anti-mines à Ngulchu, dans la région de Gyalmo, le 7 mai de l’année dernière.

Phakpa Gyaltsen, un des manifestants est mort au cours de la manifestation tandis que Rigdzin, un autre manifestant a été grièvement blessé et transporté à l’hôpital. On ne sait pas si il a survécu ou non.

Il a été rapporté que de 9 au 10 mai 2014, Lobsang Yeshi, avec quelques autres Tibétains ont continué leur protestation. Un contingent de la police chinoise et des forces de sécurité sont arrivés sur le site et les enjoignirent de mettre fin à leur protestation. Comme les protestataires restaient inflexibles, des leaders des comtés de  Chamdo et de Dzogang sont parvenus, après des pourparlers, à les convaincre de rentrer chez eux. Mais le 12 mai, 7 tibétains, chefs de file de la manifestation ont été arrêtes, embarqués pour détention et torturés pendant un an. Les détenus sont maintenus captifs à Chamdo.

Plus tard, en mai de cette même année, Lobsang Yeshi et deux autres Tibétains, Ngakta et Choeluk Tenzin, qui sont actuellement dans les geôles, ont été condamnés à 2 ans de prison.

En raison de coups violents assénés en prison, Lobsang Yeshi a subi des blessures graves et a souffert d’étourdissements en raison de sa mauvaise santé. Récemment, il a été hospitalisé et a succombé à ses blessures le 19 Juillet. Les autorités chinoises ont confisqué le cadavre et ont refusé de le remettre à la famille en dépit des appels répétés de membres de la famille.

Les tibétains locaux tenaient  Lobsang Yeshi pour un homme intègre, honnête et sincère. Il avait huit enfants et était le seul soutien de toute la famille.

Joe Pitts, membre du Congrès des États-Unis,a partagé ses graves préoccupations concernant la mise en œuvre des restrictions strictes sur les droits civils fondamentaux des Tibétains au Tibet; la liberté de religion, la liberté d’association, et mit l’accent sur les restrictions sur les voyages nationaux et étrangers.

 

 » Tous les droits … De les tuer s’ils protestaient à nouveau ! « 

Pollutions, destructions, exploitations généralisées des ressources naturelles. La folieexploitatrice outrancière Han frappe dans tous les domaines. Et dans le même temps, transforme le pays qu’elle occupe et dont elle détruit l’environnement, en la destination de rêve pour les millions de touristes Han chinois qui connaissent leur ruée vers l’or.

Leur eldorado à eux, à cette infime différence qu’ils sont eux, la matière première de l’industrie, de cette industrie qui concourt, et pas qu’un peu, au vu des infrastructures hôtelières, des immenses complexes commerçants, des aéroports, autoroutes et voies ferrées, ne manquent plus que les installations portuaires, mais ça peut venir, qui concourt à défigurer le Tibet-occupé, renvoyant l’autochtone à sa fin prévisible et prévue par les plans du haut comité du PPC.

Dans le Comté de Dzatoe, en août 2013, une manifestation a été dispersée par des coups, des gaz lacrymogènes et des coups de feu. Dans le Comté de Dechen,  en juillet 2014, les manifestants ont été roués de coups par la police, et le chef de l’exploitation minière aurait affirmé qu’ils avaient « tous les droitsde les tuer s’ils protestaient à nouveau.»

Un rapport de l’organisation « Tibet Watch » souligne le lien spirituel que les Tibétains ont avec leur terre. Certaines montagnes et lacs sont considérés comme résidences physiques de divinités bouddhistes et sont sacrés. Les Tibétains considèrent aussi les montagnes éloignées et la nature sauvage comme des lieux de retraite et de méditation.

Interrogé sur le lien entre les gens et la terre, un Tibétain a expliqué à « Tibet Watch » :

« Les Tibétains n’apprennent pas la valeur de la terre grâce à la science, mais grâce à notre religion et de la façon dont nos ancêtres ont protégé notre terre depuis des milliers d’années. Ils ont sauvé la terre pour que la prochaine génération profite de la terre pure, de la beauté de la nature et profite d’un environnement propre et paisible pour vivre .

« Par conséquent, la destruction de la terre, l’exploitation minière des montagnes et des lacs sacrés, sont davantage que la pollution et la destruction de l’environnement. C’est une violation de notre tradition, des croyances religieuses et la destruction de l’héritage de nos ancêtres ».

 

Un passeport pour combien de supprimés et refusés.

Cette semaine, l’artiste activiste, de renommée international, et, donc, joliment médiatisé, l’artiste chinois Wei-Wei, qui donne de l’urticaire au régime Han et à ses caciques, s’est vu restitué, à sa grande joie, son passeport.

Un passeport pour combien de supprimés et refusés. Dans le même, cette semaine a vu le refus appliqué massivement aux tibétains de disposer de passeports, de disposer de la liberté de se mouvoir librement, et les chinois illustrent jusqu’à l’absurde de situation qui en dit long sur leurs dispositions démocratiques et leurs craintes que la cause tibétaine ne triomphe, couplée à la levée des minorités malmenées pareillement et à des intempéries financières qui inquiètent l’économie chinoise, illustrent cette phrase de Lobsang Sangay qui déclarait en substance que les chinois transforment le Tibet-occupé en la plus grande prison à ciel-ouvert de la planète.

« Obtenir un passeport est plus difficile pour un Tibétain que de monter au ciel. C’est l’une de ces ‘politiques préférentielles’ qui nous sont accordées à nous Tibétains par le Gouvernement central [de Chine]. »  Un blogueur tibétain en mandarin sur un site chinois

« J’ai réussi tous les examens pour aller poursuivre mes études à l’étranger, mais quand j’ai fait ma demande de passeport, il m’a fallu des attestations comme : attestation du tribunal, attestation du Parquet, certificat de résidence, cachet de la Sécurité intérieure, cachet de l’Administration chinoise pour le contrôle à l’entrée et à la sortie du territoire, et puis, pour finir, je n’ai pas obtenu l’attestation de la Sûreté de l’État, et ma demande a été rejetée [en chinois : bei kazhu le]!

Je me demande si, qui que ce soit d’autre faisant une demande de passeport; a dû fournir toutes ces attestations. Quelqu’un peut-il m’aider à voir ce que je peux faire ? Merci! »  a ajouté cet intervenant.

Une toute jeune femme libérée pour combien de vies d’anéanties.

La jeune fille que nous évoquions, dans le billet précédent, et dont nous rendions compte de l’incarcération pour les raisons que l’on sait a été finalement libérée et accueillie dans la liesse et fêtée en héroïne de la résistance tibétaine dans son village.

… Le temps d’apprendre qu’elle fut aussitôt remplacée par une autre jeune femme pour les raisons identiques que l’on sait.

Lors de la visite de la représentation Tibétaine, du Dalai-lama, à la maison blanche et dans nombres d’instances de la société civile, de lieux d’enseignements et d’universités américaines, au programmes desquelles un nombre très important de cursus spécifiquement consacrés au Bouddhisme Tibétain et à tout ce sur-quoi il ouvre dans des domaines aussi différenciées pour la pensée occidentale, que la philosophie, la religion, les sciences humaines et sciences du cerveau, la médecine, la méditation, l’environnement, la nature, Sa Sainteté fut amenée à rencontrer bien des interlocuteurs au nombre desquels certains qu’il déplut fort à Pékin qu’ils les rencontrent, et qui le fit savoir en l’interdisant tout bonnement, menaçant directement Washington de mesures de rétorsions diplomatiques.

Ce qui ne fut guère, on l’imagine du gout de l’Exécutif, ainsi, qu’entre autre, des deux Présidents de la Commission Américaine des Droits de l’Homme, les membres du Congrès, le démocrate Jim Mc Govern (MA-02) et le républicain Joe Pitts (R-PA16).

Et se sont faits, comme on va le verra, on ne peut plus clairs et d’une détermination sans appel dans les très surprenants et définitifs avertissements qu’ils ont adressés à la Chine et à son Président.

WASHINGTON, DC

Jim McGovern (MA-02) s’exprimait au sujet de la mort de l’activiste tibétain Tenzin Delek Rinpoche :

« La semaine dernière, je fus  profondément attristé d’apprendre la mort tragique du moine tibétain bien connu, Tenzin Delek Rinpoché.Tenzin Delek purgeait une peine à vie dans des conditions très difficiles pour avoir prétendument « provoquer des explosions » et pour « incitation au séparatisme »  accusations contre lesquels il s’est toujours fermement élevé en clamant son innocence. Jusqu’en en Avril dernier où j’écrivais encore au Département d’Etat américain pour encourager nos responsables gouvernementaux à prioriser la libération de Tenzin Delekpour raisons  médicales, car nous le savions en butte à de graves problèmes de santé. À la fin de Juin, le Département d’État m’a assuré que le message avait été transmis, mais maintenant nous voyons que la Chine a fermé les yeux et s’est montrée insensible à mes appels et à ceux de beaucoup d’autres. Les autorités chinoises portent la responsabilité directe de la mort inutile de Tenzin Delek.

 » Mais la barbarie de l’histoire ne finit pas là. La famille de Tenzin Delek a demandé au gouvernement chinois que lui soit restitué son corps afin qu’ils puissent effectuer les rites funéraires conformément à la tradition tibétaine. Cette demande très basique, très humaine et naturelle  a été soutenue par les chefs religieux tibétains et beaucoup d’autres à travers le monde.

Au lieu de cela, les autorités chinoises ont incinéré le corps dans une prison secrète à l’extérieur de Chengdu, et n’a retourné que des cendres à sa famille totalement bouleversée et à sa communauté.

Seul geste humanitaire concédé par les autorités, qui était minime et la sous pression générale, fut de permettre à plusieurs moines et membres de la famille, dont deux sœurs, de voir le corps avant la crémation. Les moines furent autorisés à se laver et à s’habiller, revêtir leur robe  (!) et effectuer des prières, ainsi que la famille.

Mais permettez-moi d’être clair :  les actions des autorités après la mort de Tenzin Delek affichent le même mépris pour leurs propres lois, et pour les traditions religieuses, qui caractérisent leur traitement de ce chef spirituel au cours de sa vie.

Nous ne connaissons pas la cause de la mort de Tenzin Delek. Il est mort alors que les membres de la famille attendaient de le voir, dans ce qui aurait été sa deuxième visite à la famille depuis 13 ans. Ses sœurs, après avoir vu le corps, indiquent que ses lèvres et les ongles avaient viré au noir ;  ils croient qu’il a été assassiné.

Au minimum, c’est le comble de la cruauté de permettre qu’un prisonnier qui a été torturé, qui plus-est souffrant de problèmes médicaux, jamais pris en charge, et toujours privé de soins médicaux, meurt en prison.

Je ne crois pas que nous puissions nous attendre à ce que le gouvernement chinois dise au monde la vérité sur la mort de Tenzin Delek Rinpoché. Pour cette raison, aujourd’hui, je demande une enquête internationale indépendante immédiate sur les circonstances entourant sa mort, avec la participation d’experts des droits humains et de médecine légale du Bureau du Haut Commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies.

Je demande également au gouvernement chinois d’autoriser une visite et une enquête par le rapporteur de l’ONU spécial sur la torture, Juan Mendez, à la lumière des suspicions de torture à l’encontre de Tenzin Delek et la prochaine révision du cas de la Chine lors de la Convention contre la torture.

Franchement, ces enquêtes indépendantes seraient dans le meilleur intérêt de la Chine. Car, compte-tenu de leur traitement de l’homme avant sa mort, et de son corps après, les déclarations des autorités chinoises ont peu de crédibilité.

La mort de Tenzin Delek est ressentie très fortement dans les communautés tibétaines  – nous avons déjà vu les rapports de la police ouvrant le  pour disperser les foules qui se sont réunies pour exiger le retour du corps à son domicile dans le Sichuan. Je suis préoccupé par la sécurité des membres de la famille de Tenzin Delek et je ai reçu des rapports très inquiétants indiquant que sa sœur, Dolkar Lhamo, et sa fille, Nyima Lhamo, sont  détenues par la police.

S’il vous plaît soyez-assurés que ma voix sera entendue si elles sont lésées ou que leurs droits soient violés de quelque façon que ce soit.

Mon coeur va à la famille de Tenzin Delek, à ses disciples religieux et aux communautés qu’il servait. Il était un être humain exceptionnel qui a défendu sa culture et son peuple, et a payé cher pour cela. Il ne sera pas oublié.  »

Jim McGovern

Quant à la déclaration, la mise en garde sans appel faite à la Chine, et qui annonçait, on ne peut plus clairement les dispositions d’esprit qui animaient et animeraient à l’avenir les relations américano-chinoises, elle a de quoi faire tressaillir Pékin.

Les membres du Congrès Jim Mc Govern et Joe Pitts, les respectivement démocrates et républicains coprésidents de la Commission des Droits de l’Homme avaient ouvert une réunion précédente en déclarant :

 » Le gouvernement chinois a fait un calcul erroné en croyant que la question du Tibet allait de pair et serait résolue avec le décès de Sa Sainteté le Dalaï Lama. Jim Mc Govern a très fermement réitéré l’assurance que le Congrès des États-Unis ne saurait pas oublier la Question du Tibet jusqu’à ce qu’elle soit résolue.

Mme Sarah Sewall, coordinateur spécial du Département d’État pour les questions tibétaines, a déclaré partager   » la colère et la tristesse  » du peuple tibétain. Elle a rappelé  les « horribles auto-immolations de Tibétains  »  au cours de toutes ces dernières années, et qu’elle ont été, qu’elle furent et qu’elle sont l’expression de leur désespoir causé par la détérioration de la situation au Tibet.

Elle a également élaboré et présenté les quatre grandes priorités de son bureau à savoir la reprise du dialogue entre le gouvernement chinois et les représentants de Sa Sainteté le Dalaï-Lama; la promotion de droits de l’homme au Tibet; la promotion de la liberté religieuse; et assurer l’accès diplomatique et publique au Tibet et la préservation de la culture distincte, de sa riche tradition et le patrimoine linguistique du peuple tibétain.

Hollywood l’acteur Richard Gere, un ardent défenseur de la cause tibétaine et président de la Campagne internationale pour le Tibet, a également donné un témoignage devant la Commission, se référant à la mort de Tulku Tenzin Delek en prison comme un « rappel brutal de qui nous parlons ici. »

Les législateurs américains ont également discuté de la possibilité de restrictions sur les mouvements de fonctionnaires chinois aux États-Unis, et, de, somme toute, rendre la pareille quant aux restrictions sur les diplomates américains voyageant au Tibet.
Parfois, n’allons pas dire une bonne nouvelle, mais un élément positif

Comme un signe souvent à peine perceptible, sinon par les capteurs prévus à cet effet, chargés de les identifier, de les répertorier, un signe, le signe peut-être annonciateur, et les pressions multiples n’y seraient, peut-être, pas pour rien, le signe avant-coureur du possible réveil de celui qui, plongé dans un coma jusqu’à présent profond, le Quai d’Orsay, semblait étrangement étanche à la rumeur qui enflait, de par le monde et ses ambassades et ses chancelleries et ses Foreign-Office .., que la Chine n’était pas la formidable république populaire et démocratique pour laquelle elle eût aimé qu’on feigne de la prendre, et qu’il existait un pays qu’elle occupait avec toute la sauvagerie militaro-policière commune et coutumière à toutes les affreuses et odieuses dictatures au rang desquelles elle émargeait impérialement, et que le pays, grand par sa superficie et immense par l’esprit de son petit nombre d’habitant, s’appelle le Tibet.

Le Tibet existe, donc, et, enfin, quoique encore trés timidement, pour le quai d’Orsay. Pourtant, Il existe bel et bien. Il est occupé. Et son chef religieux y est déclaré tricard.

Entre-ouverture au Quai d’Orsay. On le disait un tant soit peu autiste. Il n’en serait rien. Et ce serait tant mieux. Beaucoup reste à faire …

 » Plusieurs défenseurs des Droits des Tibétains  de l’Association Étudiants pour un TIBET Libre (SFT), accompagnés de  Lobsang la, un membre de la famille de Tenzin Delek Rinpoche, ainsi que  Dolkar Lhamo n’ont pu rencontrer, hier, 22 juillet 2015, Laurent Fabius, Ministre français des Affaires étrangères, mais la direction d’Asie et Océanie afin de leur demander que l’’État français puisse s’enquérir, auprès du Gouvernement chinois, des circonstances de la mort soudaine de Tenzin Delek Rinpoche, dans une prison chinoise et de la disparition de la sœur de Rinpoche ainsi que de la fille de celle-ci, Nima Lhamo.  »