Géographie

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Un pays escamoté
Dans la plupart des atlas aujourd'hui, il est de plus en plus difficile de trouver le nom "Tibet": il est remplacé par "Xizang" ou "Région Autonome du Tibet". Une recherche plus minutieuse indiquera que d'anciens lieux tibétains tels que Shigatse ont été changés en Xigatse, qui sonne plus chinois. Ceci n'est pas accidentel. La Chine communiste a un "Comité Géographique des Noms de Lieux" dont le travail consiste à inventer des noms chinois pour remplacer ceux du Tibet ou du Turkestan Oriental; cela fait partie d'une tentative délibérée de présenter le Tibet comme une région chinoise à part entière. Malheureusement, les principaux éditeurs occidentaux et les institutions géographiques prennent part à cette supercherie en éditant des cartes sinisées du Tibet.
S'étendant d'est en ouest sur une distance d'environ 2400 km, et du nord au sud sur environ 1000 km, le Tibet est situé entre les longitudes 78°24' et 104°47' Est et les latitudes 26°2' et 40°3' Nord au coeur du continent asiatique. C'est un pays gigantesque d'environ 2,5 millions de km2 (soit 5 fois la France) avec une altitude moyenne de 4200 mètres, et qui rassemble les plus hautes montagnes du monde.
Le Tibet a été envahi par la Chine en 1949.


Des provinces éclatées
L'Amdo au nord, le Kham à l'est et l'U-Tsang au sud étaient les trois régions du Tibet historique.
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L'Amdo a été morcelée entre la province du Qinghai et une partie de la province du Gansu;
- Le Kham fait aujourd'hui partie des provinces chinoises du Sichuan, de Gansu et du Yunnan;
- L'U-Tsang avec l'ouest de la province du Kham, forme de nos jours ce que la Chine dénomme "La Région Autonome du Tibet".

La "Région Autonome du Tibet" (RAT), version chinoise artificiellement réduite du Tibet, comprend moins de la moitié du Tibet historique. Elle fut créée par la Chine en 1965 pour des raisons "administratives".
Attention, lorsque l'administration et les publications chinoises utilisent le terme "Tibet", elles font référence uniquement à la "RAT". Pour les Tibétains, le véritable Tibet reste le Tibet historique.


Colonisation
La population actuelle du Tibet est de 6 millions de Tibétains et d'environ 7.5 millions de Chinois. Attention, ces chiffres sont très différents de ceux avancés par le gouvernement chinois, qui tend à minimiser le nombre de colons et fait uniquement référence à la "RAT". L'objectif de la Chine, est maintenant de noyer le Tibet sous une mer de colons, en faisant venir, d'après certaines sources, 10 à 15 millions de colons supplémentaires d'ici 2020 (grâce principalement à la construction de voies ferrées) !

Environnement
Le Tibet est incroyablement sensible et contient une étourdissante diversité d'habitats, une faune et une biodiversité comparable à celle de la forêt amazonienne, et des régions climatiques s'étendant de la haute steppe glacée, jusqu'aux déserts des hauts plateaux, aux forêts tropicales, et aux prés alpestres. Le Tibet est également la source de tous les plus grands fleuves d'Asie, comprenant le Mékong, le Bramapoutre, le Yangstsé, et l'Indus; ils sont alimentés par une précipitation moyenne de 100 mm dans le nord du pays jusqu'à plus de 1000 mm dans le sud-est.

Ressources surexploitées
Avec ses nombreuses ressources naturelles, le Tibet souffre des conséquences de l'exploitation commerciale intensive de la Chine qui voie le Tibet comme la "Maison des Trésors" et en tire profit. Le Tibet est riche en minerais; y compris des réserves considérables d'or, de pétrole, de gaz, de bauxite, de cuivre, d'étain et de lithium, qui sont extraits sans considération pour l'environnement. Le résultat en est des niveaux alarmants de pollution qui affectent l'hydrographie, l'atmosphère et les sols.
Des zones forestières autrefois verdoyantes comme le Kongpo au sud-est du Tibet, ont été transformées en un paysage lunaire. En 1949 les forêts recouvraient 221.800 kilomètres carrés, soit près de la moitié de la superficie de la France. En 1985, la moitié de la surface de la forêt était rasée. Selon des informations récentes du World Watch Institute, la déforestation atteindrait maintenant 85% !
Le déboisement cause de sévères problèmes d'érosion et de glissements de terrain, tandis que niveau de vase dans des fleuves tels que le YangTsé ont atteint des niveaux sans égaux dans le monde. Les effets dépassent maintenant les frontières du Tibet et se traduisent par des inondations dévastatrices en Chine, Inde et Bangladesh. Le gouvernement chinois lui-même a reconnu le rôle de cette déforestation massive dans les inondations catastrophiques de ces dernières années : en 1998, plus de 10000 morts, 250 millions de sinistrés, et des millions de sans-abris suite aux crues du YangTsé.

Climat
La grande couverture de végétation influence aussi la terre et les températures atmosphériques qui participent à la régulation de la mousson. La déforestation sur une si grande échelle entraîne une sérieuse inquiétude parmi les climatologistes et les environnementalistes, qui considèrent que le climat mondial peut être dangereusement déstabilisé.

 

 

 

 

Merci à l'Independent Tibet Network, à la Uyghur American Association, et à l'Inner Mongolian People's Party, pour la constitution de cette page.

Le Turkestan Oriental


Géographie
Le Turkestan oriental, connu aussi sous le nom de "Région Autonome Ouighoure du Xinjiang Chinois", se situe au coeur de l'Asie, au nord-ouest de la Chine. Le Xinjiang a une frontière de 5.400 km touchant huit pays. Il a une superficie de 1.626.000 km2 et occupe un sixième du territoire chinois. Sa superficie était de 1.820.000 km2 en 1949 d'après des actes officiels. La partie perdue de cette terre a été rattachée aux provinces chinoises du Qinghai et du Gansu après que les communistes chinois aient envahi le Turkestan Oriental en 1949.
Le Turkestan Oriental est le pays des Ouighours, parlant turc, et d'autres peuples d'Asie centrale comme les Kazaks, les Kyrgyz, les Tatars, les Uzbeks, et les Tajiks. Selon le dernier recensement chinois, la population de ces musulmans est de légèrement plus de 11 millions, parmi lesquels, 8,68 millions de Ouighours constituent la majorité.

Populations
En 1949, les populations Musulmanes constituaient 96% de la population, et les Chinois comprenant principalement des militaires et des fonctionnaires constituaient 4%. Après 48 ans de colonisation massive, la population Musulmane est tombée à 60% des 17 millions d'habitants, et la population chinoise est grimpée à 38%. Dans la plupart des villes, le rapport Ouighours / Chinois est passé de 9 pour 1 à 1 pour 9. L'augmentation brutale de la population a apporté la pauvreté, la faim, le chômage et la maladie. Les forêts et les prairies ont été détruites pour répondre aux besoins des nouveaux colons.
Historiquement, le Turkestan fait partie de l'Asie centrale, pas de la Chine. La population du Turkestan Oriental n'est pas chinoise, elle est Turque d'Asie centrale. Situés sur la route en soie, les Ouighours ont joué un rôle important dans les échanges culturels entre l'ouest et est, et ont développé leur propre culture et civilisation.
L'Empire Mandchou envahit le Turkestan Oriental en 1876 et l'annexe en le renommant "Xinjiang" ce qui veut dire "Nouveau Territoire" ou "Nouvelle Frontière", le 18 Novembre 1884.
Après que l'empire Mandchou ait été renversé par les Nationalistes Chinois en 1911, le Turkestan Oriental est tombé sous la coupe du gouvernement chinois Nationaliste. Les Ouighours, voulant se libérer de la domination étrangère, se sont soulevés à de nombreuses reprises contre le pouvoir chinois Nationaliste et par deux fois, en 1933 et 1944, ont réussi à installer une République indépendante du Turkestan Oriental.
La seconde République du Turkestan Oriental, qui est restée indépendante pendant 5 ans, est tombée sous la coupe de la Chine Communiste en 1949 après que ses dirigeants aient été tués dans un mystérieux accident d'avion en se rendant à une réunion avec le Président Chinois Mao Tsetoung. Depuis lors, la Chine Communiste exerce un pouvoir colonial sur le Turkestan Oriental.

Essais Nucléaires - Depuis 1961, la Chine a fait exploser 46 bombes nucléaires sur le site de Lop Nur au Turkestan Oriental. Les retombées radioactives ont créé en 35 ans un désastre écologique, polluant les sols, l'eau, les plantes et la nourriture, ce qui aurait entraîné la mort de 200.000 personnes. Une recherche récente menée secrètement par une équipe scientifique anglaise a révélé une grave pollution nucléaire et une augmentation dramatique des taux de cancer.
Camps de Travail - La Chine a construit ses plus grands Camps de Travail forcé (Laogai) au Turkestan Oriental, y faisant venir des criminels de toute la Chine. Chaque année des dizaines de criminels parviennent à s'évader et se déchaînent sur les villages environnants. Tous les criminels sont contraints de s'installer au Turkestan Oriental après avoir purgé leur peine.
La résistance ouighoure est très active sur place et des attentats à la bombe visent régulièrement les administrations et les infrastructures chinoises.

La Mongolie du Sud


La Mongolie du Sud, ou Mongolie Méridionale, fait historiquement partie du Grand Empire Mongol fondé par Genghis Khan. La Mongolie du Sud n'a jamais fait partie de la Chine.
A la fin de la seconde guerre mondiale, afin de forcer les Japonais à mettre fin à la guerre, l'armée alliée Soviético-Mongole est entrée en Mongolie Intérieure. Bien que la population ait exprimé sa volonté de constituer un pays indépendant, ou de se réunifier avec la Mongolie (Mongolie Extérieure), Joseph Staline a remis la Mongolie Intérieure à la Chine, comme prévu par le traité de Yalta signé entre les USA, la Grande Bretagne et l'Union Soviétique. Le pays a ensuite été occupé par le gouvernement communiste chinois, et le 1er Mai 1947, le gouvernement chinois a créé la "Région Autonome de Mongolie Intérieure".
Plus de 250.000 Mongols ont été tués ou éxécutés, ce qui représentait 10% de la population, et plus d'un demi million ont été blessés ou mutilés. Plus de 2000 temples Bouddhistes ont été détruits.
Plus de 15 millions de colons Chinois, la plupart paysans, ont été installés par le gouvernement Chinois en Mongolie Intérieure.
Il y avait 3.6 millions de Mongols en Mongolie Intérieure d'après un recensement de 1992. Plus d'un demi million de Mongols vivent dans d'autres régions de Chine. La population totale de la Mongolie Intérieure est maintenant de 20 millions.
Les Mongols sont devenus une petite minorité dans leur propre pays. L'occupation permanente de la Mongolie Intérieure est une politique fixée définitivement par la Chine.
La Mongolie Intérieure couvre une superficie de plus de 1.28 million de km2, ce qui représente 1/8 du territoire de la Chine.

 

Aujourd'hui, la Chine occupe encore le Tibet, le Turkestan Oriental et la Mongolie du Sud.

 

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