Les nouvelles d'août - septembre 2005

 

Boycott Made in China

 

 

Drapeau permanent à Sin Le Noble (59)

  

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SUR CETTE PAGE :

 

Parleraient-ils des droits de l'homme ou du Tibet?
L'équipe de foot du Tibet interdite de pelouse en France

Xinhua : la plus grande agence de propagande du monde

APPEL DU COLLECTIF POUR LA LIBERATION DE TENZIN DELEK

Paris-Versailles - Manifestation pour le "Tibet Libre"

Cette année encore nous nous sommes rassemblés en tant que sportifs

L'Onu veut avoir accès au panchen lama reconnu par le dalaï-lama

Onu: le comité des droits de l'enfant demande accès au panchen lama

Quelques voix chinoises pour le Tibet

La censure du net en Chine ne décourage pas les investisseurs

Guide pratique du blogger et du cyberdissident

Communiqué de Tibetsport, le 21 Septembre 2005

Des personnalités interpellent le Comité des Droits de l'Enfant de l'ONU

Cosmétique : Les cadavres de condamnés à mort chinois recyclés en produits de beauté

Textes adoptés par le Parlement Européen Jeudi 8 septembre 2005

Yahoo, informateur de la police chinoise

Bienvenue au Bhoutan, le pays du "bonheur intérieur brut" !

Exercice de style pour les chauffeurs de taxi en Chine

Le journaliste Shi Tao condamné à dix ans sur la base d'informations fournies par Yahoo

En Chine, Louise Arbour fait profil bas

Chine : Emeute anticroissance

LE DALAI-LAMA FAUTEUR DE PAIX

Sommet UE-Chine : l’Union doit continuer à exercer des pressions

Tibet : Questions au gouvernement

Dalaï Lama : un si long exil

La "Miss" de Nulle Part

Le président taïwanais prédit "l'effondrement de la Chine"

Derrière l'attaque contre les réseaux britanniques: la Chine ?

Un activiste chinois disparaît après avoir rapporté une contamination nucléaire au Tibet 




Surpris de trouver ici autre chose que des infos sur le Tibet?
Et oui, le sort du Tibet dépend de la situation de la Chine ;
c'est pourquoi nous donnons aussi des nouvelles de l'occupant...

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Parleraient-ils des droits de l'homme ou du Tibet?


La photo ci-contre est une publicité parue en pleine page dans l'édition asiatique de l'International Herald Tribune du mardi 6 octobre 2005, intitulée "Worldmatters". Le journal entend ainsi marquer le 25ème anniversaire de sa présence en Asie.
Qu'en penseront les sympathisants de la cause tibétaine ?

 



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L'équipe de foot du Tibet interdite de pelouse


La Provence - 22 Septembre 2005 - La tournée aurait sans doute attiré du monde, et avant tout la curiosité. L'équipe nationale de football du Tibet ne foulera pas les pelouses des stades français, car "interdite de visa pour la seconde année."
Une nouvelle qui a rendu "fou furieux'' Thierry Marcadé, le pourtant très zen créateur de Tibet-Sport installée boulevard Périer (8°) et organisateur de cette tournée. "C'est infamant honteux, révoltant." Il n'a pas assez d'adjectifs pour décrire sa colère. "Personne en France ne veut prendre la décision de recevoir l'équipe nationale du Tibet, car ce serait une forme de reconnaissance de la nation tibétaine. Donc un risque de froisser la Chine, avec les conséquences économiques qui pourraient en découler".
Des accusations graves que le ministère des Affaires étrangères balaie. S'il était difficile hier soir de recueillir des informations officielles sur cette affaire, notamment en raison du décalage horaire avec New Delhi, le Quai d'Orsay a tenu à relativiser la crise : "Le refus de visa n'est pas motivé par des raisons politiques. Visiblement, il s'agit de raisons techniques liées à la réglementation sur les visas", par exemple des dossiers incomplets ou déposés tardivement.

 

Des mois de négociations
Des explications qui ne devraient pas satisfaire ni convaincre Thierry Marcadé qui énumère les détails de ce dossier : "Ça fait 4 mois que je suis en relation avec le ministère des Affaires étrangères et l'ambassade de France. Le dossier a été envoyé dans les temps, j'ai donné la liste des joueurs et du staff, au total 23 personnes, avec les numéros de passeports et les dates de naissance. Et il n'y a aucun risque migratoire. Aucun ! »
L’association réaffirme que cette décision pose de vraies questions sur les motivations de la France, "pays de l'olympisme et des droits de l'homme." Des actions, évidemment non-violentes mais significatives, devraient être décidées «pour faire savoir ce que nous estimons être un scandale.» Beaucoup auraient aimé acclamer l'équipe de foot du Tibet. Ça les aurait changé de l'OM.
Christine FRANÇOIS-KIRSCH

 

UNE TOURNEE QUI PASSAIT PAR MARSEILLE
Elle devait débuter demain pour se poursuivre en France et en Europe jusqu'au 17 octobre : la tournée de l'équipe nationale de football du Tibet aurait dû passer 4 fois par Marseille, puis Monaco et à proximité de Bourg-en-Bresse. Les joueurs et le staff resteront à New Delhi. En novembre 2003, l'équipe nationale des 13 ans était pourtant sortie du Népal pour jouer en France alors que l'an passé déjà, les seniors avaient essuyé des refus de visa. Ch .F-K.
L'équipe nationale du Tibet devait jouer quatre matches à Marseille. Le Quai d'Orsay a refusé de leur octroyer des visas.

 

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Xinhua : la plus grande agence de propagande du monde

 

A la veille du 56e anniversaire de la République populaire de Chine, Reporters sans frontières publie un rapport d’enquête sur le rôle de l’agence de presse Xinhua (Chine nouvelle) dans le système de propagande et de censure mis en place par le Parti communiste chinois (PCC).
Bien qu’elle soit de plus en plus régulièrement citée comme une source crédible – près d’un tiers des articles d’information sélectionnés par Google News sur l’actualité en Chine proviennent de l’agence – Xinhua, dont le directeur a rang de ministre, est l’élément central du contrôle des médias chinois.
Héritière de l’agence Chine rouge, fondée par Mao Zedong, Xinhua a adopté sa dénomination actuelle en janvier 1937. Depuis octobre 1949, cette agence de presse d’Etat est totalement subordonnée au PCC.
Le rapport de Reporters sans frontières contient le témoignage de plusieurs journalistes de Xinhua qui ont accepté, sous couvert de l’anonymat, d’expliquer le fonctionnement du contrôle imposé au quotidien par le Département de la propagande (rebaptisé Département de la publicité) du PCC.
Avec l’aide d’un ancien journaliste français de Xinhua, Reporters sans frontières met en évidence la manipulation des faits, la haine contre les ennemis (notamment les Etats-Unis et le Japon) et le parti pris pour les pires régimes du monde dans le traitement de l’actualité internationale.
Malgré une certaine libéralisation économique du marché des médias, Xinhua reste la voix du Parti unique. Les journalistes, triés sur le volet et régulièrement endoctrinés, produisent des dépêches pour les médias chinois qui donnent le point de vue officiel. Les informations trop sensibles, classifiées « références intérieures », ne sont à destination que des seuls dirigeants.
Critiquée pour son manque de transparence, notamment lors de l’épidémie de SRAS, Xinhua diffuse, depuis quelques mois, des informations gênantes pour le pouvoir. Mais seulement destinées à tromper la communauté internationale, elles ne sont pas publiées en chinois.
A moins de trois ans des Jeux olympiques de Pékin, Reporters sans frontières appelle le gouvernement chinois à une réforme des médias d’Etat.
L’intégralité du rapport est disponible en français et anglais sur www.rsf.org

 

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APPEL DU COLLECTIF POUR LA LIBERATION DE TENZIN DELEK

 

Un haut Lama tibétain, Tenzin Delek Rinpoché, 55 ans, a été arrêté en avril 2002 avec un membre de sa famille, Lobsang Dhondup, 28 ans, et condamné à mort. Lobsang Dhondup fut exécuté le 26 janvier 2003 et la peine de mort de Tenzin Delek Rinpoché commuée en prison à vie. Un collectif d’associations et de personnalités se constitue pour demander la libération immédiate de Tenzin Delek Rinpoché, et la révision de son procès. 
"Tenzin Delek Rinpoché n'est pas seulement une Lama de tout premier plan au Tibet, il a également oeuvré dans les domaines économique, culturel et social par la construction d'orphelinats, de cliniques, d'hospices et la préservation de l'environnement" déclarait Madame Tsewang Lhadon, Directrice exécutive du Tibetan Center for Human Rights and Democracy (TCHRD) à l'occasion d'une récente mission d'ECPM et de France-Tibet à Dharamsala. Tenzin Delek Rinpoché s'était notamment engagé avec succès dans une action contre la déforestation. Sa popularité dans la région de Kardzé était perçue comme menaçante par les autorités chinoises locales, qui ont pris prétexte "d'attentats à l'explosif" pour le faire arrêter sans preuve en avril 2002 avec un membre de sa famille, Lobsang Dhondup, 28 ans. Ce dernier fut exécuté le janvier 2003 malgré les promesses des autorités chinoises aux instances internationales d’une révision du procès à longue échéance.
Tenzin Delek Rinpoché a clamé son innocence lors du procès ainsi que dans une déclaration recueillie clandestinement et diffusée par Radio Free Asia. Très gravement malade, Tenzin Delek Rinpoché ne pourrait plus ni voir ni marcher, il souffre d'hypertension et d'une maladie cardiaque. Malgré les graves altérations de sa santé et en dépit d’une intense mobilisation internationale, Tenzin Delek Rinpoché est maintenu en prison par les autorités chinoises. Aussi, à l’initiative d’ECPM et de France-Tibet, et sous le parrainage de Jean-Claude Carrière, un collectif d’associations et de personnalité se constitue pour demander au Président Hu Jintao de bien vouloir ordonner la libération immédiate pour raison médicale de Tenzin Delek et la révision de son procès.
La création du collectif sera annoncé le 10 octobre 2005, journée mondial contre la peine de mort, à l’occasion de la Soirée publique à la Maison du Barreau de Paris, 2 rue du Harlay, 75001 Paris, à partir de 19h et jusqu’à 22h. 
Nous vous suggérons d’écrire à toutes associations et personnalités, Maires, Députés, Sénateurs, aux Ministres, pour leur demander de signer l’Appel du collectif pour la libération de Tenzin Delek. Merci de nous informer de toute réponse.

Bouddhisme actualités - La chronique de France-Tibet Octobre 2005

 

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Paris-Versailles - Manifestation pour le "Tibet Libre"

 

Athlétisme-sport-Tibet-Chine VERSAILLES, 25 sept (A F P) - Une quarantaine de coureurs, qui participaient dimanche à la course pédestre Paris-Versailles, ont manifesté leur soutien à un "Tibet Libre" et leur opposition à l'occupation de ce pays par la Chine, a constaté un journaliste de l'AFP au sein de de la course.
Très visibles parmi les quelque 20.000 participants à cette course, les manifestants ont couru les 16,3 km entre la Tour Eiffel et le château de Versailles, portant une chasuble faite de deux drapeaux tibétains cousus ensemble sur leur tenue de sport.
L'un des organisateurs de cette manifestation originale, Franck Evrard, de l'association France-Tibet, a dénoncé à l'arrivée le "sort de la population tibétaine opprimée par 56 ans d'occupation chinoise."
Il a précisé à l'AFP avoir choisi une course, à laquelle participent traditionnellement des milliers d'étrangers, pour déplorer que la Chine organise les jeux Olympiques 2008 à Pékin.

Toutes les photos de la course ici

 

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Cette année encore nous nous sommes rassemblés en tant que sportifs pour soutenir la cause tibétaine

 

On peut rappeler qu’il y a 56 ans, la Chine a envahi le Tibet. En quelques années un sixième de la population tibétaine a été massacrée et leur culture est depuis systématiquement réprimée. Les tibétains survivants avait comme choix l’oppression ou l’exile. C’est comme ça que la culture tibétaine survit hors du Tibet. Et les chinois continuent leur colonisation à tel point qu’on dénombre aujourd’hui plus de Chinois que de Tibétains au Tibet. La censure culturelle est permanente, encore maintenant au Tibet la simple possession d’un drapeau tibétain est passible de 10 ans de prison. C’est pourquoi nous avons choisi ce drapeau comme symbole de liberté.
De plus, le fait que les jeux olympiques de 2008 aient été accordés à Pékin nous touche en tant que sportifs. Nous déplorons que la Chine qui ne respecte pas les droits de l’homme puisse être le pays des valeurs olympiques. Un des principes fondamentaux de la charte olympique est et je cite « de mettre partout le sport au service du développement harmonieux de l'homme, en vue d'encourager l'établissement d'une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine. »
Nous espérons que notre action aide simplement à revendiquer plus de liberté pour les tibétains qui un jour pourront peut-être revenir au Tibet sans être systématiquement emprisonnés.

Paris-Versailles 2005 – Franck Evrard

 

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L'Onu veut avoir accès au panchen lama reconnu par le dalaï lama

 

Reuters 30.09.05 - Les Nations unies ont demandé vendredi aux autorités chinoises de permettre à des experts indépendants de rendre visite à l'enfant que le dalaï-lama a désigné comme étant le 11e "panchen-lama", ou numéro deux de la hiérarchie du bouddhisme tibétain. Gendhun Choekyi Nyima serait actuellement en résidence surveillée, tandis que les autorités chinoises forment un autre enfant, Gyaltsen Norbu, qu'elles ont elles-mêmes choisi, à devenir le 11e panchen-lama - réincarnation du 10e panchen-lama. La commission des Nations unies sur les droits de l'enfant a demandé d'autre part la levée des restrictions dont feraient l'objet les jeunes de religions minoritaires en Chine - les bouddistes tibétains, les ouïghours et les huis (musulmans) concernant l'enseignement de leur foi religieuse. La délégation chinoise a répondu à la commission onusienne que Gedhun Choekyi Nyima et sa famille ne souhaitaient pas que des visiteurs étrangers viennent les importuner.

 

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Onu: le comité des droits de l'enfant demande accès au panchen lama

 

GENEVE, 21 sept 2005 - Le comité des droits de l'enfant des Nations unies a demandé à ce qu'une personnalité indépendante puisse avoir accès au jeune panchen lama, deuxième autorité religieuse des boudhistes tibétains après le dalaï lama, placé en résidence surveillée par Pékin, a-t-on appris mercredi à Genève.
Lors de l'examen du rapport de la Chine mardi, le président du comité de 18 experts indépendants, Jacob Egbert Doek, a estimé que le jeune homme, aujourd'hui âgé de 16 ans, "a été enlevé contre sa volonté et celle de ses parents et emmené du Tibet vers la Chine", selon un compte-rendu diffusé par les Nations unies.
Gedhun Choekyi Nyima n'a jamais été vu en public depuis qu'il a été placé en résidence surveillée à l'âge de six ans en 1995 après avoir été désigné par le dalaï lama. Pékin a riposté en nommant un autre panchen lama.
Des demandes répétées visant à ce qu'une personne indépendante soit autorisée à le rencontrer ont toujours été refusées, a poursuivi M. Doek, estimant que "cela permettrait pourtant de confirmer les affirmations des autorités chinoises selon lesquelles cet enfant se porte bien".
"Au vu du refus des autorités de permettre une telle visite indépendante, il semblerait que quelque chose ne va pas bien", a-t-il ajouté, en redemandant à la Chine d'autoriser une visite.
La délégation chinoise, dirigée par l'ambassadeur à Genève Sha Zhukang, a expliqué que l'enfant et sa famille "ne souhaitent pas que des visiteurs étrangers les dérangent car cela pourrait avoir des effets négatifs sur sa vie".
Gedhun Choekyi Nyima est un enfant tibétain comme les autres, scolarisé dans le secondaire où il obtient de bonnes notes, a assuré la délégation.
Il est qualifié de "plus jeune prisonnier politique du monde" par certaines organisations de défense des droits de l'Homme.
Source : La Croix

 

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Quelques voix chinoises pour le Tibet

 


Un drapeau tibétain accroché dans Paris
(par un grimpeur expérimenté!)

Où commence le monde, où s'arrête un autre monde ? Drôle de question pour une drôle de réflexion : vous qui lisez ces lignes, peut-être vous intéressez-vous au Tibet et vous savez que le 1 er septembre, les autorités chinoises ont tenu à marquer en grande pompe le 40 ème anniversaire de la création officielle de la Région dite autonome du Tibet. A leur manière, bien sûr : en bouclant le territoire pour dix jours avec des arrestations à la clef, et en se livrant à une parade très martiale avec levée de drapeau rouge au grand mât devant le Potala, face à un public tibétain choisi mais muet dans ses plus beaux atours – comme ordre lui en avait été imposé en vue de cette participation obligatoire sous peine de sanctions. A ce propos, silence dans la presse toutes tendances confondues – écrite, parlée, imagée. Faute d'informations ? Pas vraiment, mais les regards sont pudiquement portés ailleurs.
Pas le moindre écho non plus d'un commentaire de Pranab Mukherjee, ministre indien de la défense, déclarant laconiquement le 7 septembre : ‘les préparations militaires et le déploiement de troupes par la Chine dans les régions frontalières du Tibet et du Sikkim près de l'Arunachal Pradesh, ainsi que dans l'Aksaï Chin dans le district du Ladakh du côté du Tibet et de la province chinoise du Xinjiang ont créé une situation alarmante.' Il manque souvent des pièces au puzzle, sans doute parce qu'il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre… Questions donc sans réponse, ce qui ne devrait empêcher personne de les poser et d'y réfléchir : en cela aussi le Tibet nous concerne.
Autre question, tout aussi incongrue peut-être : à quoi rêvent les Chinois ? Ou du moins, certains d'entre eux ? Les lignes suivantes indiquent une voix (voie ?) originale :
« Un leader est l'un des éléments qui manquent le plus dans la politique de transformation de la Chine. La source des leaders des Han eux-mêmes est presque complètement tarie. Des années durant, je les ai observés l'un après l'autre, à mesure de leur apparition sur la scène politique, dans l'espoir d'en voir un qui puisse éventuellement sortir la Chine de la crise. J'y ai finalement renoncé. Mes compatriotes han ne sont pas dépourvus d'excellents talents dans nombre de domaines, mais la personne possédant toutes les qualifications n'est jamais apparue. Ce genre de personne n'est pas un seigneur de guerre qui dirige en despote un territoire, ni un fonctionnaire à l'aise dans les schémas et les astuces, pas plus qu'un rebelle qui se lance dans la révolte. Ce doit être un leader qui équilibre tous les facteurs, unit tous les camps, doté de charisme personnel et d'autorité spirituelle, accepté et admiré dans le monde entier, capable de mener la Chine vers l'achèvement de la mutation vers la liberté et la démocratie, afin de créer une société nouvelle et qui, en même temps, n'utilise pas le pouvoir comme sa propriété personnelle. Bref, ce doit être un leader comme le Dalaï-lama. » 
Laissons au moins à son auteur, Wang Lixiong, le mérite du courage et de la franchise. Il n'est certes pas le premier, Wei Jingsheng l'avait fait bien plus tôt et avait payé très cher son souci des droits des Tibétains, mais il faut croire que des graines mûrissent une fois semées même à l'aveuglette… Un débat, sinon le dialogue, peut s'engager une fois ouverte la brèche, tout en sachant que les locataires de la Cité interdite, trop occupés à leur quête effrénée de pétrole et d'énergie, préfèrent courtiser les puissants des pays d'Occident en faisant tinter des espèces sonnantes et trébuchantes pour mieux les endormir. Au fait, que disait le bon La Fontaine à propos du corbeau et du renard ?
D'autres idées fortement incorrectes selon l'orthodoxie officielle chinoise s'alignent au fil des pages du livre « Unlocking Tibet »* et ces regards décapants offrent une grille de lecture qui ne laisse pas indemne l'impérialisme han, pas plus que l'analyse de la situation religieuse au Tibet actuel ne laisse entrevoir de répit dans la répression. D'ailleurs, la réunion du Bureau politique du parti communiste du 26 août dernier n'a laissé planer aucun doute : le programme de développement économique du Tibet est d'abord politique, visant à « assurer la stabilité et la sécurité par un contrôle central accru en vue d'une plus grande assimilation du Tibet dans un Etat chinois unifié. » Pas de quoi pavoiser, les choses sont dites sans nécessité d'interprétation : qui s'en soucie ?
Inutile toutefois de peindre le diable sur la muraille, même de Chine. Car il faut tout autant et même davantage prêter attention à ce qui est dit, mais sans fanfare, par Woeser, en guise d'ouverture aux réflexions de Wang Lixiong. Eduquée dans les écoles chinoises, s'exprimant en chinois, la jeune femme n'en est pas moins foncièrement tibétaine dans son être – ce qui lui a valu, par le biais de ce qu'elle a écrit, l'ire et les sanctions de sa hiérarchie pour s'être faite le porte-voix du Tibet bâillonné, des Tibétains sans voix. En fait, note-t-elle, « nous devrions avoir pleinement confiance en nous, car notre culture traditionnelle continue de briller après tant de difficultés et de combats tumultueux. Comme le disait l'un de mes amis chinois, ‘le remède qui peut guérir les maux du monde demeure caché au Tibet'. Et ce remède, c'est précisément notre culture, nos traditions. Si nous-mêmes ne les apprécions plus, comment sera-t-il possible de guérir le malheur du Tibet ? (…) Alors qu'aujourd'hui le monde devient un village global par la mondialisation, si nous voulons y avoir notre place, exprimer nos opinions, défendre nos intérêts et nos droits, nous n'avons qu'un seul choix : nous en tenir à nos traditions. »
Certes, rien n'est facile sur ce toit du monde sur lequel se focalisent tant d'intérêts divergents et de contradictions, mais aussi de rêves et d'illusions. Des hommes et des femmes y vivent, enjeux impuissants de rapports de forces inégaux et d'appétits débridés. Les uns appellent au secours, d'autres veulent étouffer ces SOS, d'aucuns tentent de les porter plus loin. Politique contre éthique, richesses matérielles contre … quoi, au fait ? Quête d'équité, de justice, de respect de l'altérité, ou tout simplement de liberté pour autrui comme pour soi : liberté d'être soi-même sur son propre sol, liberté d'être et de choisir sa voie, ou son destin. C'est aussi cela, le Tibet, une belle cause bien difficile à faire entendre à l'heure du fric tous azimuts, mais la lumière demeure quelle que soit l'obscurité des ténèbres. « Nous sommes entrés dans le XXIème siècle sans nous débarrasser des habitudes du passé. Certains croient que la raison du plus fort est toujours la meilleure. Le contraire pourrait en fin de compte s'avérer plus vrai » : parole de Dalaï-lama…

Lettre de C. Levenson Septembre 2005

 

(*) « Unlocking Tibet », Woeser et Wang Lixiong, 2005 (en anglais)
édité à compte d'auteur et disponible auprès de France-Tibet : Commandes à adresser à France-Tibet, 10 rue Jean Macé 75011 Paris, accompagnées d'un chèque de 32 € port compris.

 

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La censure du net en Chine ne décourage pas les investisseurs

 

Reuters 23.09.05 - La "cyber police" chinoise a intensifié ses contrôles sur les cent millions d'internautes du pays, ce qui ne décourage pas les sociétés occidentales spécialisées dans internet d'investir. Selon des observateurs critiques, des sociétés comme Google , Yahoo et Microsoft fermeraient les yeux sur les manoeuvres de la cyber police pour mieux s'installer sur un marché en plein essor, plutôt que de mettre leur influence au service de la liberté d'expression et du droit à l'information. "Il est trop tôt pour dire si, oui ou non, développer internet et faire des affaires en Chine favorise les droits de l'homme et les valeurs démocratiques", a déclaré Julien Pain de l'ONG Reporters Sans Frontières. "Le lien n'est pas évident", a-t-il ajouté. Au contraire, selon RSF, les principales sociétés internet devanceraient la censure gouvernementale en bloquant régulièrement des discussions sur des sujets dits sensibles, comme les manifestations étudiantes de 1989 ou le mouvement spirituel Falun Gong. L'espace MSN de Microsoft aurait même censuré de son propre chef des phrases comme "droits de l'homme" ou "indépendance de Taiwan" de ses informations en ligne. Plus récemment Yahoo a été accusé de fournir aux autorités chinoises des données utilisées contre un journaliste, Shi Tao, condamné à 10 ans de prison pour avoir fait circuler par courriel un message interne du parti communiste. Yahoo a fait valoir qu'il n'avait fait qu'appliquer les lois locales. Mais des associations accusent Yahoo de complicité dans un système tourné vers la limitation, et non le développement des libertés sur internet. La Chine interdit par ailleurs l'accès au site Google News pour forcer les internautes à surfer sur sa version chinoise, amputée des informations politiquement sensibles. Depuis mars et à la demande du ministère de l'Education, les groupes de discussions en ligne à l'université sont ouverts aux seuls étudiants. Tous les utilisateurs et les gestionnaires doivent être enregistrés sous leurs véritables noms. Un arsenal de dispositions régit l'utilisation d'internet depuis juillet, parmi lesquelles l'obligation pour un propriétaire de site de s'inscrire 30 jours avant la mise en ligne. Un service de censure a été créé au sein de la cyber police, chargée de surveiller les sites, les serveurs et le responsable du registre. "L'obligation de s'inscrire décidée par le ministère de l'Information vise les sites internet non-lucratifs, incluant les sites personnels et les blogs", analyse le journal Southern Weekend. Selon les observateurs, ces dispositions sont destinées à étendre le contrôle de l'Etat sur les blogs, même personnels, désormais référencés et de facto exposés à la censure. Les internautes chinois sont donc dans l'impossibilité de parler anonymement. Le véritable danger, selon les détracteurs de ce système, réside dans le développement d'une culture de la prudence, parallèlement à cette tentative de mainmise des autorités chinoises. "Le problème le plus important est celui de l'auto-censure", prévient Julien Pain. "Très peu d'internautes chinois osent parler de politique compte tenu des risques encourus", ajoute-t-il.

 

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Guide pratique du blogger et du cyberdissident

 

Disponible intégralement sur www.rsf.org - Reporters sans frontières publie aujourd'hui, en cinq langues (français, anglais, persan, chinois, arabe), un "Guide pratique du blogger et du cyberdissident". Des spécialistes de l'Internet et des bloggers des quatre coins du globe ont participé à ce projet, qui vise à aider les internautes, en particulier ceux qui vivent dans des pays répressifs, à créer leur publication en ligne et à la faire connaître, tout en préservant leur anonymat.

Créez votre blog, préservez votre anonymat et contournez la censure !
Les blogs passionnent, inquiètent, dérangent, interpellent. Certains les méprisent, d'autres les tiennent pour les prophètes d'une nouvelle révolution de l'information. De fait, parce qu'ils délient les langues des citoyens ordinaires, ils sont un formidable outil pour la liberté d'expression. Dans les pays où la censure est reine, lorsque les médias traditionnels vivent à l'ombre du pouvoir, les bloggers sont souvent les seuls véritables journalistes. Ils sont les seuls à publier une information indépendante, quitte à déplaire à leur gouvernement et pasrfois au risque de leur liberté. Reporters sans frontières a conçu ce guide pour les aider, par des conseils pratiques et des astuces techniques, à préserver leur anonymat, à contourner la censure - en identifiant la technique la mieux adaptée à chaque situation -, mais aussi à lancer un blog dans de bonnes conditions, à le faire connaître - en optimisant son référencement sur les moteurs de recherche -, et à asseoir sa crédibilité via le respect de quelques règles éthiques et journalistiques.
De nombreux experts de l'Internet ont participé à ce guide, dont le journaliste américain Dan Gillmor, les journalistes français de pointblog.com, ainsi que des bloggers des quatre coins du monde.
Depuis le 22 septembre, le Guide pratique du blogger et du cyberdissident est disponible en librairie (10 euros). Il est également possible de le télécharger, en cinq langues (français, anglais, chinois, arabe et persan), sur le site de Reporters sans frontières : www.rsf.org

 

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Communiqué de Tibetsport, le 21 Septembre 2005

 

Le gouvernement français, pour la seconde fois en deux ans, et sans aucune raison valable, commet l'infamie envers la Nation Tibétaine, de refuser la venue de l'équipe Nationale du Tibet. L'officier des visas de Delhi Fabrice Lascala qui refuse de voir le Tibet comme une Nation (il faut qu'il retourne à l'école ou lise la définition sur le dictionnaire) a renvoyé au vestiaire l'équipe qui se préparait depuis un mois à Derha Dun, la France pays des droits de l'homme et de l'Olympisme a encore démontré par cette infâme décision du gouvernement, que mieux vaut baisser le pantalon et s'agenouiller pour ne pas heurter la sensibilité des bourreaux Chinois concernant la Nation Tibétaine.
Pourtant en novembre 2003, la Grande et Courageuse Madame Martine A. avait accordé les visas, avec un dossier moins étoffé que celui de 2005, à l'équipe Nationale des 13 ans. Madame Martine vous nous manquez beaucoup !!!
Thierry Marcadé, président de Tibetsport

 

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Des personnalités demandent qu'une délégation du Comité des Droits de l'Enfant de l'ONU rende visite à un enfant tibétain en résidence surveillée depuis 1995 en Chine

 

A l'attention du Président du Comité des Droits de l'Enfant

 

Agé de 6 ans, Gendhun Choekyi Nyima a été enlevé par les autorités chinoises quelques jours après avoir été choisi comme 11e Panchen Lama par le Dalaï Lama, le 14 Mai 1995. Depuis 10 ans, Gendhun est en résidence surveillée. Il a eu 16 ans le 25 Avril 2005. Il est vraisemblablement le plus jeune prisonnier politique du monde, victime de violations de la liberté religieuse et de violations des droits de l'enfant.
En 1996, le cas de la Chine a été examiné par le Comité des Droits de l'Enfant de l'ONU et les autorités chinoises ont admis avoir "pris l'enfant pour sa sécurité" quand la question du Panchen Lama fut abordée. Le Comité a demandé à rendre visite à Gendhun, mais les autorités chinoises ne l'a pas invité. Le dossier n'a pas avancé depuis lors. C'est pourquoi des associations et des personnalités se mobilisent pour demander qu'une délégation du Comité des Droits de l'Enfant de l'ONU rende visite à Gendhun.
Environ 400 associations et personnalités dont 11 lauréats du Prix Nobel : les Prs Gunter BLOBEL, Claude COHEN-TANNOUDJI, Christian de DUVE, Pierre-Gilles de GENNE, Roger GUILLEMIN, Dudley HERSCHBACH, François JACOB, Eric R. KANDEL, Jean-Marie LEHN, Norman F. RAMSEY et David TRIMBLE, des hommes politiques dont Jack LANG et Robert BADINTER, des responsables syndicaux comme José BOVÉ et Marc BLONDEL, des sportifs, des journalistes, des écrivains, des peintres, des chanteurs comme Jean-Louis MURAT et Michel JONASZ, des acteurs comme Richard GERE, des metteurs en scènes comme Ariane MNOUCHKINE, des dissidents chinois comme Wei JINGSHENG, des représentants des traditions religieuses comme DAGPO Rinpoché, Christian DELORME, Mgr VIGILE, Mgr GAILLOT et Matthieu RICARD, et un grand nombre d'associations comme le MRAP, la LDH ou la Fondation France-Libertés, présidée par Mme Danielle MITTERRAND, ont déjà apporté leur signature à cet Appel.
Toutes ces personnalités souhaitent que la Chine autorise le Comité des Droits de l'Enfant à rendre visite à Gendhun.
Cet Appel est coordonné par l'Association France-Tibet

 

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COSMÉTIQUE - Les cadavres de condamnés à mort chinois recyclés en produits de beauté

 


Une condamnée à mort sur le point d'être exécutée

Courrier international - 13 sept. 2005 - "Une société cosmétique chinoise utilise la peau prélevée sur les corps des condamnés à mort exécutés pour fabriquer des produits de beauté vendus en Europe." The Guardian livre une enquête stupéfiante en matière d'industrie cosmétique, qui lève le voile sur des pratiques qualifiées de "traditionnelles" par des employés de la compagnie chinoise qu'il a interrogés. Il s'agit de récupérer du collagène, une protéine fibreuse que l'on trouve en abondance dans la peau, les os et les tendons, couramment utilisée en chirurgie esthétique pour gonfler les lèvres et réduire les rides. Toujours de même source, le journal note qu'en Chine, il est d'usage de récolter "la peau des condamnés exécutés et les fœtus avortés, rachetés par des sociétés de 'biotechnologie' situées dans la province septentrionnale de Heilongjiang". Les produits sont exportés vers l'Europe via Hong Kong.
En Europe, le marché de l'industrie cosmétique et de la chirurgie plastique, toutes deux consommatrices de collagène, n'est pas ou peu réglementé. Le fait est que ces produits se trouvent dans une sorte de "zone grise" légale : ils ne sont soumis ni aux réglementations concernant les médicaments, ni à ceux concernant les produits de beauté, c'est-à-dire uniquement des substances appliquées à la surface de la peau et non en injections.
Au Royaume-Uni, les autorités sont préoccupées par les questions éthiques comme par les risques d'infection et de transmission de virus. Une enquête commandée par le ministère de la Santé britannique a souligné le besoin d'instaurer de nouvelles réglementations. "Mais le ministère de la Santé veut néanmoins s'en remettre à la Commission européenne, et cela pourrait prendre plusieurs années avant qu'une législation entre en vigueur", note The Guardian.
Les autorités chinoises réfutent pour leur part qu'il soit possible de prélever la peau ou tout autre partie du corps de condamnés à mort sans que ceux-ci donnent leur consentement. Mais il y a de sérieux doutes, d'après The Guardian, qui rappelle les révélations faites en juin 2001 devant le Congrès américain par un ancien médecin militaire chinois, Wang Guoqi. Ce dernier a assuré "avoir participé aux prélèvements d'organes de plus de 100 prisonniers exécutés. Les chirurgiens disséquaient les corps dans des camions garés sur les lieux d'exécution." Wang a avoué avoir procédé au prélèvement de la peau d'un condamné exécuté mais dont le cœur battait encore...

 

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Textes adoptés par le Parlement Européen Jeudi 8 septembre 2005 - Strasbourg

 

Violations des droits de l'homme en Chine, notamment en matière de liberté de religion

 

P6_TA-PROV(2005)0339 B6-0457, 0461, 0465, 0469, 0475, 0477 et 0478/2005

 


Le Dalai Lama au Parlement Européen (Photo : Gachon)

Résolution du Parlement européen sur les violations des droits de l'homme en Chine, notamment en matière de liberté de religion Le Parlement européen,
source : Parlement Européen

— vu le traité UE et ses dispositions relatives aux droits de l'homme,
— vu ses résolutions antérieures sur les violations des droits de l'homme et des minorités et la liberté de culte en Chine, — vu la longue tradition philosophique et religieuse en Chine,
— vu sa résolution du 28 avril 2005 sur le rapport annuel sur les droits de l'homme dans le monde en 2004 et la politique de l'Union européenne en matière de droits de l'homme(1) ,
— vu sa résolution du 24 février 2005 sur les priorités et les recommandations de l'Union européenne dans la perspective de la 61è session de la commission des droits de l'homme des Nations unies à Genève (du 14 mars au 22 avril 2005)(2) ,
— vu le rapport et les recommandations du séminaire sur le dialogue entre l'Union européenne et la Chine des 20 et 21 juin 2005,
— vu la déclaration commune du Sommet Chine-UE du 5 septembre 2005,
— vu l'article 115, paragraphe 5, de son règlement,
A. bien conscient que les persécutions religieuses en Chine sont un problème général qui touche de nombreuses églises et communautés religieuses, notamment les chrétiens, les bouddhistes tibétains et les musulmans,
B. considérant que le respect des droits de l'homme est une priorité essentielle des politiques de l'Union européenne et l'un des principes fondamentaux de l'Union;
C. considérant que la promotion des droits de l'homme telle qu'établie dans les traités est un objectif de politique étrangère et de sécurité commune;
D. considérant que le Sommet Chine-UE du 5 septembre 2005 a marqué le 30e anniversaire des liens diplomatiques entre la Chine et l'Union européenne avec la conclusion d'un accord sur un nouveau dialogue stratégique; que la question des droits de l'homme est l'une des questions clés à traiter inscrite à l'ordre du jour;
E. considérant que le dialogue sur les droits de l'homme entre la Chine et l'Union européenne place la liberté de culte ou de croyance au nombre des priorités,
F. considérant que, bien que l'article 36 de la Constitution de la République populaire de Chine prévoit la liberté de croyance religieuse, les autorités cherchent en réalité à limiter les pratiques religieuses aux organisations acceptées par le gouvernement et aux lieux de culte agréés, et à contrôler la croissance et l'ampleur des activités des groupes religieux,
G. considérant que les nouvelles règles chinoises en matière de questions religieuses, qui sont entrées en vigueur le 1er mars 2005, ont resserré le contrôle du gouvernement sur l'activité religieuse,
H. considérant que, parmi d'autres dénominations chrétiennes, l'église catholique en République populaire de Chine a subi une longue période de persécution et est toujours contrainte d'agir partiellement clandestinement en raison de ces pratiques;
I. considérant que les autorités chinoises ont intensifié leur contrôle des églises protestantes non agréées et leur ingérence dans le processus de nomination des évêques;
J. considérant qu'une grande partie du clergé chrétien a subi une répression brutale, ne pouvant ni tenir de célébrations publiques, ni exercer son ministère; profondément préoccupé par l'augmentation des arrestations arbitraires, la torture, les disparitions inexpliquées, les réclusions, l'isolement et les camps de rééducation dont sont victimes le clergé et les laïcs chrétiens;
1. demande au gouvernement chinois de mettre fin à la répression religieuse et de veiller à ce qu'il respecte les normes internationales en matière de droits de l'homme ainsi que les droits religieux, en garantissant la démocratie, la liberté l'expression, la liberté d'association, la liberté des médias, et la liberté politique et religieuse en Chine;
2. prie instamment le gouvernement chinois de supprimer la différence entre communautés religieuses agréées et non agréées, comme le suggère le Rapporteur spécial des Nations unies sur la liberté de religion ou de conviction depuis 1994;
3. demande à la Commission et au Conseil d'expliquer aux autorités chinoises qu'un partenariat réel ne peut se développer que lorsque les valeurs partagées sont pleinement respectées et mises en pratique;
4. prie la Commission, le Conseil et les Etats membres de soulever spécifiquement la question de la persécution des chrétiens chinois et d'obtenir du gouvernement chinois:
a) des informations sur la situation des évêques catholiques Mgr James Su Zhimin (diocèse de Baoding, Hebei), 72 ans; Mgr Francis An Shuxin (évêque auxiliaire du diocèse de Baoding, Hebei), 54 ans ; Mgr Han Dingxian (diocèse de Yongnian/Handan, Hebei), 66 ans ; Mgr Cosma Shi Enxiang (diocèse de Yixian, Hebei), 83 ans ; Mgr Philip Zhao Zhendong, (diocèse de Xuanhua, Hebei), 84 ans ; Frère Paul Huo Junlong, administrateur du diocèse de Baoding, 50 ans ; Mgr Shi Enxiang (diocèse de la province de Yixian Hebei), 83 ans; ainsi que des informations sur les prêtres disparus et arrêtés, à savoir Zhang Zhenquan et Ma Wuyong (diocèse de Baoding, Hebei); Frère Li Wenfeng, Frère Liu Heng, et Frère Dou Shengxia (diocèse de Shijiazhuang, Hebei); Frère Chi Huitian (diocèse de Baoding, Hebei); Frère Kang Fuliang, Chen Guozhen, Pang Guangzhao, Yin Ruose, et Li Shujun (diocèse de Baoding, Hebei); Frère Lu Xiaozhou (diocèse de Wenzhou, Zhejiang); Frère Lin Daoming (diocèse de Fuzhou, Fujian); Frère Zheng Ruipin (diocèse de Fuzhou, Fujian); Frère Pang Yongxing, Frère Ma Shunbao, et Frère Wang Limao (diocèse de Baoding, Hebei); Frère Li Jianbo (diocèse de Baoding, Hebei); et Frère Liu Deli; et exige la libération sans condition de tous les catholiques chinois incarcérés en raison de leurs convictions religieuses et de cesser immédiatement toutes formes de violence à leur encontre;
b) des informations sur la situation du Pasteur Zhang Rongliang (53 ans), l'un des fondateurs de la Chine pour l'Eglise du Christ, un groupe qui comprend plus de 10 millions de chrétiens, qui a été arrêté le 1er décembre 2004 et qui est toujours incarcéré sans procès; exige la libération sans condition de ce pasteur et de tous les autres chrétiens chinois incarcérés pour des motifs religieux et de cesser immédiatement toutes formes de violence à leur encontre;
5. exhorte le gouvernement chinois à mettre en œuvre l'article 36 de la constitution de la République populaire de Chine et à ratifier et à mettre en œuvre la Convention internationale sur les droits civils et politiques et la Convention internationale sur les droits économiques, sociaux et culturels;
6. prend acte que le gouvernement chinois a finalement accepté la demande du rapporteur spécial sur la liberté de culte ou de croyance et le rapporteur spécial sur la torture de se rendre en Chine avant la fin de l'année; invite le gouvernement chinois à fixer une date dans un futur proche pour cette visite; demande aux autorités chinoises de permettre au Rapporteur spécial des Nations unies sur la liberté de religion ou de conviction de rencontrer le Panchen Lama désigné par le Dalaï Lama;
7. se félicite de l'existence d'un dialogue structuré sur les droits de l'homme entre l'Union européenne et la Chine; exprime sa déception devant le manque de résultats substantiels provenant de ce dialogue; invite le Conseil et la Commission à aborder ce sujet préoccupant durant la prochaine rencontre sur les droits de l'homme entre l'UE et la Chine, dans le cadre d'une évaluation approfondie de l'efficacité du dialogue structuré;
8. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, aux gouvernements et aux parlements des Etats membres et des pays candidats, aux pays membres de la commission des Nations unies pour les droits de l'homme et au gouvernement de la République populaire de Chine.

 

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Yahoo !, informateur de la police chinoise

 

"Le rôle de la firme américaine Yahoo !, qui a fourni aux autorités chinoises des informations conduisant à l'arrestation d'un journaliste chinois et à sa condamnation à dix ans de prison pour avoir divulgué 'des secrets d'Etat', commence à faire des vagues en Chine", relate The Christian Science Monitor. Il s'agit du journaliste Shi Tao, qui travaillait à la rédaction d'un journal économique, le Contemporary Trade News, à Hunan.
Shi a été arrêté en novembre 2004 et condamné en avril dernier pour avoir envoyé un message électronique à un groupe de défense de la démocratie basé à New York. Dans cet e-mail il communiquait des notes personnelles et des commentaires exprimés lors d'une réunion de la rédaction du journal autour de la commémoration du 15e anniversaire de la répression du mouvement démocratique sur la place Tiananmen, à Pékin, poursuit le quotidien américain. Un sujet sensible qui avait fait l'objet d'un décret du gouvernement chinois interdisant aux médias de l'aborder.
Dans ce contexte, la filiale hongkongaise du géant américain de l'Internet a livré aux services de sécurité chinois des informations permettant d'établir un lien entre le message publié sur la Toile et l'adresse électronique personnelle de l'utilisateur. "C'est grâce aux documents relatifs au jugement et rendus publics par l'organisation Reporters sans frontières (RSF), basée à Paris, que le rôle de la filiale de Yahoo ! à Hong Kong a été révélé", précise le journal.
Les moteurs de recherche comme Google, Microsoft et Yahoo ! sont en concurrence pour les 95 millions d'usagers de l'Internet en Chine, et ils se sont engagés auprès des autorités chinoises à une autocensure sur leurs portails, signale le quotidien. Ainsi, les responsables de Yahoo ! à Hong Kong affirment que la société a simplement respecté les lois du pays dans lequel elle travaille.
Une argumentation qui ne convainc pas les groupes de défense des droits de l'homme en Chine. Ils ont lancé un appel à l'ancien président américain Bill Clinton afin qu'il intervienne en faveur du journaliste emprisonné. Clinton doit se rendre en Chine pour participer, samedi 10 septembre, à un sommet de l'Internet animé par Alibaba.com, le partenaire chinois de Yahoo !, rapporte The Christian Science Monitor. Quant aux internautes chinois, couramment appelés dans le pays "netizens", ils savent désormais qu'il n'y a pas d'endroit où ils sont à l'abri des forces de sécurité.

Sept. 05 - courrierinternational.com

 

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Bienvenue au Bhoutan, le pays du "bonheur intérieur brut" !

 

Longtemps isolé du monde extérieur, le Bhoutan, ce joyau du bouddhisme, se met à l'économie de marché. Mais cette évolution comporte des risques : conflits ethniques latents, ombre portée des deux puissants voisins, l'Inde et la Chine, laïcisation du royaume...
Joyau du bouddhisme himalayen, le Bhoutan est sans doute l'un des derniers endroits où l'on puisse accéder au royaume du Bouddha. Pour l'instant, chance et sagesse semblent encore être les atouts de l'Etat bhoutanais. A la différence de la majorité du tiers-monde, ce pays n'a pas souffert de l'exploitation coloniale et de ses conséquences, telle la décomposition sociale. Les vents de l'Histoire ont soufflé ailleurs. Le Bhoutan ne disposant pas de point de passage sur son territoire, il n'a pas servi de pion dans les enjeux stratégiques du XIXe et du XXe siècle. Coincé entre les deux titans asiatiques [la Chine et l'Inde], le Bhoutan a montré ces dernières années sa maîtrise de la realpolitik en forgeant et en préservant une entité étatique moderne. Le pays s'est hissé à bord du train de l'internationalisation tardivement, avec circonspection et ingéniosité. Le résultat fut remarquable : par ce seul mérite qu'il a d'"être différent", le Bhoutan s'est attiré une part considérable et disproportionnée de l'aide internationale au développement.
Mais cette période de chance ne saurait se prolonger éternellement. Aujourd'hui, le Bhoutan est confronté à une foule impressionnante de questions. Le pays semble vouloir reproduire le modèle de développement matériel et économique mis en place par les sociétés occidentales. Le bouddhisme, qui s'est adapté à l'égalitarisme de l'économie de subsistance de ces hautes régions himalayennes, survivra-t-il face à l'économie de marché, dont les valeurs sont fondées sur la compétition et l'information ? Quand l'économie et la religion (représentée par ses institutions) s'affrontent, c'est en général l'économie qui prend le dessus. Lorsque c'est le cas, comme en Thaïlande, folklore et superstitions se propagent en marge des institutions religieuses, en voie de régression, comme les vestiges et les résidus d'un ancien système.
Si le bouddhisme bhoutanais est pour l'instant épargné par cette forme de dégradation, le danger n'en est pas moins réel, et son déclin semble irrévocablement en marche. Le capitalisme est - intrinsèquement et en termes dialectiques - porteur de conflits : il produit des gagnants et des perdants. Les avancées technologiques et l'explosion de la productivité, conséquence de la division progressive du travail, ont conduit à une stratification et à des incohérences sociales pratiquement inconnues des sociétés de subsistance. Pourtant, avec les années, les sociétés occidentales ont mis en place des institutions destinées à remédier, de manière plus ou moins efficace, au dysfonctionnement social engendré par ce système.
Au Bhoutan, pays qui, ces dernières années, a suivi le modèle occidental, les mêmes problèmes ethniques, religieux, sociaux, aristocratiques et ploutocratiques émergent peu à peu. Les bases institutionnelles de la société sont trop sommaires pour permettre de corriger ces problèmes. La société bhoutanaise, même si elle est encore profondément définie par les valeurs bouddhiques, n'est pas immunisée contre les mirages du progrès occidental. Les meilleures intentions s'échangent facilement contre une Toyota Hilux, la voiture tout-terrain très populaire au Bhoutan. Lentement, une classe moyenne ambitieuse, à la recherche d'une société civile, d'institutions démocratiques et de richesses à l'occidentale, va faire valoir ses propres valeurs et redéfinir le paysage social de son pays.
Pour contrer cette ruée vers l'occidentalisation, le Bhoutan propose le concept de "bonheur intérieur brut" (BIB). Peut-on tenir compte du BIB ? Oui et non. La doctrine du BIB [à l'origine avancée par le roi] tente de poursuivre un objectif de bien-être social à l'aide de quatre grandes orientations politiques : le développement économique, la préservation de l'environnement, la promotion culturelle et un gouvernement stable - c'est-à-dire tous les ingrédients habituels du développement postmoderne. Il s'agit là de directives globalement laïques, ce qui est plutôt surprenant de la part d'un pays qui clame haut et fort sa tradition spirituelle. Aujourd'hui, la maturation du concept de BIB engage théologiens et économistes, ainsi que le monde universitaire et celui de la recherche. Les professeurs et les étudiants s'impliquent davantage car, sans institutions appropriées, la meilleure des idées ne peut survivre. Il ne faudrait pas que l'idée de BIB reste un sujet exotique évoqué lors des réunions universitaires et des soirées de Thimbu [la capitale].
Le Bhoutan est un Etat, mais s'agit-il aussi d'une nation ? Peut-on parler de "Bhoutan bouddhiste", terme utilisé dans cet article ?

Le système de gouvernement est en pleine mutation
En réalité, un quart, voire un tiers des Bhoutanais vénèrent davantage Shiva et Vishnou [deux des principales divinités hindoues] que le Bouddha. Les différences culturelles entre les populations du nord du Bhoutan, tibéto-birmanes, et celles du sud, indo-aryennes, sont en effet très importantes. Je risque de paraître provocateur, mais n'est pas le problème des camps de réfugiés [des Bhoutanais d'origine népalaise qui ont été expulsés] au Népal qui risque de mettre le feu aux poudres. La générosité de la communauté internationale à l'égard du Bhoutan, associée au talent et à la patience remarquables de son organisation politique, va peut-être permettre de résoudre ce problème. La solution ne sera sans doute pas très éloignée des positions actuelles du Bhoutan [qui considère que les Népalais qui sont arrivés au Bhoutan après 1954 ne sont pas des citoyens bhoutanais]. Le vrai danger pour la société bhoutanaise réside plutôt dans la question explosive des relations interethniques au sein du pays. Bien entendu, les règles du jeu ethnique continuent à être fixées par la majorité bouddhiste. Les efforts de cette dernière portent sur la création d'un Etat-nation soudé, en imposant l'idée d'une nation unique à l'ensemble hétérogène de la population.
Un Etat-nation ne saurait être bâti sur des apparences, comme pourrait le suggérer l'imposition d'un code vestimentaire national (celui du Nord). L'Etat-nation se construit sur des sentiments fondés sur une interactivité entre l'Etat et ses sujets, et sur une distribution équitable des chances entre les gens. La plupart des résidents népalais du Bhoutan semblent être acquis à l'Etat bhoutanais, puisque, en tout état de cause, dans le contexte asiatique, il est le seul à pouvoir leur fournir de telles opportunités. Néanmoins, leurs sentiments sont ignorés, car un Etat-nation - uniforme d'un point de vue ethnique - implique le renoncement à leur identité culturelle népalaise. Ces pressions du gouvernement sont trop sévères pour être efficaces. En relisant l'Histoire, on trouve quelques exemples de coexistence ethnique pacifique dont le nord du Bhoutan pourrait tirer des enseignements. L'exemple [de l'Etat indien] du Sikkim est toujours présent dans les esprits, mais le fait que la totalité de cette région d'Asie ait connu de forts courants migratoires de Népalais et d'autres communautés ne soulage pas les autorités bhoutanaises. Au bout du compte, l'Etat bhoutanais n'a pas réussi à toucher le coeur et l'âme de ses sujets modelés par Brahma. Pour l'instant, les chiffres jouent en faveur de l'Etat, mais la tendance risque de s'inverser. La population du Sud, en majorité hindoue, a un taux de natalité plus élevé que les bouddhistes du Nord. Un jour viendra où l'équilibre démographique sera rompu. Si les ressentiments persistent, l'explosion du Bhoutan sera alors imminente. Un système de coexistence ethnique devrait donc être mis en place bien avant. 
Le système de gouvernement est lui aussi en pleine mutation. Le processus de différenciation politique, devenu inévitable, est en cours. Parmi les observateurs bhoutanais, le sentiment général est que la délégation des pouvoirs d'une monarchie absolue vers un système de gouvernement collégial fondé sur une démocratie indirecte est une bonne chose. D'un point de vue occidental, la démocratie indirecte comme moyen de choisir des représentants à l'Assemblée nationale reste critiquable, et les sessions parlementaires semblent être souvent très méticuleusement orchestrées. Cela dit, l'imposition d'une démocratie parlementaire directe conduirait à une polarisation sociopolitique mettant en danger la survie de l'Etat en tant que tel, et non en tant que nation.
Une société orientale exposée à un système de gouvernement étranger fondé sur l'héritage de Richelieu, Bismarck, Rousseau, Adam Smith et Jefferson se trouve confrontée à des problèmes différents de ceux des sociétés occidentales. Dans une société capitaliste où l'Etat-nation prédomine, la polarisation sociale se fait au niveau des classes ; dans les pays en voie de développement, le processus de polarisation suit un autre schéma : il repose sur des différences ethniques, de couleur, de croyance, de clan ou de caste, pour lesquelles il s'agit encore de mettre en place des institutions performantes.
Le système de gouvernement du Bhoutan n'est pas simplement un enjeu national : il s'agit d'une affaire profondément asiatique, largement déterminée par les frictions au sein du bloc sino-indien. En clair, l'avenir du gouvernement bhoutanais dépend en grande partie de l'évolution des relations bilatérales entre New Delhi et Pékin. Jusqu'à présent, l'Inde avait joué un rôle prépondérant dans les affaires intérieures bhoutanaises, mais son influence s'affaiblit. Avec le temps, l'identité diplomatique du Bhoutan s'est affirmée. La diplomatie s'est montrée à la hauteur de la tâche en négociant habilement pour élargir le champ de manoeuvre du Bhoutan vis-à-vis de l'Inde. La visite officielle d'un représentant chinois haut placé - qui eut lieu en septembre 1999 - aurait été impensable du temps d'Indira Gandhi ou de son fils Rajiv.

Le mystique devient profane, la générosité spirituelle s'érode
Pour les dirigeants du Bhoutan, le problème le plus préoccupant est le conflit ethnique et sécessionniste du nord-est de l'Inde, qui, ces dernières années, s'est propagé de l'Etat indien de l'Assam aux jungles du sud du Bhoutan. Ce conflit pourrait aggraver les tensions ethniques latentes le long de l'axe est-ouest montagneux du pays. Mais le problème de la minorité népalaise du Sud [considérée comme pro-indienne] ne saurait faire oublier combien les Bhoutanais du Nord sont divisés. Après trois siècles, les subtiles distinctions ethniques et religieuses entre les deux principales communautés du nord du Bhoutan n'ont toujours pas disparu. Les Scharchop, apparemment venus de l'est au début du Moyen Age, se sont installés les premiers dans la région, aujourd'hui devenue le Bhoutan. Les "nouveaux venus" du Tibet, les Ngalong, arrivèrent au début du XVIIe siècle, conduits à travers les cols par le fondateur du Bhoutan moderne, Shabdrung Ngawang Namgyal [mort en 1651, il unifia pour la première fois le pays].
Les Scharchop suivent encore les enseignements nyingma-pa du fondateur du bouddhisme tibéto-himalayen, le gourou Rimpoché. Quant aux Ngalong, ils pratiquent un bouddhisme réformé, le kargyu-pa, d'après les enseignements du grand lama et homme d'Etat Shabdrung. Dans les régions reculées du Sud-Est, peuplé des Scharchop et d'autres tribus, la tentation est grande de prendre part au conflit soutenu par les Bodo [une minorité ethnique indépendantiste de l'Assam] et l'ULFA [United Liberation Front of Assam, groupe armé luttant pour l'indépendance de l'Assam]. Ainsi, dans la lutte du Bhoutan pour préserver son territoire, un autre front semble s'ouvrir.
Paradoxalement, l'extension de l'insurrection de l'Assam au Bhoutan pourrait représenter un atout supplémentaire dans la création encore fragile de l'Etat-nation druk [druk signifie dragon, et c'est le nom de l'ethnie majoritaire du Bhoutan]. La présence d'un ennemi extérieur permet de se concentrer sur un objectif et de se forger - autour d'une cause commune - une unité nationale. Les débats et les motions adoptées au cours de la session parlementaire qui s'est achevée en juillet dernier vont déjà dans ce sens et ont exploité cette opportunité offerte par les Bodo.
Le Bhoutan compte sur le soutien matériel de l'Occident pour le développement du pays. Thimbu accueille à bras ouverts les fonds extérieurs, même si les institutions financières du pays croulent sous les liquidités. De même, l'assistance technique et les formations à l'étranger sont les bienvenues, car elles donnent au Bouthan les moyens de s'intégrer dans l'économie mondiale. Cependant, l'influence de l'aide occidentale est remarquablement réduite. Le pays repose avant tout sur une économie de subsistance qui lui permet, au cas où l'aide occidentale viendrait à disparaître, de poursuivre son développement à un rythme plus lent.
Peu d'Occidentaux semblent comprendre ce que représente l'aide occidentale pour le Bhoutan. La quantité importe peu ; c'est la présence physique et politique des agences de développement dans le pays qui compte. En effet, le gouvernement et l'intelligentsia du pays voient la présence des Occidentaux et de leurs bureaux de coordination et de liaison (souvent considérés comme de petites ambassades) comme une garantie - peut-être faible, mais significative - de la souveraineté du Bhoutan. Cette présence rendrait plus difficile, en dernier recours, le partage du pays (si le problème se posait) entre les deux voisins géants.
Le paradoxe du Bhoutan est lié à ses objectifs. Chaque jour qui passe, chaque dollar provenant de l'aide internationale, chaque projet et chaque réforme comblent un peu plus l'écart entre ce pays et les autres. Une multitude d'ambitions s'y affirment, des brèches s'ouvrent, et l'inégalité des chances se développe. Le mystique devient profane, et la générosité spirituelle s'érode peu à peu ; bientôt, tous les regards seront braqués sur le Bhoutan - à moins, bien sûr, qu'il n'accède, grâce au bonheur intérieur brut, au royaume du Bouddha. Ce que nous souhaitons tous vivement. 
Vladimir Stehlik - Himal 

Histoire
Unifié pour la première fois au XVIIe siècle, le Bhoutan fut envahi par la Grande-Bretagne en 1865. L'adoption d'un Etat à l'occidentale sous forme de monarchie en 1907 permet à ce pays de devenir une entité politique face à la puissance britannique (traité de 1910). Cet accord sera à nouveau ratifié en 1949 par l'Inde, devenue indépendante. En 1971, le Bhoutan est admis à l'ONU. En 1972, Jigme Singye Wangchuck devient, à l'âge de 17 ans, le troisième roi. Seul royaume bouddhiste au monde, le Bhoutan est une monarchie qui s'appuie sur un Parlement composé de 105 membres, un Conseil royal et un Conseil des ministres. 

Géographie
Le terme Bhoutan signifie "L'extrémité du Tibet" ; son nom officiel est Druk Yul ("Pays du dragon"). Les gens y parlent soit le dzongkha (dialecte tibétain, langue officielle du pays), soit le sharchopka (autre dialecte tibétain) ou le népalais. Le pays se divise en trois régions : la zone méridionale, riche en bois précieux, en orchidées, en éléphants, en tigres, en rhinocéros et en singes dorés ; la région centrale, essentiellement forestière ; et la région du Nord, qui se situe aux confins des neiges éternelles. Seuls 5 % du territoire (soit 2 325 km2) sont cultivés (oranges, riz, blé, millet, orge, tabac, cardamome et sarrasin) ; et 63 % du territoire sont plantés de forêts qui alimentent l'industrie de la pâte à papier.
Courrier international - n° 522 - 2 nov. 2000

 

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Exercice de style pour les chauffeurs de taxi en Chine

 

PEKIN - La ville de Nankin a décidé d'interdire la profession de taxi aux chauves, aux moustachus, aux cheveux longs et aux ébouriffés, rapportent les médias.
Ces nouvelles règles font partie d'un règlement en dix points destiné à donner la meilleure image possible de la capitale de la province orientale de Jiangsu à l'approche des Jeux Nationaux, le 10 octobre, précise le site internet d'information www.sina.com.cn, citant le journal Nanjing Morning Post.
"Les chauffeurs de taxi hommes ne peuvent pas avoir les cheveux longs ni de coiffures bizarres, ne peuvent pas être chauves ni se laisser pousser la moustache ou le bouc", peut-on lire.
"Les chauffeurs femmes ne doivent pas mettre trop de maquillage et doivent porter des vêtements appropriés."
L'article ne fait pas état d'éventuelles sanctions pour les conducteurs qui enfreindraient ces règles. Il est en revanche mentionné qu'un taxi refusant de prendre en charge un client pourra être interdit de travailler pendant quinze jours.

Mardi 06 septembre 2005 (Reuters - 11:19)

 

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Le journaliste Shi Tao a été condamné à dix ans de prison sur la base d'informations fournies par Yahoo Hong Kong !

 

Le verdict du procès de Shi Tao - condamné en avril 2005 à dix ans de prison pour "divulgation illégale de secrets d'Etat à l'étranger" - indique que la filiale hongkongaise de Yahoo ! a transmis à la police des informations compromettant le journaliste. "Déjà collaborateur zélé de la censure, Yahoo ! devient auxiliaire de la police chinoise", a déclaré Reporters sans frontières.
"Certes, Yahoo ! n'a fait que se plier aux demandes des autorités chinoises. Les dirigeants de l'entreprise pourront une nouvelle fois expliquer qu'ils ne font que se conformer aux lois du pays dans lequel ils opèrent. Mais la légalité de cette procédure n'exonère pas Yahoo ! de tout questionnement éthique. Jusqu'où cette entreprise acceptera-t-elle d'aller pour plaire à Pékin ? Les informations fournies par Yahoo ! ont conduit à la condamnation d'un journaliste intègre, qui paie aujourd'hui très cher le fait d'avoir voulu nous informer librement. C'est une chose de fermer les yeux sur les exactions du gouvernement chinois, c'en est une autre d'y collaborer", a ajouté l'organisation.
Le verdict, traduit en anglais par l'organisation de défense des prisonniers politiques chinois The Dui Hua Foundation, précise que l'entreprise Yahoo ! Holdings (Hong Kong) a fourni à la justice des informations détaillées sur le compte mail personnel de Shi Tao (huoyan1989@yahoo.com.cn). Selon ce document, l'entreprise aurait notamment remis le message considéré comme un "secret d'Etat" et utilisé à charge lors du procès, ainsi que l'adresse IP de l'ordinateur du journaliste.
Yahoo ! Holdings (Hong Kong) est soumis à la législation hongkongaise. Celle-ci ne précise pas le régime de responsabilité des hébergeurs de mails dans ce type de situation. Il serait néanmoins d'usage que les hébergeurs et les fournisseurs d'accès transmettent à la police des informations sur leurs utilisateurs après présentation d'un mandat judiciaire.
Les tests réalisés par Reporters sans frontières semblent indiquer que les serveurs utilisés par le service de mail de Yahoo.com.cn, desquels ont été extraits les informations sur Shi Tao, sont basés en Chine continentale.

Rappel des faits
Le journaliste Shi Tao, 37 ans, du quotidien Dangdai Shang Bao (Les Nouvelles du commerce contemporain), a été reconnu coupable, le 30 avril 2005, de "divulgation illégale de secrets d'Etat à l'étranger".
Selon les autorités, le journaliste a diffusé, sur des sites basés à l'étranger, une note interne transmise à sa rédaction par les autorités qui mettait en garde les journalistes contre les dangers d'une déstabilisation sociale et les risques liés au retour de certains dissidents à l'occasion du quinzième anniversaire du massacre de la place Tiananmen. Lors du procès, la Sécurité d'Etat a confirmé qu'il s'agissait d'un document « Jue Mi » (top secret). Shi Tao a reconnu avoir envoyé ce document par e-mail mais a contesté son caractère secret.
Le journaliste est incarcéré dans un centre de détention de Changsha depuis son arrestation, le 24 novembre 2004, à Taiyuan (Nord-Est).

Yahoo ! et la censure chinoise
Yahoo ! accepte depuis des années de censurer la version chinoise de son moteur de recherche. Résultat, si l'on tape "indépendance de Taïwan", en chinois, sur ce moteur de recherche, on n'obtient aucun résultat.
Le géant américain semble aujourd'hui prêt à tout pour conquérir le marché chinois et investit largement dans des entreprises locales. En 2003, il avait racheté pour 120 millions de dollars le moteur de recherche 3721.com. Plus récemment, Yahoo ! s'est allié au géant de l'Internet Alibaba, une opération qui lui aurait coûté près d'un milliard de dollars. Reporters sans frontières a écrit à plusieurs reprises aux dirigeants de Yahoo ! pour les alerter sur des problèmes éthiques liés à leurs investissements en Chine. Ces courriers sont restés sans réponses.
En savoir plus : www.internet.rsf.org  6/9/2005

 

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En Chine, Louise Arbour fait profil bas

 

Maigre bilan de la visite de la Haut-Commissaire aux droits de l'homme

 

Par Pierre HASKI - Libération - samedi 3 septembre 2005
Pékin de notre correspondant - Louise Arbour, Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, a conclu, vendredi, sa première visite en Chine depuis sa nomination sur un cocktail ambigu de frustration et d'optimisme mesuré. Elle n'a pas eu grand-chose à présenter à la presse sinon l'existence même de ce dialogue avec les autorités chinoises, et un espoir de voir ce pays ratifier enfin la Convention de l'ONU sur les droits civils et politiques qu'il a signé en... 1998 !
Largement ignorée par les médias officiels chinois, la venue de la responsable onusienne ne l'a pas été, en revanche, par les services de police, qui ont effectué en début de semaine une descente dans les bureaux d'une organisation non gouvernementale chinoise d'aide légale, l'Empowerment and Rights Institute. La directrice de l'ONG, Huo Wenzhuo, a été placée de fait en résidence surveillée sans possibilité de communiquer avec l'extérieur le temps de la visite de Louise Arbour, tout comme plusieurs dissidents chinois. Les personnes visées ont été à l'origine d'une lettre ouverte au Haut-Commissaire, attirant son attention sur certains dossiers concrets.
Pour sa première visite, Louise Arbour a choisi de faire relativement profil bas, s'abstenant par exemple de critiquer directement ces mesures restrictives. Mais elle n'a pas laissé passer la réaffirmation, par la Chine, de son droit à avoir sa «propre voie» en matière de droit de l'homme. Elle a répondu vendredi : «On peut admettre que les droits de l'homme soient appliqués en fonction du contexte culturel, mais il y a un cadre et des critères internationaux. On ne peut donc pas dire "nous avons notre propre voie".» Elle a aussi soulevé avec ses interlocuteurs des dossiers brûlants comme la peine de mort, dont la Chine détient le record du monde, ou le très critiqué système administratif de la «rééducation par le travail». Sans résultat visible immédiat.
Sa tâche est difficile. Elle risque fort de se retrouver dans la position d'un de ses prédécesseurs, Mary Robinson, qui a été très cordialement reçue plusieurs années d'affilée, mais a dû reconnaître, au moment de quitter ses fonctions en 2002, des progrès décevants.

 

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Chine : Emeute anticroissance

 

Selon le quotidien le Washington Post, une émeute rassemblant 10 000 habitants de la ville chinoise de Chizhouen a trouvé sa cause dans « l'expression de la rage contre la nouvelle fascination du Parti communiste chinois pour les hommes d'affaires, le profit et la croissance économique ». À l'origine de la manifestation, un jeune cycliste renversé par un dirigeant chinois et tabassé par ses gardes du corps. Une foule « de simples gens du peuple » a retrouvé le dignitaire et l'a lapidé. Trois véhicules de police ont ensuite été incendiés sous les vivats. « Quand votre colère bout si longtemps, elle ne peut que déborder », a déclaré un des manifestants.

Source : Carbusters, août 2005

 

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LE DALAI-LAMA FAUTEUR DE PAIX

 

Le sait-il lui-même, le Dalaï-lama, combien de voyages à travers le monde a-t-il accomplis depuis qu'il a été contraint de prendre le chemin de l'exil dans le sillage de la sanglante répression du soulèvement populaire contre l'occupant chinois en 1959 ? Toujours est-il que ses déplacements se sont multipliés et ses séjours loin de Dharamsala, son refuge indien, se sont allongés, surtout depuis le prix Nobel de 1989. Mais le plus notable, peut-être, c'est d'observer l'accueil que lui réservent des publics plus nombreux, plus divers, plus attentifs, où que ce soit sur tous les continents. 
Et même si certains esprits chagrins ronchonnent en comparant ces rencontres à des « événements de star », il suffit souvent de s'y rendre en curieux pour s'apercevoir très vite que bien autre chose est en jeu. Car au-delà du phénomène, indéniable, de succès populaire qui frappe d'emblée par son ampleur se perçoit l'écho d'une interrogation à propos et du personnage, et de son pays – le Tibet, et de ce qu'ils représentent aux yeux de l'opinion. 
Le plus surprenant peut-être – mais c'est un fait maintes fois constaté – c'est l'étonnement que suscite, parmi ceux qui la découvrent soudain, la popularité du chef temporel et spirituel du Tibet. Certes, politiciens et hommes d'affaires de tout poil s'efforcent trop souvent d'ignorer son aspect d'homme d'Etat en exil pour ne s'accommoder bruyamment que de la facette spirituelle de celui qu'on appelle « Océan de Sagesse ». La modestie souriante du moine facilite la pirouette, sans toutefois qu'il ne soit dupe, et son dernier voyage européen en a témoigné à sa manière, de façon à la fois contradictoire ou cocasse selon l'angle de vision adopté. 
Afin d'illustrer le côté irrécusable de l'écoute populaire, il suffit de mentionner les milliers de personnes venues l'entendre lors de rencontres publiques à Wiesbaden en Allemagne, à Rimini en Italie ou à Zurich en Suisse – comme naguère en Croatie, en Slovénie, en Autriche, en Suède, en Norvège, au Mexique, et j'en passe. Partout la même attention chaleureuse, le même vif intérêt pour des paroles de paix et d'harmonie, la même exigence de liberté pour le Tibet et les Tibétains. Et de la part du dalaï-lama, la même inlassable générosité du partage, la même patiente présence, la même ouverture à l'autre dans l'effort du cheminement commun vers une société moins conflictuelle, mieux en accord avec elle-même. 
En marge de ces rencontres publiques, le Dalaï-lama a mis à profit son voyage européen pour participer à quelques réunions à caractère plus spécifique, notamment à Rimini et Bolzano où il a abordé le thème de l'éthique dans le monde des affaires à l'heure de la globalisation, ou encore à Zurich où il a pris part à un colloque scientifique consacré aux neurosciences. Et comme il est invité à prononcer une allocution sur le sujet à un congrès international devant réunir des milliers de spécialistes en novembre prochain à Washington, certains membres de cette honorable communauté s'en sont émus et font circuler, arguant de « la rigueur scientifique », une pétition s'inquiétant d'un éventuel amalgame entre science et religion. Le sel de cette petite histoire, c'est qu'à l'origine de ce noble geste de probité intellectuelle se trouve un respectable chercheur de l'université de Chicago portant le joli nom de Yi Rao, suivi par une poignée de marionnettes du régime chinois. 
Pour en revenir au récent séjour européen du Dalaï-lama, quelques détails sont révélateurs de l'ambiance politique prévalant ici ou là. En Hesse, la réception a été officielle, solennelle, et le Prix de la paix lui a été remis au Parlement du land. En Emilie Romagne, l'accueil s'est déroulé à l'italienne, dans une chaleur estivale qui n'a en rien refroidi la bonne humeur contagieuse, dans la grande salle d'honneur de la municipalité de Rimini en présence des autorités de la région et de la ville dont le Dalaï-lama est citoyen d'honneur depuis 1994. Et devant les drapeaux italien, tibétain et européen montant fièrement la garde à côté de l'estrade officielle. 
Plus prudent et bien entendu au nom de la traditionnelle neutralité helvétique, le maire de Zurich qui à l'automne dernier se déclarait honoré de recevoir l'hôte de passage avait « oublié » à l'époque que la venue en Suisse du Dalaï-lama coïncidait avec ses vacances : il a donc préféré se faire représenter par la chef de la police locale. Il est vrai que sa ville est jumelée avec Kunming et que ses amis chinois avaient entre-temps donné de la voix… Quant au gouvernement suisse, vacances obligent, seul le ministre de l'intérieur, chargé notamment des affaires culturelles, s'est déplacé pour rencontrer le Dalaï-lama, entre deux portes et deux séances du colloque scientifique de l'Institut polytechnique zurichois, consacré (simple coïncidence ?) à un thème de circonstance : « peur et anxiété ». 
Et pendant ce temps, comme par hasard, début août, un porte-parole chinois réaffirmait lors d'un point de presse à Lhassa que le Dalaï-lama devait reconnaître la souveraineté chinoise sur le Tibet avant d'être autorisé à rentrer chez lui. Quelques jours auparavant, Louis de Broissia, président du groupe d'information sur le Tibet au Sénat, avait déposé une proposition afin que la France reconnaisse le gouvernement tibétain en exil si aucun accord n'intervient d'ici à 2008, c'est-à-dire avant les JO de Pékin. Et aux Etats-Unis, du 30 juillet au 13 août, s'est déroulée une marche pour l'indépendance du Tibet, de Boston à l'ambassade de Chine à New York ; en tête du cortège se trouvait Palden Gyatso, entouré d'une soixantaine de marcheurs, dont quelques Taïwanais… 
Et toujours pendant ce temps, si des milliers de pèlerins se sont retrouvés selon la tradition à Lhassa pour le Shoton, dit ‘festival du yaourt', les autorités chinoises s'inquiètent d'un subit engouement en Chine pour cette contrée lointaine et étrange, sinon étrangère : à tel point que des touristes chinois au Tibet brûlent de l'encens devant les statues du Bouddha, voire commencent à s'intéresser aux us et coutumes de ce peuple qu'on leur avait dit barbare. « Le monde change – dit le Dalaï-lama – la Chine est grande et prend sa place dans la communauté internationale. Mais le monde est encore plus grand que la Chine et peut l'encourager à l'ouverture pour trouver une solution viable au problème tibétain…
C. Levenson 28 Aout 2005

 

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Sommet UE-Chine : l’Union doit continuer à exercer des pressions pour que de réels progrès soient réalisés dans le domaine des droits humains en Chine

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU BUREAU EUROPÉEN D’AMNESTY INTERNATIONAL

 

À quelques jours du sommet entre l’Union européenne et la Chine, qui doit s’ouvrir à Pékin le 5 septembre 2005, Amnesty International rend public un document d’information sur les sujets de préoccupation de l’Union européenne en ce qui concerne les droits humains en Chine, tout en appelant l’UE à continuer de demander instamment que de réels progrès soient réalisés dans ce domaine. 
Lors de la dernière troïka ministérielle entre l’UE et la Chine en mai 2005, au cours de laquelle la possibilité d’une levée de l’embargo sur les armes a été examinée, l’UE a mis l’accent sur quatre nécessités :
( libérer les personnes toujours incarcérées depuis le mouvement en faveur de la démocratie de 1989 ;
( assouplir la censure qui s’exerce sur les médias ;
( réformer le système de rééducation par le travail ;
( ratifier le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP).
Amnesty International, qui présente plusieurs cas illustrant ces nécessités dans le document intitulé Amnesty International Briefing on EU concerns regarding human rights in China, considère que les progrès dans ces différents domaines sont insuffisants à ce jour.

1. Prisonniers de Tiananmen : seize ans après les événements de la place Tiananmen, des dizaines de personnes sont toujours incarcérées et le gouvernement chinois refuse l’ouverture d’une enquête exhaustive, indépendante et impartiale. Yu Dongyue, par exemple, est toujours derrière les barreaux pour avoir, avec deux autres jeunes gens, jeté de la peinture sur le portrait de Mao Zedong sur la place Tiananmen. 
2. Liberté d’expression : au cours des six derniers mois, les autorités se sont dotées de nouveaux moyens légaux, technologiques et politiques pour surveiller et restreindre les transferts d’informations et l’expression sur plusieurs médias ; elles ont imposé en particulier des restrictions dans des domaines où les citoyens étaient jusque-là assez libres, comme les blogs personnels sur Internet.
3. Rééducation par le travail : la mobilisation des autorités chinoises pour abolir ou réformer la rééducation par le travail semble avoir nettement diminué au cours des derniers mois. Une nouvelle proposition de loi sur le redressement des comportements illégaux semble loin de respecter les normes internationales.
4. Ratification du PIDCP : la détention arbitraire de défenseurs des droits humains, le recours fréquent à la peine capitale, aux actes de torture ou à d’autres formes de mauvais traitements ainsi que l’absence de contact immédiat avec un avocat constituent toujours des violations de droits fondamentaux protégés par le PIDCP. En ratifiant le Pacte, le gouvernement chinois s’engagerait plus avant dans la voie conduisant à la fin de ces pratiques. Cependant, en dépit des promesses faites, le gouvernement n’a toujours pas indiqué quelles seraient les étapes concrètes de cette ratification. 
« Nous nous félicitons de ce que l’UE ait conditionné la levée de l’embargo sur les armes à une réforme dans le domaine des droits humains, a déclaré Dick Oosting, directeur du Bureau européen d’Amnesty International. Cependant, des préoccupations demeurent dans tous les domaines ayant fait l’objet d’un examen approfondi. Il reste encore au gouvernement chinois à présenter un programme cohérent de réforme, et des mesures d’amélioration de sa politique en matière de droits humains doivent être mises en œuvre de manière méthodique et manifeste. »
Amnesty International appelle l’Union européenne à continuer d’insister auprès des autorités chinoises sur la nécessité de telles mesures lors des discussions sur la levée de l’embargo sur les armes à destination de la Chine. 
Le document d’information Amnesty International Briefing on EU concerns regarding human rights in China peut être consulté sur le site du Bureau européen d’Amnesty International à l’adresse suivante : www.amnesty-eu.org. ?
Pour obtenir plus d’informations ou organiser une interview, veuillez contacter le Bureau européen d’Amnesty International, à Bruxelles : Tél. : ++32-2-5021499 ; Fax : ++32-2-5025686 ; Courriel : AmnestyIntl (at) aieu.be ; Site : http://www.amnesty-eu.org

 

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Tibet : Questions au gouvernement

 

MARDI 5 AVRIL 2005 - M. Lionnel Luca - Répondant à l'invitation du président de l'assemblée nationale tibétaine, qui se réunissait en session budgétaire, j'ai eu l'honneur de conduire une délégation de douze députés du groupe d'étude sur le Tibet, issus de trois formations politiques différente, à Daramsala, en Inde. Daramsala est en effet le siège du gouvernement tibétain en exil.
Nous avons eu l'occasion de nous entretenir avec les autorités tibétaines - le Premier ministre, le président de l'assemblée - et avec cette autre grande et belle figure de l'humanité qu'est le Dalaï Lama, prix Nobel de la paix en 1989. Nos interlocuteurs nous ont confirmé leur volonté d'un dialogue direct avec les autorités chinoises, sur la base d'une autonomie dont le fonctionnement en Inde, sans problème depuis quarante-six ans, montre qu'elle serait possible en Chine, sans risque de séparatisme. 
Nous avons vu une authentique démocratie politique et une société solidaire, qui continue d'accueillir des réfugiés, notamment des enfants et des adolescents, qui trouvent là-bas un soutien et une formation dignes d'éloges. J'ai promis à l'un de ces enfants de présenter un de ses dessins. (M. Luca montre un dessin d'enfant ) Il illustre bien les conditions de vie du peuple tibétain en Chine.
La France, qui a d'excellentes relations avec la Chine, pourrait contribuer à ce que ce pays renoue le dialogue avec les autorités tibétaines pour favoriser une coopération et une autonomie. Pensez-vous pouvoir intervenir en ce sens, Monsieur le ministre ? (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP)

 

M. Xavier Darcos, ministre délégué à la coopération, au développement et à la francophonie
[NDLR : entre crochets, des phrases qui sont prononcées dans la vidéo mais qui ne sont pas dans le compte-rendu écrit]
La mission parlementaire qui s'est rendue récemment à Dharamsala montre l'intérêt de la France [par sa représentation nationale] pour tout ce qui concerne le Tibet. [Et vous savez que la France est très attentive à la situation de ce pays.]
Nous avons toujours dit que seul un dialogue approfondi et sincère entre les autorités chinoises et le Dalaï Lama peut dégager une solution pacifique, qui préserve à la fois l'identité tibétaine et la souveraineté chinoise sur le Tibet.
Nous avons donc soutenu les prises de contact entre Pékin et les représentants du Dalaï Lama, depuis 2002, et nous encourageons la poursuite de rencontres bilatérales. Nous avons également suivi avec attention les résultats encourageants de la troisième mission des émissaires du Dalaï Lama, qui s'est rendue en Chine en septembre dernier. Nous avons été sensibles à la franchise du dialogue qui a permis d'aborder pour la première fois des problèmes de fond. La question tibétaine est toujours à l'ordre du jour des sessions annuelles du dialogue euro-chinois où la France prend toute sa part, notamment en ce qui concerne le rappel du respect des droits de l'Homme. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP)
Vidéo (voir la fin) sur http://www.assemblee-nationale.fr/vod/videoquestions/questions_050405.htm

 

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Dalaï Lama : un si long exil

 

Chronique Asie du 05/07/2005 - La semaine dernière, cinq représentants tibétains ont rencontré des officiels chinois à l’ambassade de Chine à Berne, en Suisse, poursuivant ainsi le processus de contacts entre les deux parties, initié en septembre 2002. Les résultats positifs de cette quatrième rencontre ont ému le Dalaï-Lama qui attend beaucoup de ce processus. Sa réussite serait un véritable cadeau pour le leader spirituel des Tibétains. Le Dalaï-Lama fête en effet son 70ème anniversaire avec l’espoir de faire accepter par Pékin, avant sa disparition, la «voie médiane», son projet pour résoudre le conflit qui l’ oppose au gouvernement chinois sur l’autonomie du Toit du monde.
C’est en 1949 que la République populaire de Chine a «étendu son pouvoir par la force» sur le Tibet. Depuis, 1.200.000 Tibétains, un sixième de la population, sont morts victimes de persécutions politiques, d’emprisonnements, de torture, de famine. A l’époque de l’invasion, Tenzin Gyatso, Sa Sainteté le quatorzième Dalaï-Lama, poursuivait sa formation de moine. Il venait d’avoir 16 ans. La brutalité de la présence chinoise a donné au jeune moine l’envie de se consacrer à une cause: sauver le Tibet.
En mars 1959, il rejette officiellement l’Accord en 17 points que la République populaire de Chine a imposé aux Tibétains en 1951 et annonce la constitution d’un gouvernement en exil relevant de sa seule autorité. Près de 85.000 compatriotes le suivent sur le chemin de l’exode. En 1960, il s’installe à Dharamsala, en Inde et crée les premières structures de la communauté tibétaine en exil.
Depuis, cet homme au visage souriant parcourt le monde pour défendre sa cause. Le guide spirituel des Tibétains a été reçu par les plus hauts dirigeants de la planète et compte parmi ses fidèles des stars de cinéma. Ayant de longue date renoncé à la revendication d’indépendance pour son pays, il plaide désormais pour que Pékin lui octroie une autonomie limitée.
Toutefois, les prises de position du Dalaï-Lama ne sont pas du goût de tous les Tibétains. Elles divisent une population de cinq millions de personnes dont l’avenir est compromis par la politique de sinisations menée par la Chine au Tibet. Alors que les modérés du gouvernement en exil cherchent un rapprochement avec Pékin, une fraction plus radicale, dont bon nombre de membres du Congrès de la jeunesse tibétaine, est opposée à toute autre solution que l’indépendance. Quoi qu’il en soit, Sa Sainteté reste toujours l’homme qui a su incarner l’espoir de tout un peuple.
Any Bourrier - RFI / Article publié le 05/07/2005

 

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La "Miss" de Nulle Part

 

Courrier international - 22 juil. 2005  - "La jeune Tashi Yangshen a été élue Miss Tibet à Dharamsala, terre d'accueil des exilés tibétains en Inde. Elle a été ovationnée par des milliers de compatriotes." Mais son titre n'est reconnu nulle part ailleurs, regrette le quotidien espagnol El Mundo. Tashi Yangshen n'est pas "tibétaine". Elle n'est pas non plus chinoise, ni même indienne. Ses papiers d'identité la définissent comme "apatride", comme tous les Tibétains qui, à défaut de pouvoir vivre dans leur pays d'origine, ont choisi de vivre en Inde auprès de leur leader, le dalaï-lama. "La Chine occupe les terres du Tibet depuis plus d'un demi-siècle", rappelle El Mundo, et ne reconnaît pas le Tibet en tant qu'Etat.

Selon le quotidien espagnol, Tashi Yangshen espérait pouvoir "représenter son peuple" à l'étranger. Elle n'avait pas pris la mesure de l'obstacle majeur qu'est le régime communiste chinois. En effet, Pékin aurait voulu imposer à Tashi Yangshen de porter le titre "MissTibet-Chine" dans les compétitions internationales, rapporte El Mundo. Tashi Yangshen a refusé de représenter un autre pays que le Tibet. "Je ne suis pas là pour faire de la politique, mais pour participer à un concours de beauté au nom de mon peuple", a-t-elle annoncé.
Depuis, "Pékin a opposé son veto à la participation de la jeune fille dans toutes les compétitions internationales", explique le quotidien espagnol. Suite à des pressions diplomatiques de la Chine, elle n'a pas été autorisée à participer au concours de beauté du Zimbabwe en 2004. "C'est vraiment dommage que la Chine ait politisé ces événements", déplore le porte-parole de Miss Tibet, Ngawang Samdup.
A Dharamsala, le nouveau rejet de Tashi Yangshen du concours de Miss Tourisme 2005, en Malaisie, est amèrement ressenti. "Pour un peuple sans terre comme les Tibétains, la présence de la 'Miss' dans des événements internationaux aurait pu devenir un symbole", note El Mundo.

 

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Le président taïwanais prédit "l'effondrement de la Chine"

 

Yahoo infos 26.07.05 - A l'instar de l'Union soviétique, la Chine risque de s'effondrer en raison de son "manque de démocratie et de transparence", a prédit mardi le chef d'Etat taïwanais, Chen Sui-bian. "Je pense que le manque de démocratie et de transparence en Chine, associé à une instabilité sociale, pourraient provoquer un effondrement du pays", a estimé le président, qui s'exprimait depuis Taïpei, lors d'une vidéo-conférence retransmise au club des correspondants de presse étrangère de Tokyo. "Mais Taïwan ne veut pas qu'une telle situation se produise. Nous ne voulons pas subir les ondes de choc d'un possible effondrement de la Chine", a déclaré le président taïwanais. M. Sui-bian craint également que Pékin ne tente d'envahir Taïwan pour détourner l'attention du monde sur ses difficultés internes. La Chine considère Taïwan comme une province rebelle et a voté en mars une loi prévoyant le recours à la force si les dirigeants de l'île déclaraient formellement l'indépendance ou si toute perspective de réunification pacifique venait à disparaître. Pékin se méfie également des velléités indépendantistes du président Chen et de son Parti démocrate progressiste (DPP) et s'oppose à la volonté du président d'organiser un référendum pour faire adopter des amendements constitutionnels. Le leader taïwanais a également exprimé son inquiétude sur la course aux armements chinoise: "ce qu'il y a de plus inquiétant pour la communauté internationale est que la Chine n'a cessé de moderniser et d'accroître son arsenal de missiles téléguidés stratégiques". "Le développement des ambitions et capacités militaires chinoises constituent une menace directe à notre démocratie, et ce qui est plus grave, un danger potentiel pour la sécurité et la paix de la région d'Asie-Pacifique, et même le monde dans son ensemble", a-t-il ajouté. Les dépenses militaires de la Chine ont augmenté de plus de 10% par an au cours des dix années passées pour atteindre 24,5 milliards de dollars en 2004.

 

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Derrière l'attaque contre les réseaux britanniques: la Chine ?

 

Evitons les conclusions hâtives. L'Empire du Milieu n'aurait peut-être servi que de relais

 

Par Olivier Chicheportiche - Entre mai et juin, des réseaux britanniques publics et privés stratégiques ont été massivement attaqués par des virus, des vers, des chevaux de Troie et des malwares. 300 sites clés sont été touchés (cf. notre article). Aujourd'hui, on en sait un peu plus sur cette attaque.
Dès le départ, l'Asie était suspecté. On sait désormais que les attaques venaient de serveurs situés en Chine. Selon le spécialiste MessageLabs, la source de l'attaque est bel et bien identifiée. Pour autant, la société souligne que ces serveurs ont pu être utilisés par des 'hackers' extérieurs au pays via une prise de contrôle à distance. Bref, la Chine n'est peut-être qu'un relais dans cette affaire.
Un sentiment partagé par Bob Ayers, ancien directeur du 'Computer Emergency Response Team' pour le département de la Défense américaine, cité par nos confrères britanniques de Silicon.com. "je ne pense pas que cette attaque provienne de Chine. Il est très facile de 'spoofer' une adresse internet afin de faire croire qu'un mail a été envoyé depuis ce pays."
On ne saura probablement jamais qui est derrière cette offensive qui a démontré la faiblesse des protections des réseaux britanniques.
Une offensive sans précédent: "Nous n'avons jamais vu de pareilles séries d'attaques à une telle échelle industrielle", s'alarme Roger Cummings, directeur du NISCC, le Centre britannique de coordination de la sécurité de l'infrastructure nationale cité par le Financial Times.
"Le but des auteurs est de récupérer des informations ayant une valeur commerciale ou économique", explique le NISCC. Les attaques auraient ont pris la forme de virus dits chevaux de Troie, diffusés sous la forme de fichiers joints, de liens joints à des courriels ou automatiquement téléchargés sur Internet lors de l'ouverture de messages électroniques.
En mars dernier, l'ex-patron des services de renseignement s'inquiétait déjà de la possibilité d'une cyber-attaque à grande échelle contre les infrastructures du pays.
30 juin 2005 silicon.fr

 

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Un activiste chinois disparaît après avoir rapporté une contamination nucléaire au Tibet

 

Le 19 Août 2005, l’ONG Human Rights in China (HRIC) a appris que Sun Xiaodi, ancien employé d'une mine d’uranium de la province du Gansu, a disparu après son arrestation par la police chinoise alors qu’il allait déposer une pétition à Pékin dénonçant les graves empoisonnements nucléaires affectant les populations locales. Son arrestation fait suite à son interview par un journaliste de l’AFP le 28 Avril. Très inquiète, la famille de Sun Xiaodi lance un appel pour qu’il soit libéré.
Cette mine d'uranium est située à Diebu (nom tibétain : Thebo, Tewo) dans la préfecture autonome tibétaine de Gannan. Elle a été ouverte par le département d’état de l’industrie nucléaire comme source la plus importante d'uranium, mais fut "fermé pour raison de politique" en 2002 pour motif d’épuisement. Les employés de la mine ont accusé les fonctionnaires du département d’état de pillage et de dégât environnementaux. Selon HRIC, le matériel radioactif de la mine a été incorrectement manipulé, induisant une incidence élevée de tumeurs cancéreuses, de leucémies et de malformations congénitales chez les populations avoisinantes. Avant que la mine ne soit ouverte en 1980, le secteur était peuplé d’une grande variété de poissons, d'oiseau, de plantes et d'espèces animales, mais est depuis devenu une terre stérile.
Le bétail souffre également d’un taux de mortalité exceptionnellement élevés. Les médecins locaux rapportent que près de la moitié des décès dans le secteur sont dus à des cancers, dissimulés en raison "de secrets d'état". Aucune mesure préventive n'est prise de protéger la vie humaine et animale.
Déjà en 1993, Gonpo Thondup, un tibétain exilé en Inde nous informait que les eaux radioactives issues de cette mine étaient collectées dans des conteneurs de 40 mètres de haut avant d'être déversées dans la rivière voisine utilisée par la population et le bétail pour boire. Il rapportait que 50 Tibétains de Thewo sont morts en 2 ans de maladies mystérieuses, que 12 femmes tibétaines avaient accouché d’enfant mort né, que de nombreux enfants souffraient de malformations et que les animaux domestiques mourraient de causes inconnues.
Il existe plusieurs sites fortement contaminés par la radioactivité au Tibet. Pourtant, les effets des polluants radioactifs déversés dans l’eau du plateau tibétain se feront sentir bien au-delà car 10 des plus grands fleuves d'Asie y prennent source. De plus, les vents de haute altitude qui soufflent au Tibet peuvent transporter la radioactivité à de grandes distances.
Solidaire avec HRIC, France-Tibet demande aux autorités chinoises de libérer immédiatement Sun Xiaodi et de remédier de toute urgence à la contamination environnementale dangereuse et aux risques sanitaires graves aux humains et aux animaux près de la mine d'uranium de la province de Gansu. La France et les autres pays qui coopèrent avec la République populaire de Chine dans le domaine nucléaire doivent interpeller les autorités chinoises sur ces questions.
Bouddhisme Actualités, La chronique de France-Tibet


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