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La situation au Tibet, occupé par la Chine, ne fait
qu'empirer : devant cette situation dramatique, les initiatives destinées à porter
secours au peuple tibétain sont toujours plus nombreuses:
A l'appel du Collectif Francophone pour le Tibet Libre,
la Marche du Tigre, destinée à sensibiliser les populations et
les pouvoirs politiques, vient de rallier Lyon à Marseille, soit 350 km, du 2 au 24
octobre 98! Un événement : après l'Inde, le Canada et les Etats-Unis, c'est la toute
première marche organisée en Europe pour soutenir la cause du Tibet.
Le moine PALDEN GYATSO, survivant de
33 années de prison au Tibet, s'est joint à la marche pendant une semaine, pour
témoigner de la torture et des violations des Droits de l'Homme dans son pays.
Plus de quinze marcheurs, à un rythme de 15 km par jour, ont pu être les porte-drapeaux
du Tibet non-violent mais déterminé, pour toute la durée de la marche. Et nombreux sont
ceux qui se sont joints à eux, pour un ou plusieurs jours...
Un accueil chaleureux des municipalités tout au long du parcours, et de nombreuses
rencontres: moment sympathique lorsque Palden Gyatso a remis une khatag (écharpe blanche)
aux policiers nous "escortant" sur le parcours. Moment délicat à Valence,
lorsqu'il a fallu expliquer la situation du Tibet à des hommes d'affaires chinois rendus
incrédules par des années de propagande...
La marche s'est achevée avec trois jours de jeûne public, un mandala de sable et un
grand concert pour le Tibet, à Marseille. Un succès donc, mais un objectif qui reste à
atteindre: que le gouvernement francais reconnaisse au Dalai Lama en exil un statut de
chef d'Etat, en vue d'engager un processus de négociation avec l'occupant chinois !
Texte : France-Tibet
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Palden
GYATSO avec quelques-uns des instruments de torture utilisés
par ses gardiens en prison. Menottes de poignet, menottes de pouces, matraque électrique
pouvant administrer une décharge de 70000 volts, etc.
Même après la moitié d'une vie en prison, Palden a un
merveilleux sens de l'humour. Récemment à Londres, il a déclenché les rires d'une
assistance de 700 personnes, en évoquant un camp de travail où on utilisait les
prisonniers pour ramasser la bouse et les excréments humains, chaque matin sur les
collines avoisinantes. Un matin, un prisonnier a refusé de partir, disant qu'il "n'y
avait plus de bouse à ramasser". On l'a chargé de chercher aux abords des
routes. Il dit alors: "Je ne savais pas que les camions pouvaient chier. Les
camions communistes doivent être bien supérieurs aux camions capitalistes!"
Alors que les rires de l'assistance résonnaient dans la salle, Palden a continué: "Le
travail a été annulé ce jour là. Tous les paysans du lieu et les prisonniers ont été
rassemblés et forcés à le dénoncer, le critiquer, le harranguer et le battre. Et puis
il a été exécuté." |