JIANG ZEMIN EN FRANCE : LES PHOTOS DES MANIFESTATIONS
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| Le témoignage
d'un manifestant : "Aux Invalides, je suis resté "libre" pendant cinq minutes au maximum. En deux temps trois mouvements je me suis retrouvé encerclé et gentiment convié à aller me poser dans le car de police. La photo du CRS qui a les bras croisés... C'est lui qui a arraché l'appareil des mains d'Olivier pour lui subtiliser la pellicule. On voit d'ailleurs tout de suite à sa tête le beau visage d'un humaniste. Bref il n'a pas eu la pelloche parce que trois ou quatre manifestants lui ont sauté dessus (!) : Olivier était un des derniers à monter dans le car. Il était déjà dedans quand il eut l'idée géniale de faire une photo du CRS en train de pousser les derniers "voyageurs". Le fonctionnaire de service s'est quelque peu énervé et a exigé la pellicule tout en saisissant l'appareil photo. Olivier lui a exprimé poliment qu'il était hors de question que son appareil lui soit confisqué même pour 15 secondes. Là dessus... chacun tire sur un bout de l'appareil photo et les deux ou trois voisins manifestants juste à côté d'Olivier (dans la porte du car de police) sont intervenus pour faire lâcher prise à notre prix Nobel en uniforme. A trois ou quatre contre un... il cède et les portes du car se ferment presque instantanément après. Heureusement... Les collègues CRS de notre principal intéressé avaient déjà sorti leur matraque pour secourir leur ami "en danger". Les photos noir et blanc ci-dessus sont de Nicolas Bourlakoff (sauf indication contraire) Toutes les informations sur la venue du dictateur chinois en France sont à lire absolument dans les nouvelles de Novembre 1999 |
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Manifestants sur les toits - Un manifestant arrêté près de la voiture de Jiang
PARIS, 25 octobre (AFP) - Un
manifestant a été arrêté lundi par les forces de l'ordre à quelques mètres
de la voiture du président Jiang Zemin qui arrivait au Medef, ont rapporté des
témoins.
La scène s'est déroulée peu après 18 heures, avenue de Friedland au siège
du patronat français. Malgré l'important dispositif policier,
plusieurs manifestants juchés sur le toit d'un immeuble ont jeté des tracts au
passage du cortège et ont brandi une banderole.
Trompant la vigilance des forces de l'ordre, un autre homme a réussi a sauter
plusieurs barrières de sécurité et a été ceinturé à quelques mètres de
la voiture du président chinois.
Les photographes et cameramen qui se trouvaient dans l'enceinte de l'immeuble du
Medef n'ont pas vu à quel moment le manifestant a été stoppé par les
policiers.
Par ailleurs, un homme qui brandissait un petit drapeau tibétain devant
le Sénat où se rendait Jiang Zemin a été matraqué par plusieurs policiers,
ont déclaré des témoins.
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Excès de zèle lors de la visite de Jiang Zemin en France: la réponse du ministre de l'intérieur
Voila enfin (après un
mois de retard), la réponse du ministre de l'intérieur concernant "l'excès
de zèle" de la police lors des manifestations fin octobre dernier. On y
apprend enfin le nombre exact des manifestants interpellés: 250 ! Plus 43
contrôles d'identité à Lyon.
Et contrairement à ce qui s'est passé en Grande-Bretagne, aucun
regret, aucune excuse... Par contre, la langue de bois est bien là. Mais à
vous de juger.
Mesures de sécurité prises lors de la visite d'Etat du Président chinois
Question écrite Nº 20850 du 02/12/1999 page 3919 du JO avec réponse posée par BROISSIA (Louis de) du groupe RPR.
M. Louis de Broissia appelle
l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur l'excès de zèle des
forces de l'ordre constaté lors de la visite d'Etat en France du Président
Jiang Zemin. Ne déniant pas que les exigences du protocole et de la sécurité
entourant une visite d'Etat doivent s'exercer pleinement, ne mésestimant pas
que les risques de contestation soient plus importants lorsque l'hôte de la
France représente un pays où les droits de l'homme ne sont pas respectés,
reconnaissant enfin que le droit de manifester a, certes, été dûment autorisé
place de la Bastille le 24 octobre, il n'en demeure pas moins que des excès
de zèle inquiétants ont été constatés à Paris, à Lyon et en Corrèze,
tout au long de cette visite. C'est ainsi par exemple qu'un jeune Tibétain a été
violemment plaqué au sol et menotté devant le Sénat pour avoir exhibé un
drapeau de son pays lors du passage du cortège officiel ; que des Tibétaines
et des Tibétains ont été interpellés sans motif autre que celui de porter
leur costume traditionnel ; que des membres de Reporters sans frontières ont été
appréhendés alors qu'ils manifestaient pour la liberté d'expression en Chine
devant le siège d'Air China, c'est-à-dire hors de la présence du Président
chinois ; que des enfants de moins de dix ans, un bébé de trois mois et des
personnes âgées ont été interpellés dans la masse et gardés plusieurs
heures dans différents commissariats, etc. Il s'étonne qu'en
contradiction flagrante avec les traditions démocratiques de notre pays une
telle restriction à la libre expression des opinions ait été employée,
de sorte que le Président Jiang Zemin ne soit en aucune façon ni apostrophé
par les militants des droits de l'homme ni gêné par la vue de drapeaux tibétains
ou de banderoles, alors même que ces démonstrations étaient et sont restées
pacifiques. C'est pourquoi il souhaiterait savoir si les autorités
chinoises sont intervenues auprès du Gouvernement français pour qu'il en soit
ainsi. Il lui demande également de bien vouloir lui faire connaître
le nombre exact de personnes interpellées pour vérification d'identité durant
l'ensemble de ce voyage. Enfin, prenant acte de la déclaration du chef de la
police londonnienne, reconnaissant qu'en Grande-Bretagne, dans des circonstances
analogues, des erreurs furent commises parce que la police avait usé d'une
force disproportionnée pour restreindre l'action de manifestants qui ne représentaient
en réalité aucune menace pour la sécurité du Président Jiang Zemin, il le
remercie de lui communiquer toute explication concernant ce qui s'est passé en
France à cet égard.
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Ministère de réponse: Intérieur - Publiée dans le JO Senat du 24/02/2000 page 691.
Réponse - Le caractère particulièrement sensible de la visite en France du président de la république populaire de Chine, M. Jiang Zemin, du 22 au 26 octobre dernier, en raison des craintes de troubles à l'ordre public et des menaces d'atteinte à l'intégrité physique de l'hôte de la France, rendait indispensable la mise en oeuvre de mesures de sécurité d'une certaine ampleur pour permettre son déroulement dans l'ordre et la dignité. Quatre manifestations de protestations contre la venue en France du président de la république populaire de Chine ont été organisées et déclarées légalement à la préfecture de police où les organisateurs ont été reçus. Aucun de ces rassemblements n'a été interdit car leur localisation (place du Trocadéro et place de la Bastille) n'était pas susceptible de générer des troubles à l'ordre public. Ces manifestations se sont d'ailleurs déroulées sans incidents sur les sites déclarés. En revanche, à plusieurs reprises, les dimanche 24 et lundi 25 octobre dernier, des groupes d'individus ont provoqué des attroupements spontanés, non déclarés dans les formes légales, et sur des sites où leur présence était de nature à porter atteinte à l'ordre public en raison de leur proximité avec les événements liés à la visite d'Etat. Comme il est d'usage en pareil cas, il a été procédé à la dispersion de ces attroupements par la force publique et les récalcitrants ont été interpellés. Dans le cadre de ces actions, les forces de l'ordre ont procédé à 250 interpellations. A l'issue d'un contrôle d'identité, toutes les personnes interpellées ont été laissées libres. A Lyon, quarante-trois contrôles d'identité, en rapport avec l'événement, ont été effectués en application des réquisitions délivrés par le parquet de Lyon. Une procédure diligentée en flagrance pour des frais d'offense commise publiquement contre un chef d'Etat étranger a été transmise au procureur de la République conformément à ses directives. Les fonctionnaires engagés dans ces missions n'ont manifesté aucun zèle excessif agissant dans le cadre strict du respect de la loi pénale et des obligations imposées par leur déontologie professionnelle. D'une manière générale, la visite officielle de M. Jiang Zemin s'est déroulée sans incident majeur. La dignité générale, la visite officielle de M. Jiang Zemin s'est déroulée sans incident majeur. La dignité du chef de l'Etat chinois, le respect des obligations protocolaires, la sûreté des déplacements, la sécurité des personnes et des biens, le maintien ou le rétablissement de l'ordre ont été assurés. Par ailleurs, la liberté de manifestation a été garantie en tous lieux où celle-ci s'est accomplie selon les formes prévues par la loi.
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