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Le Vice-Président chinois en France |
Hu Jintao surpris par des manifestants des droits de l'homme à Paris
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C'est en sortant de l'Institut Français des Relations Internationales où il donnait une conférence, que le successeur désigné de Jiang Zemin et son entourage ont été surpris par des manifestants surgis des fenêtres de l'immeuble lui faisant face.
Le témoignage d'un des manifestants :
"Nous
sommes arrivés discrètement par une rue parallèle, et après avoir
traversé un terrain vague à l'abri de palissades, nous sommes montés au
premier étage d'un immeuble en construction qui faisait face à l'IFRI. Nous
étions 6 membres de Reporters Sans
Frontières, dont Robert Ménard le secrétaire général, et 3 militants de France-Tibet. Tendant le cou
sans s'approcher des fenêtres, on apercevait des policiers montant la garde
à la sortie et on imaginait le dispositif nous faisant face. On est donc
restés cachés en attendant le signal de la sortie des personnalités.
Surpris par un ouvrier travaillant dans l'immeuble, nous lui avons expliqué
notre présence et c'est tout juste s'il n'a pas voulu manifester avec nous
!"
"Lorsque le signal a été donné, nous nous sommes immédiatement
répartis aux différentes fenêtres donnant sur la rue, surplombant les
chinois sortant de l'immeuble à une douzaine de mètres en face. Le
haut-parleur a pu diffuser à plusieurs reprises le message en chinois de Wei
Jinsheng destiné à Hu Jintao, enregistré par nos amis de Lyon Capitale.
Brandissant des drapeaux tibétains, pendant qu'on scandait "Démocratie
en Chine ! Liberté au Tibet !", nos amis de RSF lançaient en
direction de la délégation des tracts appelant à la libération du
Tibétain Ngawang Choephel et des autres prisonniers politiques. Hu était
stupéfait, les bras levés, rasant le mur, il s'est réfugié dans sa
voiture, avant de finalement prendre la tangente. D'autres personnalités
comme Pierre Joxe ou bien sûr Wu Jianmin, l'ambassadeur chinois à Paris, ont
été vues à la sortie.
La police a mis sans doute moins de 3 minutes pour intervenir et nous interpeller, avec deux autres manifestants de RSF qui avaient brandi des affiches dans la rue. Immédiatement on nous a passé les menottes. Manifestez pour les droits de l'homme dans le pays des droits de l'homme, et on vous embarque menottes aux poignets ! C'était la première fois qu'on subissait un tel traitement. Un ordre venu du Ministère de l'Intérieur, apparemment."
"Sortis dans la rue, nous avons pu voir les tireurs d'élite sur les toits. Un policier nous a dit qu'il y en avait aussi sur le toit de l'immeuble où nous nous trouvions. Heureusement qu'ils n'ont pas la gachette trop facile. Toujours menottés dans le dos, on nous a amenés au poste en panier à salade. Nous avons été retenus près de deux heures pour "vérification d'identité" avant d'être relâchés..."
A noter qu'un membre de Falun Gong a pu se joindre à la conférence, et interpeller Hu Jintao sur le sort des membres du groupe spirituel persécuté. La réponse a été purement dans le style du Parti.
France-Tibet, 5 Novembre 2001
La médiatisation a été relativement bonne, des dépêches AFP et Reuters, et des passages en radio, notamment RFI, Voice of Tibet et une interview en direct sur Voice of America diffusée entre autres en Chine et au Tibet.
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Interpellations de militants de RSF et de France-Tibet : Communiqué
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VISITE OFFICIELLE DU VICE-PRESIDENT CHINOIS HU JINTAO A PARIS
Interpellations de militants de RSF et de France-Tibet
Onze militants de Reporters sans frontières dont Robert Ménard, le secrétaire général de l'organisation, et des membres de France-Tibet ont été interpellés lundi 5 novembre, vers 10 heures 15. Ils manifestaient devant l'Institut français des relations internationales (IFRI), à Paris, où le vice-président de la République populaire de Chine, Hu Jintao, en visite officielle en France, venait de donner une conférence. Ils ont jeté des tracts sur la voiture de Hu Jintao après avoir diffusé par mégaphone, dans son intégralité, un message enregistré par Wei Jingsheng, dans lequel le dissident chinois interpellait nommément le vice-président chinois :
"Monsieur Hu Jintao, je suis Wei Jinsheng, je représente le mouvement démocratique chinois. Au nom duquel je lance un appel : tu dois comprendre que la position du gouvernement chinois n'est pas si stable, ni si solide qu'elle en a l'air. Et le poste que tu obtiendras peut-être dans le futur ne le sera guère plus.
Votre politique suscite de plus en plus d'opposants. Tu devrais étudier plus intelligemment et apprendre à répondre aux aspirations du peuple chinois, à t'adapter au courant de l'histoire mondiale.
Tu devrais faire quelque chose pour la démocratisation de la Chine, sinon ton sort sera peut-être encore plus pitoyable que celui des anciens dirigeants. Réfléchis clairement à cela."
Ce message avait également été diffusé, le 1er novembre, à Lyon alors que le vice-président chinois arrivait à la mairie. Des journalistes de l'hebdomadaire Lyon Capitale avaient été interpellés.
Les militants de RSF et France-Tibet ont été arrêtés, menottés, pour la première fois, par les CRS et conduits dans un commissariat de police.
RSF demandait la libération des 13 journalistes et 18 cyberdissidents chinois emprisonnés dans ce pays. Hu Jintao ayant été responsable du Parti communiste au Tibet (il a notamment imposé la loi martiale en 1989), l'organisation a jugé opportun d'attirer l'attention des autorités sur le cas du réalisateur de documentaires tibétain Ngawang Choephel. Celui-ci a été condamné, en novembre 1996, à dix-huit ans de prison pour "espionnage".
Vincent Brossel
Reporters Sans Frontières
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La visite de Hu Jintao à Paris perturbée par des manifestants
PARIS (Reuters) -
lundi 5 novembre 2001 - Onze personnes, dont le secrétaire général de l'organisation Reporters sans frontières, ont été interpellées lundi matin à Paris après avoir lancé des tracts sur la voiture du vice-président chinois, Hu Jintao, en visite officielle en France. |
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Manifestation à Paris en marge de la visite du vice-président chinois
PARIS, 5 novembre (AFP) - Onze militants des droits de l'homme ont été
interpellés lundi à Paris en marge de la visite dans la capitale française du
vice-président chinois Hu Jintao, a-t-on appris de sources concordantes.
Des membres de Reporters sans frontières (RSF), une organisation internationale de défense de la presse basée à Paris, et de l'association
France-Tibet ont été interpellés par la police devant l'Institut français des
relations internationales (IFRI), rue de la Procession (15e arrondissement) où
M. Hu donnait une conférence de presse, a indiqué RSF à l'AFP.
RSF a précisé que ces militants, dont le secrétaire général de l'organisation, Robert Ménard, distribuaient des tracts pour la libération de
treize journalistes, douze Chinois et un Tibétain, Nga Wang Chotel, [Ngawang
Choephel, NDFT] et de dix-huit cyberdissidents emprisonnés.
Ces onze personnes qui, toujours selon RSF, diffusaient également par mégaphone une intervention du dissident chinois Wei Jingsheng, ont été
menotées par des policiers et emmenées au commissariat du quartier.
De source policière on indiquait seulement lundi en fin de matinée que onze personnes qui manifestaient devant l'IFRI, ont été emmenées au commissariat
du 15e arrondissement pour vérification d'identité.
Le vice-président chinois effectue une visite officielle en France du 1er au 6 novembre. Hu Jintao devait être reçu lundi par le président Jacques
Chirac pour un entretien suivi d'un dîner et par le Premier ministre Lionel Jospin mardi, pour un entretien suivi d'un déjeuner.
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Rassemblement de Falun Gong à Paris
Dimanche
4 Novembre 2001 - A l'occasion de la venue de Hu Jintao en France, une
manifestation du groupe spirituel Falun Gong s'est tenue place du Trocadéro,
réunissant une cinquantaine de personnes qui ont pratiqué leurs exercices de
14 à 19H. Plusieurs cars de CRS s'étaient déplacés pour l'occasion. De
nombreuses personnes ont pu lire les panneaux d'information rappelant la
persécution dont le mouvement fait l'objet.
(Photo: France-Tibet)
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Entretien exclusif avec le plus célèbre dissident chinois
Lyon Capitale N° 348 - mercredi 24 octobre 2001 - Actualité
De passage à Paris, Wei Jingsheng nous a accordé un entretien. L’opposant infatigable qui vit à New York accuse la Chine de vouloir profiter des attentats et appelle les Lyonnais à se mobiliser comme ils l’avaient fait en 1999.
Lyon capitale : Quel souvenir gardez-vous de votre venue à Lyon en 1999 ?
Wei Jingsheng : C’est inoubliable. J’étais parmi les Lyonnais et des élus lyonnais pour faire comprendre à Jiang Zemin que beaucoup de gens s’opposent à lui en France.
C’était un peu une aventure, vous avez dû grimper une grille, passer par une traboule avant de pouvoir apostropher Jiang Zemin. Vous faites souvent de telles opérations ?
Oui, quelquefois nous faisons des actions de ce type, mais bien sûr ce n’est pas mon travail quotidien. On a rarement l’occasion de voir une telle solidarité avec le peuple chinois. Voir que les Lyonnais, des gens quelconques, ont un tel sens de la justice, m’a beaucoup marqué. J’ai trouvé cela très profond. Ils ont un cœur impartial. Cela m’a fortement ému. Et les politiciens méprisants, qui ont reçu Jiang
Zemin, étaient très mal à la l’aise.
À l’époque, on parlait de vous pour le prix Nobel de la paix. Qu’avez-vous fait depuis ?
Rien a particulièrement changé dans ma vie. Je suis toujours très occupé par mon travail. C’est pourquoi je tiens vraiment à mettre l’accent sur cela : dans le monde, ce n’est pas tous les jours – ce n’est pas non plus souvent – qu’on peut rencontrer des gens comme les Lyonnais qui ont un si fort sens de l’équité. Sur ce point, j’ai été vraiment très impressionné.
Quelle est l’activité de votre fondation ?
Notre principal travail présente deux aspects : premièrement, essayer de convaincre les gouvernements occidentaux de prêter plus d’attention à la démocratisation de la Chine. Deuxièmement, chercher des moyens d’aider les mouvements démocratiques internes à se développer.
Où étiez-vous le 11 septembre ?
Le jour des attentats ? J’étais à proximité du Pentagone.
Vous avez expliqué à plusieurs reprises que la Chine profitait de ces attentats pour accentuer la répression sur ses dissidents…
Oui, il y a des faits troublants. Nous avons découvert que la répression, par exemple contre les Tibétains, contre les gens du Xinjang (région d’une minorité ethnique musulmane, les Ouïghoures, NDLR) et aussi contre les religions (membres du Falungong en particulier, NDLR), s’est aggravée. Elle est beaucoup plus forte qu’avant. Par ailleurs l’attitude publique du gouvernement chinois montre qu’il est trop heureux de profiter des événements pour demander, sous prétexte de lutte anti-terroriste, encore plus d’aide et de soutien de l’Occident, afin d’écraser encore plus fermement le peuple chinois.
Le gouvernement chinois a réagi beaucoup plus rapidement que d’habitude. Beaucoup trop rapidement en fait. C’est ce qui a éveillé notre suspicion. Leur réaction ne ressemble pas à une attitude spontanée, mais à un plan élaboré à l’avance. En outre, nous avons découvert qu’aucun salarié des sociétés gouvernementales chinoises qui se trouvaient dans le World Trade Center, n’est venu travailler ce jour-là. Aucun ne s’est rendu sur place. C’est pourquoi nous pensons que le gouvernement chinois utilise le terrorisme pour arriver à ses fins politiques.
Vous avez dénoncé l’attribution des jeux Olympiques à la Chine. Vous ne pensez pas que cela obligera le gouvernement chinois à desserrer l’étau et à libérer des détenus politiques ?
On n’a vu aucun de ces espoirs se réaliser jusqu’à présent. En fait, attribuer les Jeux à la Chine a eu de très graves conséquences. Cela a galvanisé un nationalisme exacerbé, qui s’est encore plus fanatisé. Actuellement, le fanatisme nationaliste chinois dépasse celui du nazisme à l’époque (allusion aux Jeux de Berlin en 1936, NDLR). À ma propre stupéfaction, une délégation de journalistes chinois a même poussé des cris de joie en voyant les images des attentats du WTC. Ils étaient complètement euphoriques ! (littéralement : ils étaient tellement contents qu’ils en ont oublié leur propre forme corporelle, NDLR) Cette délégation a été expulsée par le gouvernement américain. Mais à Pékin aussi, des gens ont lancé des pétards en signe de réjouissance. Ce genre de manifestations fanatiques est directement lié à la politique permissive et faible des pays occidentaux. Le fait d’avoir donné les Jeux à la Chine – ce genre de concessions – va permettre au nationalisme chinois de se développer de façon encore plus radicale.
Vous estimez qu’il y a combien de prisonniers politiques en Chine ?
Les chiffres officiels du gouvernement chinois font état d’approximativement trois mille prisonniers politiques. Mais d’après nos estimations et nos analyses de la situation, il faut multiplier trois à quatre fois ce chiffre.
Malgré l’ouverture économique, la Chine n’a donc pas évolué vers plus de démocratie ces dernières années ?
C’est exactement le contraire. Toutes les statistiques montrent qu’encore plus de gens se font arrêter, encore plus de gens sont fusillés. Le nombre d’organisations réprimées augmente constamment. De nombreux journaux ont aussi été fermés.
Cela signifie que les stratégies de dialogue avec la Chine sont inutiles ?
Cela ne tient pas debout de dire que c’est inutile. Mais tous les gouvernements savent que cela n’a aucun effet concret. Tout au moins peut-on dire que ces discussions ont permis la libération de quelques dissidents (1). Mais chaque fois que le gouvernement chinois libère deux ou trois dissidents, il en emprisonne deux cents ou trois cents. Et en plus, il en fusille vingt ou trente… C’est pour cela que l’on peut dire que le dialogue n’a pas permis de réelles avancées.
Alors que Hu Jintao va être reçu à Lyon, que répondez-vous à ceux qui expliquent que la seule façon de faire évoluer la Chine est d’entretenir de bonnes relations avec ses dirigeants ?
Je pense justement tout le contraire. En fait, si tout le monde recevait les dirigeants chinois comme les Lyonnais ont reçu Jiang Zemin en 1999, ils seraient peut-être un peu plus lucides. Et cela par contre serait bénéfique à la démocratisation de la Chine. Il faut des manifestations pour que les dirigeants chinois comprennent que leurs agissements sont en butte avec l’opinion publique des autres pays et entraînent leur opposition. Pour eux, c’est un avertissement. Si on ne lance pas des avertissements à ceux qui agissent mal, ils commettront encore plus de méfaits.
Gérard Collomb, le maire de Lyon, compte aussi recevoir le dalaï lama…
Je pense que les politiciens occidentaux espèrent rencontrer le plus possible de gouvernants étrangers, bons ou mauvais. Je pense que ce genre de position, où l’on ne distingue pas non plus le vrai du faux, n’apporte aucun bénéfice à l’humanité.
La situation sociale et économique en Chine est de plus en plus tendue. Comment réagit la population ?
Les manifestations populaires, grèves incluses, sont de plus en plus nombreuses. Nous obtenons souvent des informations. Par exemple, l’année dernière, les chauffeurs de taxi de Pékin se sont mis en grève. Cela a très bien marché. Mais il y a beaucoup d’autres grèves, pas toujours aussi heureuses : celles des mines de charbon de Jiangxi n’ont pas permis d’avancées. Au contraire, elles ont été très sévèrement réprimées.
Avec l’ouverture économique de la Chine, est-ce que globalement les conditions de vie des Chinois se sont améliorées ?
Pour quelques personnes, effectivement. Et même, pour une toute petite partie de la population, le niveau de vie s’est énormément élevé. Mais par contre, pour la plus grande partie des gens, le niveau de vie s’effondre complètement. Dans les villes chinoises, les ouvriers au chômage représentent plus que l’ensemble de la population française. Et à la campagne, ce serait plutôt deux à trois fois plus.
Et l’accès aux soins et à l’école ?
Avant les hôpitaux et les écoles étaient gratuits. Maintenant, la situation est très grave. Il n’y a plus du tout de prise en charge des soins et des hospitalisations. Les gens n’ont ainsi même pas les garanties sociales minimales nécessaires.
Propos recueillis par Raphaël R.et traduit du chinois par Chai Chongguo
(1) Wei Jingsheng a lui-même été libéré après dix-huit ans de détention et de pressions internationales.
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Arrestations à Lyon : Témoignage
JE ME TROUVAIS LE VENDREDI 2 NOVEMBRE 2001 QUAI DE LA PECHERIE A LYON, NON LOIN DE LA MAIRIE A 12H30. A CE MOMENT LA PASSE LE CONVOI OFFICIEL DU VICE-PRESIDENT CHINOIS QUI SE RENDAIT A LA RECEPTION DU MAIRE GERARD COLLOMB.
J'AI DEPLOYE LE DRAPEAU TIBETAIN QUAND SOUDAIN UN CRS ME BONDIT DESSUS EN CRIANT "TOI VIENS VOIR LA!!!!!" UN DEUXIEME ARRIVE ET ME PASSE LES MENOTTES !!!! COMME SI J'ETAIS UN VOLEUR. ILS M'EMMENENT A LEUR CAR POUR M'INTERROGER. J'AI DECLARE AVOIR FAIT CE GESTE POUR DENONCER LE GENOCIDE TIBETAIN AU DICTATEUR CHINOIS ET JE TIENS A PRECISER QUE MON GESTE EST NON-VIOLENT, ET J'AI SIGNE MA DECLARATION. ENSUITE ILS M'ONT CONDUIT AU COMMISSARIAT DU 8 EME ARRONDISSEMENT POUR ETRE ENTENDU. J'AI FAIT LES MEMES DECLARATIONS, ILS M'ONT DIT QUE MON DRAPEAU SERA DETRUIT SOUS L'ORDRE DU PROCUREUR, ENSUITE IL M'ONT LIBERE ET IL M'ONT DIT QU'IL N'Y AURA PAS DE SUITE A CETTE AFFAIRE. J'AI ETE RELACHE A 14H00 SOIT 1H30 APRES LES FAITS.
POUR DENONCER CE BLOCUS ET CETTE VISITE APRES LE DEPART DE HU JINTAO PLUSIEURS
D'ENTRE NOUS AMIS DU TIBET NOUS AVONS DEPOSER DES CHRYSANTHEMES SUR LES MARCHES DE LA MAIRIE AVEC DES MESSAGES :"ICI GIT LA DEMOCRATIE A LYON". (Témoignage et photos : Lions des Neiges) |
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Visite de Hu Jintao en France : bilan du vendredi 2 novembre à Lyon
Vendredi
matin : visite officielle de l'Ecole Centrale de Lyon, à Ecully où le
vice-président chinois doit recevoir une distinction de l'Ecole (où comment
transformer un partenariat scientifique en distinction diplomatique).
Après-midi : accueil officiel à l'Hôtel de Ville. Interpellation partielle du cortège à son arrivée sur la Presqu'Île: un drapeau tibétain. Interpellation sonore de Hu Jintao à l'entrée de l'Hôtel de Ville (avec l'enregistrement d'un message de Wei Jingsheng à son attention), très rapidement couvert par de la musique patriotique chinoise diffusée par la sécurité policière ! Après le départ de la délégation officielle, des chrysanthèmes sont déposés sur le perron de l'Hôtel de Ville... bilan de l'après-midi : 10 interpellations et gardes à vue dont 7 journalistes. Le bilan total pour Lyon fait état de 30 interpellations et mises en garde à vue, dont 7 journalistes.
Informations communiquées par Mathieu Vernerey, Coordination des associations Organisateurs à Lyon : Collectif Rhône Tibet - Lions des Neiges et Soutien à la Culture et à l'Art Tibétains -, Lyon-Capitale, Ligue des Droits de l'Homme, Radio Canut, ACAT, Sud Education, Casseurs de Pub, les Ecolos , les Verts... [avec la participation, jeudi 1er novembre, de Falun Gong (Paris), Briançon Urgence Tibet (Briançon), Urgence Tibet (Dijon), RIL Tibet (Millau), Savoie Urgence Tibet (Chambéry)] |
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Manifestations pour la visite de Hu Jintao à Lyon
LYON, 2
novembre (Reuters) - La visite du vice-président chinois Hu Jintao vendredi
à Lyon a été légèrement perturbée par des militants des droits de
l'homme, notamment pro-tibétains, qui l'ont suivi dans tous ses déplacements
malgré un important dispositif de sécurité qui a paralysé le centre-ville.
Peu avant 12h30, alors que la délégation chinoise gravissait les marches de
l'hôtel de ville de Lyon, un discours enregistré du dissident chinois Wei
Jingshen a été diffusé depuis deux appartements voisins.
Les forces de police ont immédiatement tenté de couvrir ce discours en
montant le volume des chants folkloriques chinois utilisés comme fond sonore
lors de l'arrivée du cortège.
Sept journalistes, dont six appartenant à l'hebdomadaire Lyon Capitale, ont
été interpellés. Ils ont été rapidement relâchés.
En octobre 1999, Wei Jingsheng avait apostrophé le président chinois Jiang
Zemin, en visite à Lyon, depuis les bureaux de ce journal. Les propos qu'il
avait alors tenus ont été rediffusés vendredi.
Dans son discours à l'hôtel de ville, le maire socialiste de Lyon, Gérard
Collomb, a rappelé à son hôte, en qui beaucoup voient le prochain numéro
un de son pays, "combien est sensible en France la question des droits de
l'homme".
Dans la matinée, à l'occasion de la visite de Hu Jintao à l'Ecole centrale
de Lyon, des militants pro-tibétains avaient brandi à son passage des
drapeaux du Tibet.
Jeudi soir, une manifestation avait rassemblé 150 personnes dans le
centre-ville au moment où Hu Jintao atterrissait à l'aéroport, en
provenance de Grande-Bretagne.
Le vice-président chinois devait se rendre vendredi après-midi à la
centrale nucléaire du Bugey, dans l'Ain, avant de gagner Bordeaux (Gironde).
Il rencontrera à Paris le 5 novembre [au soir, à l'Elysée] le président
Jacques Chirac, puis le Premier ministre Lionel Jospin le lendemain.
Au cours de sa visite, il aura également des entretiens avec le ministre des
Affaires étrangères Hubert Védrine, le ministre de la Défense Alain
Richard, le président de l'Assemblée nationale Raymond Forni et le président
du Sénat Christian Poncelet.
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Manifestation à Lyon : plusieurs personnes interpellées
La manifestation contre la venue du Vice-Président chinois à Lyon a rassemblé plus de 250 personnes ce 1er Novembre (150 d'après la police), dont 50 membres du mouvement mystique Falun Gong, persécuté en Chine, venus à l'appel de la Ligue des Droits de l'Homme. Outre les associations pro-tibétaines (LDN, SCAT), d'autres groupes comme l'ACAT ou les Jeunes Socialistes, se sont joints à la manifestation.
Après
la manifestation, certains se sont dirigés vers l'hôtel Sofitel abritant les
personnalités, et où on a pu compter (seulement) 15 cars de CRS !
Plusieurs personnes dont Dan Golfier, militant du RIL-Tibet, se sont fait
confisquer leur drapeau tibétain.
Deux autres manifestants pacifiques mais désireux de se faire entendre du représentant de la dictature chinoise, se sont fait interpeller par la police: il s'agit d'un Tibétain, Migmar Thupten, et d'une sympathisante de l'association Lions des Neiges, Bénédicte Rivet. On est sans nouvelles pour l'instant. On parle aussi de 3 autres interpellations et gardes à vue de personnes ayant approché le Sofitel.
L'adjoint de la mairie chargé des Relations Internationales, répondant à une question d'un journaliste, a déclaré que parler à l'hôte chinois de démocratie serait "non productif".
Interrogé sur France 3 ce soir, le nouveau maire de Lyon s'est justifié de l'invitation en avançant que Hu Jintao sera également reçu par Jacques Chirac et Lionel Jospin... bel exemple.
Informations communiquées par téléphone par Lions des Neiges, le 1er Novembre à 20H30.
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